- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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jeudi 28 janvier 2010
Déclaration de la CNU du 25 janvier sur la situation de l’Université et de la Recherche
Nous dénonçons les effets d’annonces budgétaires et financières alors que, de 1998 à 2008 la France est passée du 3ème au 6ème rang européen pour l’intensité en Recherche et Développement, et que pour celle des crédits budgétaires publics, elle est passée de la 1ère place en 1996 à la 7ème en 2007.
Nous dénonçons la casse du statut de la fonction publique de 1946 qui se traduit par la suppression massive dans l’enseignement et la recherche des emplois de titulaires, remplacés par des emplois précaires. Si nous avons fait reculer le gouvernement pour la suppression de postes prévue en 2010, rien n’est acquis pour le futur et, de toutes façons, sans création nette d’emplois, la recherche et l’université françaises reculeront par rapport aux autres grands pays.
Nous dénonçons la Loi LRU, la présidentialisation des universités, les compétences élargies, la réforme du statut des enseignants, la mastérisation, la réforme du CNRS, les modes de fonctionnement et d’intervention de l’AERES et de l’ANR, l’évaluation permanente et la différenciation salariale. Il s’agit de réformes menées sans concertation, dans la précipitation, dont la mise en œuvre accélérée et simultanée perturbe les établissements et décourage tous les personnels.
Nous dénonçons la façon dont le gouvernement prétend œuvrer pour l’autonomie des universités alors qu’il entend en fait contrôler la mise en place des PRES, la création de campus, la réorganisation immobilière des universités parisiennes, et la carte des diplômes et de la recherche via les habilitations de diplômes et de laboratoires.
Nous dénonçons la mise en place d’un système universitaire à deux vitesses, cherchant à distinguer toujours et à tous les niveaux une excellence sur laquelle se polarisent les moyens et le reste dont la pérennité semble compromise. S’ajoutant aux réformes évoquées et à la mise en concurrence généralisée de tous les personnels et des établissements, cette stratégie signe la fin du service public et d’une certaine conception de l’aménagement du territoire.
Nous dénonçons une politique de désinformation, et plus précisément l’accent mis sur les classements défavorables à la recherche française (Shangaï), qui servent de prétextes aux réformes évoquées, et le silence sur ceux qui lui sont favorables, comme le classement de Scimago qui place le CNRS à la première place mondiale des institutions de recherche, l’INSERM 10ème, le CEA 54ème et l’université Pierre et Marie Curie 76ème devant beaucoup de grandes universités américaines.
Nous dénonçons une politique qui prétend faire payer la crise aux seuls salariés dans le secteur public comme le secteur privé, tout en exigeant des contribuables le financement budgétaire massif des banques et des grands groupes privés. Cette politique n’affichr des objectifs ambitieux que pour mieux tromper l’opinion et détourner l’attention de ses pratiques réelles.
Nous dénonçons finalement une politique dont le principal défaut est que les principes réels qui la guident et toutes ses conséquences pour l’enseignement supérieur, la recherche, l’emploi, la formation des jeunes depuis le primaire jusqu’au supérieur, l’égalité des chances et les équilibres territoriaux n’ont jamais été explicitées et réellement discutées publiquement, notamment par la représentation nationale, c’est-à-dire par le parlement.
Le Processus de Bologne lancé en 1998 au sein du Conseil de l’Europe, et la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 par l’Union Européenne, ont institutionnalisé la notion de « grand marché » de la connaissance, de l’éducation et de la recherche. La transformation de la connaissance en marchandise exclut les notions d’un enseignement accessible à tous et d’une recherche au service de l’intérêt général.
Vu la gravité de la situation actuelle, la Coordination Nationale des Universités considère qu’une remise en question globale de la politique des années récentes est devenue une nécessité urgente. Elle confirme sa demande d’abrogation de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et du Pacte pour la Recherche.
La Coordination exige :
le retrait des décrets promulgués depuis le printemps 2009 concernant l’enseignement supérieur, le statut des enseignants-chercheurs et la formation des enseignants ;
l’abrogation de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et l’arrêt des suppressions programmées de postes de fonctionnaires ;
la fin de la précarité dans la recherche et l’éducation, avec des créations de postes de fonctionnaires liés aux besoins réels et des budgets correspondant à ces besoins, ainsi qu’une actualisation acceptable des rémunérations des agents et des bourses des étudiants ;
le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS, et le maintien du statut des unités mixtes de recherche.
une révision globale de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d’août 2001 et de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui lui a fait suite.
jeudi 21 janvier 2010
Jeudi 21 Janvier : TOUS EN GREVE dans la fonction publique
12H00 Assemblée Générale Amphi Rouge
14H30 Manifestation à Paris
Manifestation Région Parisienne : 14h30 République vers Richelieu Drouot.
