Communiqué et motions de la 13ème Coordination Nationale des Universités
27 octobre 2009, Université Paris Ouest Nanterre
Communiqué de presse
La Coordination Nationale des Universités, réunie ce mardi 27 octobre 2009 à l’université Paris Ouest Nanterre, et représentant vingt établissements, réaffirme son opposition fondamentale aux réformes portées par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et par le Ministère de l’Education Nationale.
Elle dénonce dans ces réformes une mise à sac de la recherche et de l’enseignement, de la Maternelle à l’Université, l’instauration d’une logique managériale et l’imposition de l’idéologie du profit financier. Elle dénonce la dégradation programmée des conditions de travail et de vie des étudiants et des personnels.
Elle appelle la communauté universitaire et éducative, les étudiants et les parents d’élèves à entrer en résistance et à tout mettre en œuvre pour défendre le service public d’enseignement et de recherche.
Motion n°1
La Coordination Nationale des Universités appelle les UFR à s’approprier la motion suivante, comme cela a déjà été fait dans plusieurs établissements :
Nous refusons la mise en place de masters professionnels d’enseignement et nous ne remonterons aucune maquette les concernant, que ce soit au niveau mention, spécialité ou parcours.
Ce nouveau type de master aurait pour conséquence inéluctable la création d’un immense vivier de « reçus-collés » sans aucune perspective professionnelle crédible, et mettrait en cause, à court terme, l’existence même des concours.
Nous dénonçons des mesures transitoires absurdes. Alors que, l’an dernier, le Ministère a accusé les enseignants de vouloir brader les diplômes en validant automatiquement le semestre, il exige maintenant la validation automatique de tout ou partie du M1, y compris pour les étudiants recalés au concours.
Nous ne collaborerons pas à une réforme aussi chaotique.
Motion n°2
La Coordination Nationale des Universités reprend à son compte les motions de la Coordination Nationale de la Formation des Enseignants (CNFDE) du 24 octobre 2009, en particulier son appel à la mobilisation. Comme la CNFDE, la CNU réaffirme que, de la maternelle à l’université, enseigner est un métier qui s’apprend.
Elle exige le retrait des décrets du 28 juillet 2009 et de la circulaire d’organisation des stages du 27 août 2009, qui conduit à ce que des étudiants deviennent des moyens d’enseignement, assumant des responsabilités qui devraient n’être confiées qu’à des fonctionnaires.
Elle dénonce une réforme qui obéit à une logique de réduction des coûts et de sélection sociale en ne rémunérant plus l’année de formation professionnelle. Elle vise à normaliser le recours à des personnels précaires, en dehors du statut de fonctionnaire d'État.
Elle appelle les personnels des IUFM et des UFR à ne pas participer à la mise en place des stages en responsabilité pour les étudiants préparant les concours de recrutement et à tout mettre en œuvre pour l’empêcher.
Elle appelle les enseignants, dans les écoles et les établissements du second degré, à ne pas participer à l’accueil, l’encadrement et l’évaluation des étudiants dans le cadre de ces stages.
Elle s’associe à l’inquiétude des parents d’élèves et les appelle à dénoncer la mise en place de ces stages.
Elle réaffirme son attachement au service public d'État d’enseignement et à une voie unique de recrutement et d’embauche, les concours nationaux. La formation, pour toute la profession, premier comme second degré, requiert une coopération étroite entre UFR, IUFM et formateurs de terrain.
Elle réaffirme que la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, dite de la « mastérisation », détruit la formation initiale et continue des enseignants et contribue à détruire le service public de l’éducation nationale.
En conséquence, elle appelle les étudiants, stagiaires et collègues et parents d’élèves à se mobiliser dans les écoles, les établissements du second degré, les universités, les IUFM. En particulier, elle appelle à la journée de mobilisation du 17 novembre et à la grève du 24 novembre.
Motion n°3
La Coordination Nationale des Universités exprime son inquiétude devant les pressions croissantes exercées sur la situation administrative et professionnelle de chercheurs et des enseignants-chercheurs sur des critères qui paraissent principalement « managériaux » et de nature à porter atteinte à l’indépendance de la recherche et de l’enseignement supérieur.
