La réunion du CA de l’Université Paris 12 n’a pas voté le budget 2010, faute de quorum physique. Deux points étaient à l’ordre du jour: le passage aux responsabilités et compétences élargies (RCE) suivi du vote du budget 2010.
L’impossibilité de voter le budget était dû à l’absence de nombreux représentants de la liste pro-présidence, et au refus de siéger d’élus FSU-SLR. Une telle défection de membres de la liste de la présidente ainsi que des membres extérieurs dénote un malaise certain. En revanche, notre refus de siéger s’inscrit dans un souci de défense du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
> Ce budget, soumis au vote du CA, était le premier à s’inscrire dans le cadre du passage anticipé aux « fameuses » RCE en date du 1er Janvier 2010, voulu par la Présidence. Nous tenons à rappeler que ces RCE auront des conséquences gravissimes pour l’Université, la Recherche et les personnels (précarisation accrue de l’emploi, défonctionarisation, privatisation…). Ce premier point du CA, qui ne nécessitait pas le quorum physique, a été adopté par les présents en une minute et sans discussion.
L’idéologie de la concurrence généralisée, qui sous-tend toutes les réformes gouvernementales en cours, entraîne une casse systématique de tout le service public. Un exemple frappant est celui de la formation des enseignants qui suscite l’opposition de tous les concernés. C’est pourquoi, en conformité avec le mandat confié par nos électeurs contre les dérives d’autonomie et de mise en concurrence des universités, des équipes de recherche, et des personnels entre eux - nous demeurons résolument opposés au passage aux RCE.
A l’université Paris 12, le passage aux RCE début janvier se fera donc sans budget !!!
Communiqué FSU-SLR de l’ université Paris 12, le 18 décembre 2009
Ouvert par les personnels, enseignant/e/s, chercheur/e/s, de l’université Paris 12, en grève à l’appel de la coordination nationale des universités, ce blog propose à tous les personnels et étudiants de Paris12 (UFR, IUT, IUFM, labos, etc.) un espace de mobilisation, d'information, de débat sur le mouvement déclenché en février 2009 contre:
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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Pour réagir à un article, vous pouvez laisser un commentaire. Pour cela il suffit de cliquer, au bas de l’article sur lequel vous souhaitez réagir, sur « commentaires », ici en orange. Remplir ensuite le formulaire qui s’affiche et actionner le bouton « publier un commentaire ». Si un message d'erreur apparaît, cliquer une seconde fois.
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- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
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vendredi 18 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
Communiqué de la FSU Paris 12: Non au passage aux RCE.
Lors du Comité Technique Paritaire (CTP) qui s’est réuni le 8 décembre 2009, un vote crucial
pour l’avenir de notre université a eu lieu portant sur le passage aux Responsabilités et
Compétences Elargies (RCE).
Passage aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE)
Le passage aux RCE prévu par la LRU, au plus tard en 2012, transforme les universités en
entreprises. De façon précipitée, l’exécutif de notre université a choisi d’anticiper ce passage
au 1er janvier 2010. Les avantages présentés pour la soi-disant gestion simplifiée sont
véritablement des leurres. Les élus de la FSU au CTP ont d’emblée posé la question de fond:
« qu’est-ce qui empêchait le ministère de simplifier les procédures et d’assurer une forme de
continuité de masse salariale d’un emploi sans les RCE ? ».
Les vraies intentions du ministère sont à chercher ailleurs comme le montre :
- la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP): elle constitue un
désengagement de l’état et par là même détruit le statut de la fonction publique au profit d’un
recrutement croissant de contractuels ;
- la généralisation de primes au détriment de l’augmentation des salaires, créant de plus la
concurrence entre les personnels et engendrant la destruction des collectifs de travail ;
- les déclarations du Président de la République qui avait évoqué le « statut dépassé » des
chercheurs et recommandé le recrutement de contractuels dans le secteur public ;
- le rapport Attali, commandé et validé par N. Sarkozy, qui préconise que pour devenir
enseignant-chercheur il faut préalablement effectuer 3 CDD de 4 ans ;
- le pilotage autoritaire du ministère obligeant notre université à accroître son autofinancement ;
Avec le passage au RCE, on imagine les choix qui seront effectués : non plus ceux d’un
service public mais d'une politique de « rentabilité » et de « performance » immédiate.
Les prochaines étapes sont le désengagement financier de l’État sur le fonctionnement, la
remise en cause du statut de fonctionnaire d’état et une gestion de l’université sur le mode du
privé.
Les élus FSU et le représentant de la CGT ont été les seuls à s’opposer à cette logique qui
aura des conséquences néfastes pour notre université.
Résultats du vote pour ou contre le passage aux RCE au 1er janvier 2010
Pour : 14 (administration, Sgen-Cfdt, Unsa)
Contre : 6 (5 FSU,1 CGT)
Le CA du 18 décembre 2009 devra également se prononcer sur le passage aux RCE.
pour l’avenir de notre université a eu lieu portant sur le passage aux Responsabilités et
Compétences Elargies (RCE).
