Ouvert par les personnels, enseignant/e/s, chercheur/e/s, de l’université Paris 12, en grève à l’appel de la coordination nationale des universités, ce blog propose à tous les personnels et étudiants de Paris12 (UFR, IUT, IUFM, labos, etc.) un espace de mobilisation, d'information, de débat sur le mouvement déclenché en février 2009 contre:
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.

L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.

Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour

- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents

Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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vendredi 20 novembre 2009

Un appel du Comité de mobilisation de Paris 12 pour le 24 novembre


Combattre le plan licence pour retrouver nos L1 !

Depuis la rentrée 2009 à Paris 12, de nouveaux programmes sont établis pour les L1 de l'UFR LLSH qui n'ont plus, en général, que 6h30 de cours dans la discipline choisie. Il y a un appauvrissement des compétences dans chaque domaine et cette situation risque de se généraliser aux autres années de la licence. À Paris 12, c'est le conseil de gestion de l'UFR qui a choisi la mise en place de ces programmes. Mais c'est avant tout la conséquence directe d'une réforme nationale : le Plan Licence.
Pour retrouver une maquette de L1 réellement formatrice et valorisante, combattons le plan licence !

Faire reculer la masterisation !

La masterisation désigne la nouvelle formation des futurs profs. La masterisation pose un nombre de problèmes conséquents : une masse de travail pour les étudiants souhaitant devenir prof qui accumulent partiels, mémoires de recherche et concours; des stages en IUFM jusqu’alors bien rémunérés et utiles sur le plan pédagogique se retrouvent désormais diminués ET sous-payés. Le contenu du Master pose aussi problème (place de la pédagogie ? Lien entre le mémoire de recherche et le métier visé ?). Sans parler de la sélection qui se fait entre le passage de la première année de Master à la seconde.

Par ailleurs, la masterisation permet à l'Etat d'embaucher les personnes ayant réussi leur Master 2 mais n'ayant pas eu le concours sous contrat précaire. A terme c'est le concours et le statut de la fonction d'enseignement qui est visé. Mais cela aussi concerne d'autres types de concours, car les concours de l'enseignement sont des points de référence à de nombreux autres qui risquent de voir arriver le même type de réforme...

Pour le respect des droits des travailleurs de l'université (biatoss, enseignants-chercheurs) !

Le statut des enseignants chercheurs est attaqué par la « modulation des services ». Dorénavant, c'est le président d'université qui décide de la part de temps que doit passer l'enseignant-chercheur à travailler sur ses recherches ou à enseigner. Cette modulation des services risquent de se faire au dépend de recherches tout aussi importantes mais n'ayant pas un intérêt financier immédiat. Les enseignants-chercheurs feront plus de recherche ou plus d'enseignement selon leur sujet de recherche.
Les BIATOSS quant à eux souffrent de la mise en concurrence et de l'individualisation de leur travail (prime au mérite, etc.) Au fur à mesure ceux-ci sont pris dans le mécanisme de management des entreprises, au dépend des services rendus aux étudiants...

Du processus de Bologne à la LRU.

Toutes ces réformes ont une seule et même origine: la LRU, ou Loi Relative aux Universités, votée dans le dos des étudiants en été 2007. Celle-ci met en place l'autonomie financière de l'université qui doit alors faire appelle aux capitaux privés des entreprises. Ces entreprises disposent ainsi d’un droit de décision sur la vie universitaire. Par ailleurs, elle met en place un système d’emprunt pour les étudiants mais rien qui aille dans le sens d’un accès plus large aux bourses. Cela permet aux universités d'augmenter leur droit d'inscription de façon conséquente !
Cette loi résulte du Processus de Bologne, mis en place au niveau européen pour concurrencer les universités américaines. A l'heure actuelle, dans plusieurs pays européen (Hongrie, Autriche, Allemagne, Italie), les étudiants sont en lutte contre les réformes nationales qui découlent directement de l'application du Processus de Bologne.

ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE le 24 /11 à 12h en AMPHI ROUGE
DEPART DE LA MANIFESTATION à 13h-13h30 sur la dalle du CMC, RDV PORT-ROYAL à 14h

mercredi 18 novembre 2009

Pour préparer la journée d'action et de grève du 2009

A l'appel des syndicats de l'ensemble de l'éducation nationale, une journée de mobilisation et de grève aura lieu le 24 novembre, avec AG à Paris 12 et manifestation à Paris l'après-midi.


MANIFESTATION ILE DE FRANCE MARDI 24 NOVEMBRE FSU CGT Solidaires
De Port Royal à Métro St Fr Xavier 14h30
Par le Bd Montparnasse et le Bd des Invalides



Après les mobilisations massives de l'an dernier, les sujets de lutte restent nombreux, parmi les personnels, les élèves et les étudiants.

A travers le projet de "réforme" de la formation et du recrutement des enseignants lié à la mastérisation, présenté le 13 novembre, le gouvernement aggrave sa politique de rentabilisation et de démantèlement accéléré de la fonction publique enseignante (voir le résumé ci-dessous).

Dès maintenant, il s'agit de se mobiliser contre

- La désorganisation des cursus universitaires de formation à la recherche, en M2.
- L'abandon d'une véritable formation professionnelle, didactique et pédagogique (par les stages payés longs notamment)
- La remise en cause de l'existence même des IUFM
- Le renforcement des barrières de sélection (allongement des études non prises en charge, découragement des redoublements, etc.)
- A terme, la mise sur le marché du travail d' un nombre croissant d'enseignants formés et diplômés sans postes.

Il existe de nombreux autres motifs de manifester :
- la poursuite de la mise en place de la LOI LRU (fonctionnement des instances universitaires et présidentialisation ; mise en place des PRIMES D'EXCELLENCE ;
- les EVALUATIONS DE L'AERES et la volonté de SUPPRESSION DE CERTAINS LABORATOIRES,
- la mise en place d'une LOI SUR LA MOBILITE des fonctionnaires qui s'applique aussi aux personnels de l'Enseignement supérieur,
- la FAUSSE AUTONOMIE concédée aux Universités (le passage aux compétences élargies selon un calendrier imposé par le Ministère et des modalités décidées en fonction d'audits extérieurs ; la mise en place des PRES…),
- le projet de BUDGET POUR 2010, LES SUPPRESSIONS DE POSTES etc.
- le développement en Europe d'un mouvement de protestation CONTRE LE PROCESSUS DE BOLOGNE, auquel nous ne pouvons être indifférents.


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Pour s'informer et ne pas mourir idiot, voici le sommaire du projet de mastérisation concocté par les groupes de travail ministériels

- Forme et contenu des concours.
- Calendrier des épreuves. Contenu des masters.
- Organisation des stages.
- Formation des professeurs stagiaires.

Les concours sont présentés par tout étudiant inscrit en 2e année de Master ou déjà titulaire d’un Master. Ils ne se confondent pas et ne valident pas les mêmes acquis.

Forme et contenu des concours.

2 épreuves d’admissibilité disciplinaires et 2 épreuves d’admission professionnelles. La 2e épreuve de l’admission évaluera les compétences « agir en fonctionnaire de l’Etat »…

Les épreuves d’admissibilité sélectionnent selon le niveau scientifique dans la ou les discipline(s) (PE, PLP) car appuyées sur des masters généralistes (pas d’évaluation didactique ou pédagogique). Pour les PE : une épreuve de français/culture humaniste et une de mathématiques/sciences. Les programmes scolaires constituent l’univers de référence des savoirs évalués. Les programmes des concours traduiront cet objectif.

2 épreuves d’admission vérifieront l’aptitude à enseigner et la capacité à conceptualiser son enseignement ou sa mission éducative (connaissances des publics, des degrés d’enseignement, des 2 curriculums de formation…). La 1ère sera une leçon, la 2e l’analyse d’un dossier dans un champ disciplinaire et comportant des documents (écrits, sonores, iconographiques…). Sera aussi abordée la compétence « agir en fonctionnaire d’Etat… ».