La CNU exige l’arrêt immédiat de cette politique, dont par ailleurs la crise de France Telecom a mis en évidence les effets néfastes dans un contexte de privatisation des services publics analogue à celui actuellement infligé à la recherche publique et aux universités.
La Coordination exige :
- La suspension de l’application de la loi dite « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique », et l’abrogation rapide de cette loi.
- Le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS avec l’Etat.
- L’arrêt des interventions de services et directions « des ressources humaines » dans le « suivi » de chercheurs ou d’enseignants-chercheurs.
- La liberté pour les chercheurs et les enseignants chercheurs d’exister en tant qu’individus au sein des laboratoires avec leur propre sujet de recherche original.
Motion n°4
La Coordination Nationale des Universités dénonce la privatisation rampante de l’enseignement et de la recherche qui s’opère par le biais:
- des fondations universitaires ou partenariales de droit privé, visant à justifier le désengagement financier de l’Etat et menaçant l’indépendance du service public ;
- des partenariats public/privé, plaçant les établissements sous le joug des entreprises ;
- d’un budget en trompe-l’œil : la hausse de 1,8 milliard annoncée par Valérie Pécresse pour les universités recouvre, pour l’essentiel, des primes, et des crédits d’impôt reversés au secteur privé ;
La CNU exige des créations massives de postes statutaires et la résorption de la précarité, ainsi que l’arrêt de la politique contraignant les chercheurs du secteur public à travailler pour le secteur privé, pendant que le secteur privé licencie ses propres chercheurs.
Appel et calendrier
La Coordination Nationale des Universités appelle à des mobilisations locales et à des rassemblements régionaux le 17 novembre 2009, en particulier pour assurer le succès de la journée de grève et de manifestation du 24 novembre 2009.
La CNU soutient l’appel de la Ronde Infinie des Obstiné-e-s (à l’initiative de Paris 8) à se retrouver, à partir du 16 novembre, tous les lundis, de 18h à 20h, Place de l’Hôtel de Ville à Paris.
La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en Danger et aux différents collectifs défendant le service public d’enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.
La CNU envisage une prochaine réunion, en fonction de l’actualité, le samedi 5 décembre 2009 dans une université parisienne.
Ouvert par les personnels, enseignant/e/s, chercheur/e/s, de l’université Paris 12, en grève à l’appel de la coordination nationale des universités, ce blog propose à tous les personnels et étudiants de Paris12 (UFR, IUT, IUFM, labos, etc.) un espace de mobilisation, d'information, de débat sur le mouvement déclenché en février 2009 contre:
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
------------------------------------------------
Pour réagir à un article, vous pouvez laisser un commentaire. Pour cela il suffit de cliquer, au bas de l’article sur lequel vous souhaitez réagir, sur « commentaires », ici en orange. Remplir ensuite le formulaire qui s’affiche et actionner le bouton « publier un commentaire ». Si un message d'erreur apparaît, cliquer une seconde fois.
-------------------------------------------------
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
------------------------------------------------
Pour réagir à un article, vous pouvez laisser un commentaire. Pour cela il suffit de cliquer, au bas de l’article sur lequel vous souhaitez réagir, sur « commentaires », ici en orange. Remplir ensuite le formulaire qui s’affiche et actionner le bouton « publier un commentaire ». Si un message d'erreur apparaît, cliquer une seconde fois.
-------------------------------------------------
jeudi 29 octobre 2009
Contre la Prime d’Excellence scientifique
Pour une véritable revalorisation des salaires et des carrières
La politique du gouvernement dans la recherche et l’enseignement supérieur est gravement dommageable pour les chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs qu’ils soient titulaires ou non titulaires. Le 20 octobre, de nombreuses organisations associatives et syndicales de l’enseignement supérieur et de la recherche, constatant l’explosion des CDD ces dernières années, ont lancé une enquête sur la précarité pour se donner les moyens de combattre ce cancer de la recherche. En même temps, elles constatent que les qualifications des titulaires ne sont pas normalement reconnues et que les titulaires sont confrontés à la multiplication des primes « à la tête du client » avec une individualisation des rémunérations qui tend à les opposer les uns aux autres. La précarité comme l’évolution du système des rémunérations rend les métiers dans notre secteur de moins en moins attractifs. La Prime d’Excellence Scientifique (PES) que le gouvernement a décidé d’attribuer à 20% des enseignants chercheurs et chercheurs apparaît comme un élément particulièrement pernicieux du système de rémunérations qui est mis en place. Ces dernières semaines, dans les instances des EPST, de fortes critiques se sont élevées contre la PES et la revendication d’une véritable revalorisation des salaires et des carrières a été largement exprimée :
La PES ne prend pas en compte le fait que la recherche est un travail d’équipe. Il est injuste de n’améliorer que la rémunération de ceux qui dirigent. Cette démarche risque de casser le dynamisme des collectifs de travail.