Ordre du cortège: FSU(Créteil, Paris, Versailles), CGT, UNEF, intersyndicales organisations.
mardi 19 janvier 2010
L’exercice des "Libertés et responsabilités des universités" :le "Non" de combat à la mastérisation
L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a permis le report de la « mastérisation de la formation des enseignants ». Depuis, le gouvernement a distillé les mesures d’application de sa réforme, méprisé le travail et les recommandations des commissions qu’il avait lui-même créées, et continué d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés. À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, la réforme confirme sa dimension fondamentalement nocive. Aujourd’hui, nous sommes placés individuellement et collectivement devant nos responsabilités. Nous accusons la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, de détruire les cursus universitaires, des pans entiers de la recherche et de la formation des enseignants. Nous accusons le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, de détruire le concours de recrutement, le statut de fonctionnaire d'État et d'encourager le développement des établissements privés d'éducation.Nous accusons le Premier ministre, François Fillon, de réduire les ambitions du gouvernement pour l'Éducation Nationale à la seule réalisation de gains de productivité, au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques. Nous accusons le président de la République, Nicolas Sarkozy, de fouler aux pieds les règles implicites du paritarisme, de mépriser les critiques argumentées de la réforme des enseignants qui émanent unanimement de toutes les organisations concernées, syndicats, associations, sociétés savantes, et de tendre ainsi à constitutionaliser la funeste formule dont il est l’auteur « J’écoute, mais je ne tiens pas compte ».
Parce que notre responsabilité est aujourd’hui décisive, il faut rester unis, pour résister.Refusons de détruire la formation des enseignants !
lundi 18 janvier 2010
2010 L'action continue dans le service public de l'éducation
* 18 janvier :Café-Snesup à partir de 12h en salle de réunion de la Maison de l'Etudiant du CMC (Créteil)Ordre du jour:
- Compte-rendu des derniers CA,CS,CEVU
- Formation des maîtres : où en sommes nous ?
- Point sur les élections Nationales (CTPU et CTP MESR) et élections Locales à P12 :
- 1 siège Enseignant rang B à pourvoir au CA
- élections des Conseils de Gestion des fac de Lettre et de Sciences
* 19 janvier: réunion pe préparation des élections au conseil de gestion de l'UFR LSH à 13h30 - salle 318
* 21 janvier avec l’ensemble des fonctionnaires grève et manifestations
AG À 12H EN AMPHI ROUGE
* 25 JANVIER DE 10H À 17H: PREMIÈRE COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS DE L'ANNÉE 2010 à Paris.
* 30 janvier manifestation nationale pour l’Education.
http://www.fsu.fr/spip.php?article2001
dimanche 27 décembre 2009
Lettre ouverte à Madame Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris 12
Nous vous adressons cette lettre ouverte suite à la réunion du CA de Paris 12 qui s’est tenu hier, vendredi 18 décembre 2009. Vous n’avez pas été en mesure de faire voter votre budget par défection d’élus de votre majorité et de personnalités extérieures nommées par vous. C’est donc un événement majeur auquel nous avons assisté.
Hier matin, étant en grande difficulté, vous avez eu recours à des pressions et à des tentatives de culpabilisation indignes de votre fonction, pressions très directes à notre encontre et vis-à-vis des élus de notre liste, et pis encore, sur des personnels administratifs dont l’indépendance est plus fragile. Nous avons été très choqués d’être interpellés par vous sur le thème de la responsabilité. Cela nous a offensés et poussés à vous écrire le présent courrier.
Vous connaissez nos analyses. Faut-il vous rappeler que nous pensons, pour bien en avoir mesuré les conséquences, que la loi LRU, comme le « Pacte pour la Recherche », sont préoccupants pour l’avenir du service public, contraire à l’intérêt de l’Université et des étudiants ? C’est sur cette base que nous nous sommes engagés contre ce que nous considérons comme étant une politique mauvaise, cynique et irresponsable, fondée sur la recherche d’éclat de la communication gouvernementale et sur une idéologie de la concurrence généralisée qui a démontré depuis longtemps son caractère destructeur. Cette loi s’inscrit dans une logique gestionnaire de « rentabilité » et de marchandisation des connaissances. Ainsi, avec le "grand emprunt", il s'agira désormais de gérer des fonds à faire fructifier et non plus d'étudiants à former le mieux possible. Cette loi s'inscrit aussi dans la perspective de suppression des divers services publics dont les mérites sont pourtant éclatants, ainsi que le démontre la résistance de notre pays à la crise. Alors que nos prédécesseurs ont mis un siècle et plusieurs conflits mondiaux et régionaux à les construire, il est apparemment facile de les détruire très rapidement.