Passage aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE)
Le passage aux RCE prévu par la LRU, au plus tard en 2012, transforme les universités en
entreprises. De façon précipitée, l’exécutif de notre université a choisi d’anticiper ce passage
au 1er janvier 2010. Les avantages présentés pour la soi-disant gestion simplifiée sont
véritablement des leurres. Les élus de la FSU au CTP ont d’emblée posé la question de fond:
« qu’est-ce qui empêchait le ministère de simplifier les procédures et d’assurer une forme de
continuité de masse salariale d’un emploi sans les RCE ? ».
Les vraies intentions du ministère sont à chercher ailleurs comme le montre :
- la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP): elle constitue un
désengagement de l’état et par là même détruit le statut de la fonction publique au profit d’un
recrutement croissant de contractuels ;
- la généralisation de primes au détriment de l’augmentation des salaires, créant de plus la
concurrence entre les personnels et engendrant la destruction des collectifs de travail ;
- les déclarations du Président de la République qui avait évoqué le « statut dépassé » des
chercheurs et recommandé le recrutement de contractuels dans le secteur public ;
- le rapport Attali, commandé et validé par N. Sarkozy, qui préconise que pour devenir
enseignant-chercheur il faut préalablement effectuer 3 CDD de 4 ans ;
- le pilotage autoritaire du ministère obligeant notre université à accroître son autofinancement ;
Avec le passage au RCE, on imagine les choix qui seront effectués : non plus ceux d’un
service public mais d'une politique de « rentabilité » et de « performance » immédiate.
Les prochaines étapes sont le désengagement financier de l’État sur le fonctionnement, la
remise en cause du statut de fonctionnaire d’état et une gestion de l’université sur le mode du
privé.
Les élus FSU et le représentant de la CGT ont été les seuls à s’opposer à cette logique qui
aura des conséquences néfastes pour notre université.
Résultats du vote pour ou contre le passage aux RCE au 1er janvier 2010
Pour : 14 (administration, Sgen-Cfdt, Unsa)
Contre : 6 (5 FSU,1 CGT)
Le CA du 18 décembre 2009 devra également se prononcer sur le passage aux RCE.
mercredi 16 décembre 2009
Miroir aux alouettes, les primes sont une politique de régression salariale
Les responsables de Paris12 le déclarent fièrement: "Notre université a quelques longueurs d’avance en matière de politiques de primes. Depuis le début des années 90, grâce à nos activités propres notamment en formation continue, nous assumons financièrement et collectivement une politique indemnitaire d’établissement (PIE). A partir de critères établis initialement en commission paritaire d’établissement (pour les BIATOSS) ou en conseil d’administration (pour les enseignants), en 2008-2009, l’Université verse aux BIATOSS et aux enseignants 1,2 millions d’euros (600 000 euros pour les BIATOSS et 600 000 euros pour les enseignants), en plus des primes ministérielles dont beaucoup d’universités se contentaient jusqu’ici."
Dans une période de stagnation salariale où la fonction publique paie au prix fort les frais de la crise, la promesse de primes à venir paraît séduisante. Ne nous y trompons pas. La réalité a toujours été différente : les primes sont une manière de limiter la progression des salaires, de peser sur les futures retraites, de diviser à terme les personnels, de créer des frustrations et des jalousies, de s'opposer à une gestion collégiale des responsabilités et des tâches au profit de l'arbitraire et de l'inégalité. Elles annoncent à terme le l'alourdissement des tâches et des horaires, le développement du stress au travail, et affaiblissent le statut de la fonction publique.
Dans une période de stagnation salariale où la fonction publique paie au prix fort les frais de la crise, la promesse de primes à venir paraît séduisante. Ne nous y trompons pas. La réalité a toujours été différente : les primes sont une manière de limiter la progression des salaires, de peser sur les futures retraites, de diviser à terme les personnels, de créer des frustrations et des jalousies, de s'opposer à une gestion collégiale des responsabilités et des tâches au profit de l'arbitraire et de l'inégalité. Elles annoncent à terme le l'alourdissement des tâches et des horaires, le développement du stress au travail, et affaiblissent le statut de la fonction publique.
mardi 15 décembre 2009
MOBILISATION ET MANIF POUR DEFENDRE LA FORMATION DES ENSEIGNATS
L'AG de l'IUFM à Bonneuil se tient en Salle 904, 9 heures.
Les collègues invitent ceux des UFR à les y rejoindre.
Créteil , à l'Université Paris 12, CMC, 61 av du Général de Gaullede 12h à 14h
Assemblée Générale en Amphi VERT
Pensez à apporter de quoi décorer les sapins de Noël avec vos tracts et images préférées.
Rassemblement étudiants et IUFM place Saint-Michel à 15h00
17H: TOUS A JUSSIEU à l'appel de l'intersyndicale
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Motion votée au CEVU du 14/12/2009
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants qui ont motivé l'an dernier le refus de transmettre des maquettes-enseignement n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevables les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre derniers: ces propositions ne tiennent compte ni des conclusions du groupe "inter-conférence universitaire", ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU, ni de celui de la CDIUFM.