La PES est une prime supplémentaire, cumulable avec d’autres primes, ce qui aboutit à augmenter sérieusement la partie variable de la rémunération. La partie fixe du salaire (qui détermine de plus l’essentiel des droits à pension) est minorée. Ce mode de rémunération est un instrument de pression sur les travailleurs scientifiques.
Dans l’enseignement supérieur la PES « remplace » la PEDR. Cette évolution accentue fortement le caractère discriminatoire de la prime: son montant varie avec des critères multiples de façon incontrôlable entre 3500€ et 15000€, la possibilité de recours disparaît, le cumul avec d’autres primes devient possible.
La ministre tient à impliquer les instances représentatives dans l’attribution de cette prime pour faire accepter à la communauté scientifique le principe du salaire variable et affaiblir aux yeux de cette communauté la légitimité de l’évaluation scientifique par les instances représentatives qui accepteraient de jouer un tel rôle.
Le renforcement du rôle des Présidents d’Universités dans l'attribution locale de la PES pour les enseignants-chercheurs (qui concerne aujourd’hui 4 Universités) est considérable et d’autant moins acceptable que l’évaluation scientifique locale n’est pas crédible.
Les soussignés rappellent qu’un plan de créations de postes est indispensable pour permettre la résorption de la précarité et contribuer à rendre nos métiers plus attractifs.
Les soussignés constatent que la PES est un nouvel élément d’un système de primes qui se met progressivement en place partout dans la Fonction Publique pour individualiser les rémunérations de tous les personnels et instaurer ainsi un salaire variable. Dans la Recherche et l’Enseignement Supérieur, ce système (Prime de Fonction et de Résultat limitée aujourd’hui à la filière administrative, Prime d’intéressement pour les membres de collectifs de travail, ISFIC pour les dirigeants d’Unités et de Services, Modulation accentuée de la PPRS,…etc) va développer la concurrence entre les ITA, les chercheurs, les BIATOS et les enseignants chercheurs et va nuire ainsi à la bonne marche des collectifs de travail.
Les soussignés demandent le retrait du décret instaurant cette PES et l’ouverture de négociations avec le ministère pour, au lieu de la mise en place et du renforcement des primes individualisées, les salaires et les carrières de tous les personnels titulaires et non titulaires soient revalorisés conformément à leur niveau de qualification.
Dans l’immédiat, les moyens financiers dégagés pour la PES des chercheurs et des enseignants chercheurs devraient être utilisés pour répondre aux revendications de ces catégories :
Amélioration des débuts de carrière qui restent très insuffisants
Alignement de la grille des Chargés de Recherches sur celle des Maîtres de Conférences
Augmentation des possibilités de promotions MCF ->PR et CR ->DR.