Calendrier des épreuves Les épreuves d’admissibilité et d’admission auront toutes lieu en M2 : les étudiants qui le souhaitent pourront présenter les concours du 1er et 2d degrés la même année. Calendrier des épreuves : CRPE : admissibilité septembre. Résultats novembre. Admission : mai-juin. CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE : écrits dès décembre. Résultats mi-janvier. Admission mai-juin. Agrégation : écrits en avril. Oraux en juin-juillet.

La période séparant les résultats permettra de compléter la formation aux méthodologies de la recherche et favoriser l’ouverture internationale. Pour les non-admissibles, focalisation sur le projet professionnel, par des compléments de formation et un stage en situation métier.

Contenu des masters

Les concours n’étant pas les seuls débouchés professionnels des masters, ceux-ci ne doivent pas être construits en fonction des épreuves de concours. La réussite aux épreuves d’admissibilité ne constitue pas une condition de validation du master. Les masters doivent prévoir des possibilités de poursuite d’études à finalités professionnalisantes autres que l’enseignement, pour les non-admissibles. Les masters ont vocation à permettre l’insertion professionnelle, y compris la recherche. Aux côtés des masters disciplinaires adaptés aux concours du 2d degré devra émerger une offre de masters s’appuyant sur plusieurs disciplines poursuivant une finalité professionnelle large, dont celle de répondre aux besoins de recrutement de PE polyvalents et de PLP bivalents. Les étudiants se destinant à l’enseignement pourront construire un parcours complémentaire, à partir des champs de formation des masters actuels. Les modules complémentaires ne doivent pas les enfermer dans une voie trop spécialisée. Cadrage des masters : M1 : dominante disciplinaire avec parcours complémentaires de découverte professionnelle :
Enseignement de M1 généraliste
Modules complémentaires
Stages préparatoires d’observation et de pratique M2 : Poursuite des enseignements disciplinaires avec parcours complémentaires de professionnalisation :
formation disciplinaire et préparatoire au mémoire de master
modules complémentaires de préparation aux épreuves orales à caractère disciplinaire et professionnelle
stages en responsabilité

Organisation des stages

Les stages, effectués en milieu scolaire, ne peuvent être une condition pour se présenter à une épreuve et ne peuvent lui servir de support. Le recteur est responsable, en liaison avec les établissements, de la répartition de l’offre de stages et de son adéquation avec les cursus des masters.
Stages préparatoires d’observation et de pratique accompagnée : offerts aux étudiants de M1 ou en début de M2 par groupes de 2 à 3 personnes par classe, proposés à différents moments de l’année et compatibles avec les cursus de M1.
stages en responsabilité (stages filés ou groupés, selon les impératifs liés aux lieux de stage et aux cursus de M2 ; offerts en priorité aux admissibles et rémunérés).

Formation des professeurs stagiaires

Les lauréats des concours sont professeurs stagiaires et on la responsabilité d’une ou plusieurs classes. Un tiers de l’année scolaire est consacré à la formation professionnelle. Un cadrage national de leur formation sera élaboré. Des compléments de formation leur seront offerts : pour les PE, formation en langues, sport, arts et musique… ; pour tous les niveaux d’enseignement : maîtrise de la classe, retour sur les pratiques professionnelles, découverte des autres niveaux d’enseignement… Dans une logique de portefeuille de compétences, d’autres formations complèteront la formation de manière plus personnelle (échanges entre pairs, conférences, complément didactique, approfondissement d’un thème…).

jeudi 12 novembre 2009

Les obstinés s'adressent à la ministre

C'EST REPARTI POUR UN TOUR !

La ronde infinie des obstinés tournera
tous les lundi de 18 à 20h

Venez nous retrouver nombreux,
Lundi 16 novembre à 18h, place de l'Hôtel de ville.