Votre gestion actuelle vous conduit - en contradiction avec ce qui est connu de vos positions affichées antérieurement - à être l’un des supporters de Madame Pécresse, de sa politique destructrice adossée à un discours systématiquement mensonger (sur les moyens financiers, sur les personnels, sur les conditions de la recherche publique, etc...).
Spécialiste de la communication politique, vous connaissez le poids des mots. Par exemple, qu’y a-t-il de moins social qu’un « plan social » ? Or, la notion d’autonomie des universités est du même ordre. Quel enseignant-chercheur peut croire qu’être « autonome » vis-à-vis des pouvoirs publics, et par conséquent exposé aux groupes de pression (financiers, industriels, politiques), aille dans le sens d’une autonomie du savoir, de la pensée ou simplement des projets universitaires ? Cette autonomie de façade relève en réalité de logiques d’asservissement de la pensée à l’utilitarisme de court terme, entraînant une stérilisation de la connaissance. Toute l’histoire des sciences en atteste et vous ne pouvez l’ignorer.
C’est donc sur cette analyse que nous nous sommes engagés et que nous avons été élus au CA de l'université Paris12. Comment pouvez-vous imaginer que des pressions pourraient nous conduire à agir dans un sens contraire à nos engagements publics et à notre mandat? L’incident de ce matin-là est significatif du renversement du sens et du retournement des valeurs qui conduisent notre société au chaos: faire porter la responsabilité de ses échecs à ceux qui justement tentent de les faire éviter. Il nous est impossible de ne pas refuser et dénoncer ce brouillage incessant des positions.
Ensuite, ce qui est stupéfiant, c’est que votre propre majorité vous abandonne, et que vous en arriviez à tenter d'intimider votre opposition pour la pousser à siéger. D’ailleurs, il aurait été pour le moins paradoxal que ce soit notre présence qui vous permette de faire passer votre politique ! Mais c’est aussi l’occasion de rappeler la composition du CA de Paris 12. Le scrutin des personnels de février 2008 a élu 7 enseignants ou enseignants-chercheurs sur nos listes (FSU-SLR) et 7 sur les vôtres, 1 représentant BIATOSS sur les nôtres, 1 sur les vôtres, et 1 UNSA. Ce qui, vous en conviendrez, témoignait d’un réel équilibre entre nos deux courants. Malgré tout, vous avez décidé de nommer seule les membres extérieurs, et de vous faire élire dans la foulée par ce nouveau CA dont vous aviez modifié l’équilibre, soutenue en cela par les élus étudiants de toutes tendances.
Si vous ne pouvez compter sur votre majorité, ne nous faites pas l’injure de croire que nous pourrions trahir nos mandants sous la pression d’un soi disant intérêt général, lequel est bafoué quotidiennement par la LRU et par ceux qui nous gouvernent. Cela, vous le savez pertinemment car, contrairement à Madame Pécresse, vous pouvez en mesurer les conséquences quotidiennement.
Par contre et comme vous avez pu le constater, chaque fois qu’il s’est agi de construire, de défendre l’intérêt de l’université, de la recherche et celui des étudiants, vous nous avez trouvés à vos côtés tout à fait loyalement. En revanche, dès lors que votre position vous rend complice de l’entreprise de destruction en cours, vous nous rencontrez en tant qu'opposants déterminés, avec d’autres élus parfaitement responsables et capables de penser par eux-mêmes. Et cela n’a pas de raison de changer.
Veuillez croire, madame la présidente à l'expression de nos sentiments respectueux.
Vérène Chevalier, Angélica Keller, Sylvie Pugnaud, Gérard Tollet* Membres élus du Conseil d'Administration de l'université Paris 12.