Augmentation de la prime de recherche pour tous les chercheurs, de la prime de recherche et d’enseignement supérieur pour tous les enseignants chercheurs
La politique du gouvernement dans la recherche et l’enseignement supérieur est gravement dommageable pour les chercheurs, enseignants chercheurs, ingénieurs, techniciens et administratifs qu’ils soient titulaires ou non titulaires. Le 20 octobre, de nombreuses organisations associatives et syndicales de l’enseignement supérieur et de la recherche, constatant l’explosion des CDD ces dernières années, ont lancé une enquête sur la précarité pour se donner les moyens de combattre ce cancer de la recherche. En même temps, elles constatent que les qualifications des titulaires ne sont pas normalement reconnues et que les titulaires sont confrontés à la multiplication des primes « à la tête du client » avec une individualisation des rémunérations qui tend à les opposer les uns aux autres. La précarité comme l’évolution du système des rémunérations rend les métiers dans notre secteur de moins en moins attractifs. La Prime d’Excellence Scientifique (PES) que le gouvernement a décidé d’attribuer à 20% des enseignants chercheurs et chercheurs apparaît comme un élément particulièrement pernicieux du système de rémunérations qui est mis en place. Ces dernières semaines, dans les instances des EPST, de fortes critiques se sont élevées contre la PES et la revendication d’une véritable revalorisation des salaires et des carrières a été largement exprimée :
La PES ne prend pas en compte le fait que la recherche est un travail d’équipe. Il est injuste de n’améliorer que la rémunération de ceux qui dirigent. Cette démarche risque de casser le dynamisme des collectifs de travail.
La PES est une prime supplémentaire, cumulable avec d’autres primes, ce qui aboutit à augmenter sérieusement la partie variable de la rémunération. La partie fixe du salaire (qui détermine de plus l’essentiel des droits à pension) est minorée. Ce mode de rémunération est un instrument de pression sur les travailleurs scientifiques.
Dans l’enseignement supérieur la PES « remplace » la PEDR. Cette évolution accentue fortement le caractère discriminatoire de la prime: son montant varie avec des critères multiples de façon incontrôlable entre 3500€ et 15000€, la possibilité de recours disparaît, le cumul avec d’autres primes devient possible.
La ministre tient à impliquer les instances représentatives dans l’attribution de cette prime pour faire accepter à la communauté scientifique le principe du salaire variable et affaiblir aux yeux de cette communauté la légitimité de l’évaluation scientifique par les instances représentatives qui accepteraient de jouer un tel rôle.
Le renforcement du rôle des Présidents d’Universités dans l'attribution locale de la PES pour les enseignants-chercheurs (qui concerne aujourd’hui 4 Universités) est considérable et d’autant moins acceptable que l’évaluation scientifique locale n’est pas crédible.
Les soussignés rappellent qu’un plan de créations de postes est indispensable pour permettre la résorption de la précarité et contribuer à rendre nos métiers plus attractifs.
Les soussignés constatent que la PES est un nouvel élément d’un système de primes qui se met progressivement en place partout dans la Fonction Publique pour individualiser les rémunérations de tous les personnels et instaurer ainsi un salaire variable. Dans la Recherche et l’Enseignement Supérieur, ce système (Prime de Fonction et de Résultat limitée aujourd’hui à la filière administrative, Prime d’intéressement pour les membres de collectifs de travail, ISFIC pour les dirigeants d’Unités et de Services, Modulation accentuée de la PPRS,…etc) va développer la concurrence entre les ITA, les chercheurs, les BIATOS et les enseignants chercheurs et va nuire ainsi à la bonne marche des collectifs de travail.
Les soussignés demandent le retrait du décret instaurant cette PES et l’ouverture de négociations avec le ministère pour, au lieu de la mise en place et du renforcement des primes individualisées, les salaires et les carrières de tous les personnels titulaires et non titulaires soient revalorisés conformément à leur niveau de qualification.
Dans l’immédiat, les moyens financiers dégagés pour la PES des chercheurs et des enseignants chercheurs devraient être utilisés pour répondre aux revendications de ces catégories :
Amélioration des débuts de carrière qui restent très insuffisants
Alignement de la grille des Chargés de Recherches sur celle des Maîtres de Conférences
Augmentation des possibilités de promotions MCF ->PR et CR ->DR.
Augmentation de la prime de recherche pour tous les chercheurs, de la prime de recherche et d’enseignement supérieur pour tous les enseignants chercheurs
lundi 26 octobre 2009
1APPEL à la 3e CNU : Nanterre Paris Ouest, mardi 27 octobre 2009
Chères et chers collègues,
C’est vrai, tout le monde croule sous les articles à revoir, les cours à préparer et à donner, les livres à boucler, les conseils et réunions de travail à ne pas manquer…
Mais en cette rentrée, il serait particulièrement bête que les mobilisés de l’année dernière aillent à toutes les réunions, sauf à celle de la CNU.