Madame la Ministre

Depuis deux ans, nous, enseignants, chercheurs, personnels
administratifs des Universités et organismes de recherche, étudiants, ne
cessons d’affirmer notre complet désaccord avec la loi LRU, la réforme
de la formation des enseignants et d’une façon plus générale encore avec
l’esprit qui anime la plupart des initiatives et des mesures qui émanent
de votre ministère. Au-delà même de la précipitation et de l’incohérence
qui le plus souvent fait office de raison dans nombre de textes
réglementaires, d’une gestion souvent chaotique et autoritaire des
dossiers, c’est surtout contre cette idée qui est vôtre de l’avenir de
l’enseignement supérieur et de la recherche que nous continuons de nous
élever.

En dépit de la plus longue grève qu’ait connue le monde de
l’université, grève massive qui a amplement fait la démonstration d’un
refus qui dépassait les clivages habituels vous vous êtes refusée à
engager de véritables négociations sur le statut des universités et vous
avez continué à vouloir nous imposer cette pseudo autonomie qui renforce
le contrôle de l’autorité centrale sur nos politiques scientifiques tout
en vous défaussant sur nous de la gestion des précarités à venir.

Confrontée à ce mouvement général de protestation, vous vous êtes
surtout dévouée à préserver vos ambitions politiques et vous vous en
êtes tenue à une politique de communication indigne des problèmes
rencontrés par l’université et la recherche :

- Vous vous êtes constamment employée à masquer la réduction
effective des moyens alloués pour l’enseignement et la recherche,
faisant jouer emplois d’enseignants contre emplois de personnels
administratifs et techniciens, médiatisant la moindre prime allouée au
nom d’un élitisme que vous nommez excellence et qui masque la précarité
et la dépendance de la recherche accrue par les contrats doctoraux de ce
que vous nommez « excellence » ;

- À notre volonté de maintenir une égalité de traitement entre
les universités, vous avez répondu en tentant par tous les moyens de les
opposer les unes aux autres et vous avez d’ores et déjà commencé à
introduire des critères d’évaluation qui, demain, au nom d’une gestion
comptable des ressources, condamneront les petites universités et
rompront la nécessaire équité territoriale qui appartient au socle de la
république.

- En dépit du refus général de remonter les maquettes permettant
la mastérisation de la formation des enseignants, le gouvernement auquel
vous appartenez s’apprête cette année à reconduire chacune des
dispositions qui nous ont mis dans la rue l’an passé en y ajoutant des
conditions de stage aberrantes, dangereuses - pour les élèves comme pour
les enseignants en formation - et impropres à contribuer à la formation
des futurs enseignants.

Madame la Ministre, nos métiers s’accommodent mal de la résignation!

La recherche, la création, la transmission des savoirs, impliquent
une liberté qui est contraire à des réformes qui font de nous, dès
aujourd’hui, de simples gestionnaires de la sélection sociale. Consentir
à cela, sans rien dire, reviendrait pour chacun d’entre nous à renoncer
à l’idée que nous nous faisons de ce que doit être une université, forte
d’une tradition multiséculaire de recherche et engagée dans la création
d’un avenir qui ne saurait être dicté par les besoins à courte vue de
l’économie.

Madame la ministre, la temporalité de l’université ne relève pas
des concepts en usage dans les écoles de commerce. Une inscription
territoriale unique, tout comme une référence culturelle unique, ne
sauraient en fonder la politique scientifique. Elle est de plain pied
dans la société, et c’est parce qu’elle en partage les contradictions et
les mouvements qu’elle peut instruire les questionnements de demain.

Madame la Ministre, l’université ne se pensera, ne se gérera et ne
s’évaluera pas en termes de productivité et de rentabilité parce qu’elle
repose avant tout sur le risque de la recherche. C’est ce risque, qui
est au fondement du geste formateur conjoint des enseignants-chercheurs
et des étudiants, qui doit être préservé par le service public.
L’université est à réformer, en effet, nous le savons mieux que vous,
nous qui, enseignants, chercheurs, BIATOSS et étudiants, SOMMES
l’université, dans ses contradictions, et sommes dévoués à en préserver
et restaurer les devenirs les plus démocratiques.