* arrivé en retard au CA pour cause de difficultés de transport, mais ayant tout autant refusé de siéger après avoir pris connaissance de la situation particulière.
vendredi 18 décembre 2009
COUP DE TONNERRE DANS LE FLEUVE TRANQUILLE DES REFORMES A PARIS 12
L’impossibilité de voter le budget était dû à l’absence de nombreux représentants de la liste pro-présidence, et au refus de siéger d’élus FSU-SLR. Une telle défection de membres de la liste de la présidente ainsi que des membres extérieurs dénote un malaise certain. En revanche, notre refus de siéger s’inscrit dans un souci de défense du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
> Ce budget, soumis au vote du CA, était le premier à s’inscrire dans le cadre du passage anticipé aux « fameuses » RCE en date du 1er Janvier 2010, voulu par la Présidence. Nous tenons à rappeler que ces RCE auront des conséquences gravissimes pour l’Université, la Recherche et les personnels (précarisation accrue de l’emploi, défonctionarisation, privatisation…). Ce premier point du CA, qui ne nécessitait pas le quorum physique, a été adopté par les présents en une minute et sans discussion.
L’idéologie de la concurrence généralisée, qui sous-tend toutes les réformes gouvernementales en cours, entraîne une casse systématique de tout le service public. Un exemple frappant est celui de la formation des enseignants qui suscite l’opposition de tous les concernés. C’est pourquoi, en conformité avec le mandat confié par nos électeurs contre les dérives d’autonomie et de mise en concurrence des universités, des équipes de recherche, et des personnels entre eux - nous demeurons résolument opposés au passage aux RCE.
A l’université Paris 12, le passage aux RCE début janvier se fera donc sans budget !!!
Communiqué FSU-SLR de l’ université Paris 12, le 18 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
Communiqué de la FSU Paris 12: Non au passage aux RCE.
pour l’avenir de notre université a eu lieu portant sur le passage aux Responsabilités et
Compétences Elargies (RCE).
Passage aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE)
Le passage aux RCE prévu par la LRU, au plus tard en 2012, transforme les universités en
entreprises. De façon précipitée, l’exécutif de notre université a choisi d’anticiper ce passage
au 1er janvier 2010. Les avantages présentés pour la soi-disant gestion simplifiée sont
véritablement des leurres. Les élus de la FSU au CTP ont d’emblée posé la question de fond:
« qu’est-ce qui empêchait le ministère de simplifier les procédures et d’assurer une forme de
continuité de masse salariale d’un emploi sans les RCE ? ».
Les vraies intentions du ministère sont à chercher ailleurs comme le montre :
- la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP): elle constitue un
désengagement de l’état et par là même détruit le statut de la fonction publique au profit d’un
recrutement croissant de contractuels ;
- la généralisation de primes au détriment de l’augmentation des salaires, créant de plus la
concurrence entre les personnels et engendrant la destruction des collectifs de travail ;
- les déclarations du Président de la République qui avait évoqué le « statut dépassé » des
chercheurs et recommandé le recrutement de contractuels dans le secteur public ;
- le rapport Attali, commandé et validé par N. Sarkozy, qui préconise que pour devenir
enseignant-chercheur il faut préalablement effectuer 3 CDD de 4 ans ;
- le pilotage autoritaire du ministère obligeant notre université à accroître son autofinancement ;
Avec le passage au RCE, on imagine les choix qui seront effectués : non plus ceux d’un
service public mais d'une politique de « rentabilité » et de « performance » immédiate.
Les prochaines étapes sont le désengagement financier de l’État sur le fonctionnement, la
remise en cause du statut de fonctionnaire d’état et une gestion de l’université sur le mode du
privé.
Les élus FSU et le représentant de la CGT ont été les seuls à s’opposer à cette logique qui
aura des conséquences néfastes pour notre université.
Résultats du vote pour ou contre le passage aux RCE au 1er janvier 2010
Pour : 14 (administration, Sgen-Cfdt, Unsa)
Contre : 6 (5 FSU,1 CGT)
Le CA du 18 décembre 2009 devra également se prononcer sur le passage aux RCE.
mercredi 16 décembre 2009
Miroir aux alouettes, les primes sont une politique de régression salariale
Dans une période de stagnation salariale où la fonction publique paie au prix fort les frais de la crise, la promesse de primes à venir paraît séduisante. Ne nous y trompons pas. La réalité a toujours été différente : les primes sont une manière de limiter la progression des salaires, de peser sur les futures retraites, de diviser à terme les personnels, de créer des frustrations et des jalousies, de s'opposer à une gestion collégiale des responsabilités et des tâches au profit de l'arbitraire et de l'inégalité. Elles annoncent à terme le l'alourdissement des tâches et des horaires, le développement du stress au travail, et affaiblissent le statut de la fonction publique.