Oui cela fait beaucoup, oui vous n’êtes peut-être libres que le mardi matin ou que le mardi après-midi, ou pas du tout, et c’est dur alors que d’autres sont en vacances de la Toussaint.
Mais les raisons que nous avions de lutter persistent toutes. Tandis que les anciens foyers de l’opposition aux réformes de ce gouvernement sont encore en activité, et que de nouveaux s’éveillent.
Gardons la flamme vive, nous aussi.
Soyons nombreux, mardi 27 octobre à Nanterre, à partir de 9h45, amphi B2.
Laurence Vanoflen
Monica Michelin
Christophe Mileschi
Pour le Comité d’organisation
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
ORDRE DU JOUR :
Informations
1) État de la mobilisation :
• Le point sur la mobilisation, dans les universités représentées.
• Le point sur la répression.
• La difficulté de mobiliser y compris pour la CNU lorsqu’on n’est pas en grève.
2) Les médias et l’université depuis septembre
• des articles sur la précarité (« les soutiers » dans Le Monde)
• sur le manque de perspectives de carrière (l’Express)
3) Politiques et financements :
• le budget en trompe-l’oeil.
• le gigantesque gaspillage du Crédit Impôt Recherche épinglé par la Cour des Comptes.
• la politique des primes plutôt que des augmentations de point d’indice et des refus
médiatisés.
4) Gestion des établissements et destruction du service public :
• Mutualisation (PRES)
• Autonomie (RCE)
• Privatisation (PPP)
5) Mastérisation :
• les dernières annonces
• le point sur le Forum des sociétés savantes du 17 octobre
• le point sur la CNDFE du samedi 24 octobre.
Débats
• Bilan du mouvement janvier-juin 2009
• Quel rôle pour la CNU ?
Motions
Calendrier
• Manifestation le 17 novembre à l’appel de la précédente CNU.
• Journée de grève et manifestation de la maternelle à l’université (FSU, SUD) le 24
novembre.
• Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le parvis de l’Hôtel
de Ville.
• Information sur le collectif "De la maternelle à l'université" du 93 : Le 15 octobre, des
professeurs d'écoles maternelles et élémentaires, des professeurs d'I.U.F.M., d'I.U.T.,
des maîtres formateurs, des conseillers pédagogiques, des directeurs d'école, des PE2
(professeurs des écoles stagiaires), des maîtres de conférences, des BIATOSS se sont
réunis. Chacun avait à coeur d'affirmer sa détermination à continuer de résister à
l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
*Prochaine réunion : jeudi 12 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Bobigny
C’est vrai, tout le monde croule sous les articles à revoir, les cours à préparer et à donner, les livres à boucler, les conseils et réunions de travail à ne pas manquer…
Mais en cette rentrée, il serait particulièrement bête que les mobilisés de l’année dernière aillent à toutes les réunions, sauf à celle de la CNU.
Oui cela fait beaucoup, oui vous n’êtes peut-être libres que le mardi matin ou que le mardi après-midi, ou pas du tout, et c’est dur alors que d’autres sont en vacances de la Toussaint.
Mais les raisons que nous avions de lutter persistent toutes. Tandis que les anciens foyers de l’opposition aux réformes de ce gouvernement sont encore en activité, et que de nouveaux s’éveillent.
Gardons la flamme vive, nous aussi.
Soyons nombreux, mardi 27 octobre à Nanterre, à partir de 9h45, amphi B2.
Laurence Vanoflen
Monica Michelin
Christophe Mileschi
Pour le Comité d’organisation
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
ORDRE DU JOUR :
Informations
1) État de la mobilisation :
• Le point sur la mobilisation, dans les universités représentées.
• Le point sur la répression.
• La difficulté de mobiliser y compris pour la CNU lorsqu’on n’est pas en grève.
2) Les médias et l’université depuis septembre
• des articles sur la précarité (« les soutiers » dans Le Monde)
• sur le manque de perspectives de carrière (l’Express)
3) Politiques et financements :
• le budget en trompe-l’oeil.
• le gigantesque gaspillage du Crédit Impôt Recherche épinglé par la Cour des Comptes.
• la politique des primes plutôt que des augmentations de point d’indice et des refus
médiatisés.