Madame la Ministre, la grève générale des universités du dernier
semestre n’a été suspendue qu’aux seules fins de ne pas compromettre
l’avenir des étudiants et de préserver nos formations et laboratoires.
Non seulement cette suspension ne signifie en aucune façon une
approbation de votre politique, mais la série de chantages médiocres
auxquels vous vous êtes livrée en mai et juin dernier sur la validation
des diplômes a entériné la scission qui règne désormais entre les
universités et le ministère de l’enseignement supérieur.

Madame la Ministre, dans tous nos établissements, nous nous
employons à rendre caduque chacune des dispositions par lesquelles vous
entendez mener votre projet. Après nous être accordés à maintenir les
comités de spécialistes pour assurer le recrutement des jeunes
collègues, nous mettons tout en œuvre pour empêcher que s’applique la
modulation des services telle que vous en avez préconisé l’instauration,
nous nous employons à limiter partout les pouvoirs exorbitants que vous
avez accordés aux présidents-managers, nous refusons d’appliquer les
mesures de flexibilisation de l’emploi prises à l’encontre des BIATOSS,
nous refusons de souscrire à l’élaboration des critères supposés
partager parmi nous le bon grain et l’ivraie, nous demeurerons
solidaires avec les étudiants contre toutes velléités d’établir des
sélections d’entrée ou d’augmenter les droits d’inscription.

Madame la Ministre, au-delà de ces points de résistance et des
journées de manifestation qui vont marquer la défense du service public
de l’enseignement, de la maternelle jusqu’à l’université, il nous a
semblé indispensable de témoigner devant l’opinion publique de notre
résistance envers votre politique de démantèlement de l’université, de
rétablir la vérité sur vos mensonges, de rappeler à chacun que
l’université est un bien commun qu’il n’appartient pas à un politique de
corrompre. C’est là la raison pour laquelle, nous qui avons tourné
pendant mille heures au printemps dernier sur l’ancienne place de Grève,
allons à nouveau faire revivre cette Ronde Infinie des Obstinés. Vous
pourrez ainsi nous y voir tous les lundis à partir de 18h, et ceci
jusqu’au jour où de vraies négociations seront engagées sur le statut
des universités.

Notre obstination est totale en raison même des enjeux que nous
défendons et qui dépassent de loin toute lecture catégorielle de ce conflit.

Notre obstination est totale car, au-delà des difficultés
rencontrées pour combattre votre politique, nous savons que la
communauté universitaire y est massivement hostile.

Notre obstination est totale car nous ne sommes en aucune façon
disposés à renoncer à la liberté sans laquelle il ne saurait y avoir ni
recherches ni créations.

Notre obstination est totale car, à vouloir transformer nos
universités en entreprises, vous avez dépassé la limite de ce qui est
tolérable.

La ronde des obstinés est de retour. Tous les lundis 18h, place de l'Hôtel de Ville

Calendrier pour le mois de novembre 2009

Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, à partir du 16 novembre.


Mercredi 04 novembre 2009:

* Première séance du séminaire alternatif EHESS "Les Politiques des
sciences": "Enjeux et futur du mouvement universitaire". Avec Robert
Descimon (modérateur), Luc Boltanski (EHESS), Pauline Delage (doctorante
EHESS, Sud), Marcel Gauchet (EHESS) et Isabelle This Saint-Jean (Paris
13, SLR). 17 à 19 heures, à l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.

Mardi 10 novembre 2009:

* Paris: L'Assemblée des directeurs d'IUT appelle à manifester
devant l'assemblée nationale le 10 novembre, avant un rendez-vous avec
la ministre Valérie Pécresse

Jeudi 12 novembre 2009:

* Bobigny: Réunion du collectif "De la maternelle à l'université"
le jeudi 12 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Bobigny.

Lundi 16 novembre 2009:

* Paris: Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à
20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Mardi 17 novembre 2009:

* Journée de mobilisation dans l'enseignement supérieur et la
recherche à l'appel de la CNU.