4) Gestion des établissements et destruction du service public :
• Mutualisation (PRES)
• Autonomie (RCE)
• Privatisation (PPP)
5) Mastérisation :
• les dernières annonces
• le point sur le Forum des sociétés savantes du 17 octobre
• le point sur la CNDFE du samedi 24 octobre.
Débats
• Bilan du mouvement janvier-juin 2009
• Quel rôle pour la CNU ?
Motions
Calendrier
• Manifestation le 17 novembre à l’appel de la précédente CNU.
• Journée de grève et manifestation de la maternelle à l’université (FSU, SUD) le 24
novembre.
• Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le parvis de l’Hôtel
de Ville.
• Information sur le collectif "De la maternelle à l'université" du 93 : Le 15 octobre, des
professeurs d'écoles maternelles et élémentaires, des professeurs d'I.U.F.M., d'I.U.T.,
des maîtres formateurs, des conseillers pédagogiques, des directeurs d'école, des PE2
(professeurs des écoles stagiaires), des maîtres de conférences, des BIATOSS se sont
réunis. Chacun avait à coeur d'affirmer sa détermination à continuer de résister à
l'entreprise de destruction de l'Enseignement public, de la Maternelle à l'Université.
*Prochaine réunion : jeudi 12 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Bobigny
mercredi 21 octobre 2009
POUR QUE LES PRECAIRES DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE PUBLIQUE SORTENT DE L'INVISIBILITE
Un questionnaire destiné à recueillir les conditions de travail et de rémunération des précaires est à remplir en ligne à l'adresse suivante : http://www.precarite-esr.org
les organisations syndicales de l'enseignement supérieur et de la recherche ainsi que les associations SLR et SLU ont présenté à la presse l'enquête sur la précarité dans les universités et les organismes de recherche qu'ils lancent de façon conjointe. La bataille contre la précarité et pour des créations d'emplois de titulaires a été mise en avant au cour des luttes du printemps dernier. En effet, l'emploi précaire se développe de façon exponentielle dans tous les laboratoires et services. A l'INRETS, organisme spécialisé dans la recherche sur les transports, les précaires constituent presque 50% (...)
Les inégalités ne cessent de croître dans le supérieur: d'un côté la précarité augmente, de l'autre on généralise les primes, sans principe et sans transparence.
LES SYNDICATS CLAQUENT LA PORTE DU CTP DU CNRS Le 20 octobre 2009. Déclaration des représentants des personnels à la sortie du CTP du CNRS :
Le Comité Technique Paritaire du CNRS du 20 octobre 2009 avait à l'ordre du jour la procédure de mise en oeuvre de la Prime d' Excellence Scientifique. Les représentants du personnel ont lu une déclaration commune explicitant l'opposition de la communauté à cette prime d'excellence. Les représentants du personnel considèrent que la prime d'excellence scientifique décrétée par le ministère et présentée comme une revalorisation des rémunérations, est de nature à mettre en péril les collectifs de travail et à provoquer de graves dysfonctionnements (...)
* CREATION D'UN COLLECTIF MCF/ site http://www.collectif-mcf.net/.
les organisations syndicales de l'enseignement supérieur et de la recherche ainsi que les associations SLR et SLU ont présenté à la presse l'enquête sur la précarité dans les universités et les organismes de recherche qu'ils lancent de façon conjointe. La bataille contre la précarité et pour des créations d'emplois de titulaires a été mise en avant au cour des luttes du printemps dernier. En effet, l'emploi précaire se développe de façon exponentielle dans tous les laboratoires et services. A l'INRETS, organisme spécialisé dans la recherche sur les transports, les précaires constituent presque 50% (...)
Les inégalités ne cessent de croître dans le supérieur: d'un côté la précarité augmente, de l'autre on généralise les primes, sans principe et sans transparence.
LES SYNDICATS CLAQUENT LA PORTE DU CTP DU CNRS Le 20 octobre 2009. Déclaration des représentants des personnels à la sortie du CTP du CNRS :
Le Comité Technique Paritaire du CNRS du 20 octobre 2009 avait à l'ordre du jour la procédure de mise en oeuvre de la Prime d' Excellence Scientifique. Les représentants du personnel ont lu une déclaration commune explicitant l'opposition de la communauté à cette prime d'excellence. Les représentants du personnel considèrent que la prime d'excellence scientifique décrétée par le ministère et présentée comme une revalorisation des rémunérations, est de nature à mettre en péril les collectifs de travail et à provoquer de graves dysfonctionnements (...)