Mercredi 18 novembre 2009:

* Paris: Deuxième séance du séminaire alternatif EHESS "Les
Politiques des sciences" : "Régimes d'évaluation 1 L'évaluation comme
principe politique". Avec Michel Agier (modérateur), Richard Rechtman
(CHS La Verrière, IRIS) sur l'hôpital psychiatrique, Emmanuel Didier
(CNRS-CESDIP) sur la police, Albert Ogien (CNRS-CEMS) sur la Lolf,
Sylvain Piron (EHESS) sur la recherche. 17 à 19 heures, à
l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.

Lundi 23 novembre 2009:

* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville.

Mardi 24 novembre 2009:

* Journée de grève dans l'Éducation:
o "Avis d'alerte rouge": La FSU et SUD Éducation appellent à
la grève le 24 novembre 2009
o La FSU, première fédération syndicale d'enseignants,
appelle à une journée de manifestations contre les suppressions de
postes et pour la revalorisation des personnels:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20091021.OBS5368/appel_a_la_greve_dans_leducation_le_24_novembre.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17

Samedi 28 novembre 2009:

* Réunion de la CNFDE (6e Coordination Nationale de la Formation Des
Enseignants). http://coordination-fde.org/

Lundi 30 novembre 2009:

* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de
l'Hôtel de Ville.


La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la
Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en
Danger et aux différents collectifs défendant le service public
d'enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la
mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.

lundi 9 novembre 2009

Une belle image dans les rues de Créteil




Merci à AK.

samedi 7 novembre 2009

L'université et la recherche en colère.Un mouvement social inédit

Un ouvrage récent sous la direction de Claire-Akiko Brisset

Les auteurs : Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge.

« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?

ISBN : 978-2-91496861-4
368 pages
Ft : 14 x 22 cm
Prix 22€



Table des matières


La « guerre de l’intelligence » m’a tuer, Claire-Akiko Brisset

L’autonomie des universités veut dire la mise au pas des universitaires, Marcel Gauchet

Réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche  : une contre-révolution, Michel Saint-Jean et Isabelle This Saint-Jean

Pour une vraie réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, Alain Trautmann, Georges Debrégeas et Didier Chatenay

« Oui chef, bien chef », Christian de Montlibert

L’institution universitaire face à l’économie de la connaissance, Geneviève Azam

Pour comprendre les « réformes » de l’Université et y résister, changeons d’échelle  ! La stratégie de Lisbonne et les mobilisations européennes contre le « marché de la connaissance », Isabelle Bruno

Un commentaire de texte du discours de Nicolas Sarkozy  : « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation » (22 janvier 2009), Antoine Destemberg

L’université aux prises avec l’idéologie de la performance, Sylvain Piron

Les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail  ! Pierre Jourde

Modulation de service  : un décret au service d’une décrépitude annoncée, Olivier Ertzscheid

Réforme du statut des enseignants-chercheurs  : une période de glaciation intellectuelle commence, Christophe Mileschi

La « réforme » du CNU, Daniel Mortier

Une leçon pour Valérie Pécresse  : les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur, Charles Soulié

L’Université payante, dernier pan de la modernisation universitaire libérale, Frédéric Neyrat

Des pauvres plus pauvres, des riches plus riches  : les enjeux « égalitaires » de la réforme des CROUS, Philippe Selosse

Leurs intentions sont pures, Julia Bodin

Recherche  : l’apogée d’une vision utilitariste, Henri Audier

Quand enterrerons-nous les fossoyeurs  ?, Hélène Cherrucresco

« Et d’ailleurs, au fond, que veulent-ils  ? Encore deux ans de palabres… » ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu’il aurait été utile qu’elle contemplât, Déborah Blocker

Apprenons du malheur du pays des All Blacks, Ian Vickridge

Et si c’était maintenant que ça commençait  ? Sauvons l’Université  !

jeudi 5 novembre 2009

L'UPEC bientôt dans le classement de Schanghaï?

Après le récent communiqué du service de communication de l’université (voir ci-dessous) qui nous fait tous rêver de voir prochainement Paris12, pardon l'UPEC, se valoriser son positionnement dans le classement de Shanghai grâce à son sigle, une grave question se pose au blog Paris12-en-lutte: Devons-nous devenir UPEC-en-lutte? Ne serait-il pas plus prudent de créer notre propre sigle comme par exemple UMP-EL (Université Médiatisée Paris Est en lutte)? Faut-il ouvrir un concours de sigle? consulter un bureau d'étude? prévoir une période de transition ? Ou alors carrément et courageusement lancer l’UGEC-en-lutte (Union générale des enseignants de Créteil en lutte).

La question est sérieusement... posée.

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s collègues,

L'évolution du nom de notre université a été votée par le Conseil d'Administration le 23 octobre dernier.
Cette évolution ouvre un chantier de communication dont l'objectif est de valoriser le positionnement de l'université et d'améliorer nos modes de communication.

Pour vous aider pendant cette période de transition, vous trouverez ci-joint les visuels à utiliser sur vos supports administratifs et de communication, ainsi que quelques recommandations.

Le service communication

Mobilisation de masse dans les universités autrichiennes

Le 30 octobre 2009

La majorité des universités autrichiennes toujours occupées!

Chronologie de la mobilisation

Ces dernières années, la situation des universités autrichiennes n¹a cessé de se dégrader: introduction de droits de scolarité, recul de l¹accès garanti à tous ceux désireux d¹étudier, manque de places dans les cursus.

Les deux causes principales de ces problèmes sont le manque de financement public, et l¹introduction hâtive du LMD ­ qui fut notamment utilisée pour restreindre l¹accès à des filières entières. Les raisons de se mobiliser ne manquaient donc pas, depuis des années. Jeudi 22 octobre, une goutte d¹eau a fini par faire déborder le vase.

Ce jour, à midi, se sont rassemblés des centaines d¹étudiants des Beaux-Arts et de l¹université de Vienne, avec pour objectif d¹attirer l¹attention sur les problèmes universitaires. Rapidement, ces manifestants se sont décidés à occuper l¹Audimax de l¹université de Vienne (le plus grand amphi d¹Autriche). La nouvelle de l¹occupation s¹est alors répandue comme une traînée de poudre, et de nombreux étudiants vinrent prêter main forte.

Ce qui a ainsi commencé comme une protestation spontanée est devenu en moins de huit jours une mobilisation de la quasi-totalité des universités autrichiennes; partout se multiplièrent occupations de bâtiments et manifestations. Ainsi l¹université de Vienne est-elle occupée en permanence par plusieurs milliers de personnes ­ des groupes auto-organisés se chargeant de résoudre les différents problèmes logistiques, de l¹approvisionnement à l¹organisation des premiers secours en passant par le soutien juridique; par ailleurs, une centaine de groupes de travail thématiques discutent des alternatives possibles, aussi bien en ce qui concerne la politique universitaire qu¹à propos des problèmes sociaux englobants. Et sept jours après le début de l¹occupation, une manifestation a rassemblé dans Vienne 40.000 personnes ­ soit l¹une des plus grandes manifestations universitaires que l¹Autriche ait jamais connue (NdT: l¹université de Vienne compte environ 70.000 étudiants). Et le lendemain, à Graz, la deuxième plus grande ville autrichienne, des milliers d¹étudiants se retrouvaient eux aussi dans la rue.

Les revendications des étudiants sont larges: ainsi la démocratisation et le financement suffisant des universités sont-ils à l¹ordre du jour, aussi bien que le droit de chacun à l¹accès à l¹enseignement supérieur, ou un quota de 50% de femmes à tous les niveaux de l¹université. De nombreuses organisations, autrichiennes et étrangères, se sont solidarisées avec le mouvement étudiant; par ailleurs, de nombreux enseignants soutiennent les revendications des étudiants. La dynamique de la mobilisation, et le grand nombre de ces soutiens, font que les étudiants sont bien décidés à poursuivre l¹occupation des universités, et à mener toute action de protestation nécessaire pour parvenir à leurs fins.

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