* CREATION D'UN COLLECTIF MCF/ site http://www.collectif-mcf.net/.
samedi 3 octobre 2009
Le nouvel attrape-gogo, la prime d'excellence
De nouvelles mesures sont appliquées, comme la prime d’excellence scientifique pour les chercheurs des EPST et les enseignants chercheurs dans les Universités qui accentue l’individualisation des rémunérations. De même, la loi mobilité qui a été votée cet été sera un outil redoutable pour gérer les redéploiements des personnels lors des restructurations.
Des dispositions plus anciennes comme les créations de CDD et le crédit d’impôt recherche ont pris une ampleur considérable.
Le CNRS développe des outils comme Sirhus pour mettre en œuvre cette politique. Les Instituts, qui se substituent aux Départements, sont effectivement mis en place cet automne et leurs Conseils Scientifiques donneront lieux à des élections au Printemps 2010.
De nouvelles mesures, comme la gestion des laboratoires « aux coups complets », sont envisagées qui pourraient avoir des conséquences graves.
La réorganisation des carrières des catégories A et B commence à faire l’objet de propositions gouvernementales.
Des dispositions plus anciennes comme les créations de CDD et le crédit d’impôt recherche ont pris une ampleur considérable.
Le CNRS développe des outils comme Sirhus pour mettre en œuvre cette politique. Les Instituts, qui se substituent aux Départements, sont effectivement mis en place cet automne et leurs Conseils Scientifiques donneront lieux à des élections au Printemps 2010.
De nouvelles mesures, comme la gestion des laboratoires « aux coups complets », sont envisagées qui pourraient avoir des conséquences graves.
La réorganisation des carrières des catégories A et B commence à faire l’objet de propositions gouvernementales.
mardi 22 septembre 2009
AG de Paris12 en lutte, lundi 28 septembre 12h30, Amphi jaune
Le comité de mobilisation de Paris 12 appelle les
enseignants, les étudiants et les personnels administratifs et de
bibliothèque lors d’une première Assemblée Générale de rentrée le
lundi 28 septembre à 12h30 en Amphi jaune afin
- de faire le point sur la situation actuelle à Paris 12
- de désigner des mandatés pour la CNU du 30 septembre.
Venez nombreux !
Le comité de mobilisation de Paris 12
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
L'Université Paris 8 accueille la prochaine Coordination Nationale
des Universités (CNU) le mercredi 30 septembre 2009. Le comité
d’organisation de la CNU a demandé à l’ensemble des universités
d'organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre
pour désigner des mandatés, et de lui faire parvenir des bilans
relatifs, pour chaque université, aux sujets suivants : première
rentrée LRU, répression administrative et judiciaire, remontée des
maquettes, organisation de la modulation des services, mise en place
des entretiens professionnels. Vous trouverez ci-dessous l’annonce et
l’invitation de l’Université Paris 8.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'université Paris 8 a le plaisir d'accueillir la prochaine CNU
mercredi 30 septembre 2009.
L'ordre du jour proposé pourrait être le suivant :
Matin : informations sur la situation en cette première rentrée LRU.
- synthèse sur les textes officiels publiés pendant l'été
- point général sur la situation dans les universités et bilan des
actions menées pour cette rentrée
Après-midi : perspectives. Modes d'action et calendrier.
Afin de la préparer, le comité d'organisation demande à l'ensemble des
universités :
- d'organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre
pour désigner des mandatés.
Dans le cas où ces AG ne pourraient avoir lieu, le comité
d'organisation propose que la CNU accueille également les membres de
la communauté universitaire volontaires qui participeront aux débats
sans pour autant être comptabilisés pour les votes éventuels.
Merci de vous inscrire en envoyant un courriel à l'adresse
cnu30septembre.mandat@gmail.com en nous précisant le mode de
désignation retenu.
enseignants, les étudiants et les personnels administratifs et de
bibliothèque lors d’une première Assemblée Générale de rentrée le
lundi 28 septembre à 12h30 en Amphi jaune afin
- de faire le point sur la situation actuelle à Paris 12
- de désigner des mandatés pour la CNU du 30 septembre.
Venez nombreux !
Le comité de mobilisation de Paris 12
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
L'Université Paris 8 accueille la prochaine Coordination Nationale
des Universités (CNU) le mercredi 30 septembre 2009. Le comité
d’organisation de la CNU a demandé à l’ensemble des universités
d'organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre
pour désigner des mandatés, et de lui faire parvenir des bilans
relatifs, pour chaque université, aux sujets suivants : première
rentrée LRU, répression administrative et judiciaire, remontée des
maquettes, organisation de la modulation des services, mise en place
des entretiens professionnels. Vous trouverez ci-dessous l’annonce et
l’invitation de l’Université Paris 8.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
L'université Paris 8 a le plaisir d'accueillir la prochaine CNU
mercredi 30 septembre 2009.
L'ordre du jour proposé pourrait être le suivant :
Matin : informations sur la situation en cette première rentrée LRU.
- synthèse sur les textes officiels publiés pendant l'été
- point général sur la situation dans les universités et bilan des
actions menées pour cette rentrée
Après-midi : perspectives. Modes d'action et calendrier.
Afin de la préparer, le comité d'organisation demande à l'ensemble des
universités :
- d'organiser des assemblées générales locales avant le 29 septembre
pour désigner des mandatés.
Dans le cas où ces AG ne pourraient avoir lieu, le comité
d'organisation propose que la CNU accueille également les membres de
la communauté universitaire volontaires qui participeront aux débats
sans pour autant être comptabilisés pour les votes éventuels.
Merci de vous inscrire en envoyant un courriel à l'adresse
cnu30septembre.mandat@gmail.com en nous précisant le mode de
désignation retenu.
dimanche 13 septembre 2009
La ronde infinie rappelle à Pécresse que l'université n'est pas un marchepied
Dimanche 13 / 09 à *14h*,
devant la *Halle Freyssinet, 55 bd Vincent Auriol (m° Chevaleret*).
V. Pécresse inaugure sa campagne électorale....
Retrouvons-nous nombreux au moment où elle et ses amis J.F. Copé et X. Bertrand doivent prononcer leurs allocutions.
Notre obstination reste intacte !
http://rondeinfinie.canalblog.com/
devant la *Halle Freyssinet, 55 bd Vincent Auriol (m° Chevaleret*).
V. Pécresse inaugure sa campagne électorale....
Retrouvons-nous nombreux au moment où elle et ses amis J.F. Copé et X. Bertrand doivent prononcer leurs allocutions.
Notre obstination reste intacte !
http://rondeinfinie.canalblog.com/
lundi 7 septembre 2009
11 septembre 2009, quoi de neuf à Paris12 en lutte?
Vendredi 11 septembre de 12h30 à 14h
Salle de réunion de la Maison de l'Etudiant du CMC à Créteil
Proposition d'ordre du jour :
- Mastérisation (où en est-on ? conséquences au niveau local .....)
- Statut des EC
- Echéances électorales à P12 (dans les UFR, les Conseils...)
- Planning des futures réunions
- Proposition d'actions (la première pourrait être d'aller accueillir Valérie Pécresse le 13 sept. voir son invitation plus bas)
Amicalement
Catherine Deville Cavellin, Brigitte Blondet, Angélica Keller, Gérard Lauton, Mustapha Zidi
Salle de réunion de la Maison de l'Etudiant du CMC à Créteil
Proposition d'ordre du jour :
- Mastérisation (où en est-on ? conséquences au niveau local .....)
- Statut des EC
- Echéances électorales à P12 (dans les UFR, les Conseils...)
- Planning des futures réunions
- Proposition d'actions (la première pourrait être d'aller accueillir Valérie Pécresse le 13 sept. voir son invitation plus bas)
Amicalement
Catherine Deville Cavellin, Brigitte Blondet, Angélica Keller, Gérard Lauton, Mustapha Zidi
Inscription à :
Articles (Atom)