Par ses contradictions, le dispositif actuellement prévu est inapplicable: en l'état, il serait préjudiciable à tous les étudiants, qu'ils se destinent à l'enseignement ou à la recherche. Le calendrier prévu pour l'année de M2 ne leur permettrait ni d'approfondir les disciplines fondamentales, ni de s'initier à la recherche, ni d'aborder de façon satisfaisante la dimension didactique et pédagogique du métier d'enseignant. C'est l'ensemble des enseignements au-delà de la Licence que cette réforme met en danger.
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne demande donc la suspension de la réforme de la formation des enseignants, le retrait des décrets et des textes d’application déjà publiés, et l’ouverture d’une véritable concertation.
Les collègues invitent ceux des UFR à les y rejoindre.
Créteil , à l'Université Paris 12, CMC, 61 av du Général de Gaullede 12h à 14h
Assemblée Générale en Amphi VERT
Pensez à apporter de quoi décorer les sapins de Noël avec vos tracts et images préférées.
Rassemblement étudiants et IUFM place Saint-Michel à 15h00
17H: TOUS A JUSSIEU à l'appel de l'intersyndicale
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Motion votée au CEVU du 14/12/2009
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants qui ont motivé l'an dernier le refus de transmettre des maquettes-enseignement n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevables les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre derniers: ces propositions ne tiennent compte ni des conclusions du groupe "inter-conférence universitaire", ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU, ni de celui de la CDIUFM.
Par ses contradictions, le dispositif actuellement prévu est inapplicable: en l'état, il serait préjudiciable à tous les étudiants, qu'ils se destinent à l'enseignement ou à la recherche. Le calendrier prévu pour l'année de M2 ne leur permettrait ni d'approfondir les disciplines fondamentales, ni de s'initier à la recherche, ni d'aborder de façon satisfaisante la dimension didactique et pédagogique du métier d'enseignant. C'est l'ensemble des enseignements au-delà de la Licence que cette réforme met en danger.
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne demande donc la suspension de la réforme de la formation des enseignants, le retrait des décrets et des textes d’application déjà publiés, et l’ouverture d’une véritable concertation.
mardi 1 décembre 2009
Quand l'UMP dévoile les objectifs de la mastérisations
Sur son blog, le journaliste de Libération Sylvestre Huet a décortiqué le rapport du député UMP Dominique le Mèner. S'il s'affirme favorable à cette réforme, le député reconnaît que la mastérisation sert à détruire des postes d'enseignants et ne croît rien des possibilités de revalorisation salariales des enseignants.
Le rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l'Assemblée nationale en octobre. Rassurons tout de suite l'électorat UMP, Jean-François Copé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est... pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d'autant plus intéressant de le citer.
Voici ce qu'il écrit à la page 7 de son rapport :
«D¹autre part, le schéma d¹emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l¹un des effets est d¹affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s¹ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
9 182 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
6 733 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d¹éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l¹enseignement privé (soit 625 ETPT).»
La vérité sort donc parfois du puits... ou de l'Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l'an dernier, tout au long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation Tout dernièrement, des Conseil d'Administration d'université ont voté des motions refusant >
cette réforme (Bordeaux-4, Strasbour Nice.
Revalorisation salariale: mon oeil !)
Le député Dominique Le Mèner fait aussi litière d'une rengaine présidentielle et ministérielle : la mastérisation c'est pour permettre une revalorisation salariale conséquente du corps enseignant dont le statut social est mis à mal par des revenus qui n'ont pas suivi l'évolution sociale et leurs niveau de formation. Citons Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2007 : « Je souhaite faire de la revalorisation du métier d¹enseignant l¹une des priorités de mon quinquennat parce qu¹elle est le corollaire de la rénovation de l¹école et de la refondation de notre éducation ». Il faut ajouter que notre Président a parfois des accès de franchise, car il ajoutait : «J¹ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d¹achat se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devient plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.»
Mardi 1 Décembre 2009
Sylvestre Huet - Blog Sciences de Libération
Le rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l'Assemblée nationale en octobre. Rassurons tout de suite l'électorat UMP, Jean-François Copé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est... pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d'autant plus intéressant de le citer.
Voici ce qu'il écrit à la page 7 de son rapport :
«D¹autre part, le schéma d¹emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l¹un des effets est d¹affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s¹ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
9 182 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
6 733 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d¹éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l¹enseignement privé (soit 625 ETPT).»
La vérité sort donc parfois du puits... ou de l'Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l'an dernier, tout au long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation Tout dernièrement, des Conseil d'Administration d'université ont voté des motions refusant >
cette réforme (Bordeaux-4, Strasbour Nice.
Revalorisation salariale: mon oeil !)
Le député Dominique Le Mèner fait aussi litière d'une rengaine présidentielle et ministérielle : la mastérisation c'est pour permettre une revalorisation salariale conséquente du corps enseignant dont le statut social est mis à mal par des revenus qui n'ont pas suivi l'évolution sociale et leurs niveau de formation. Citons Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2007 : « Je souhaite faire de la revalorisation du métier d¹enseignant l¹une des priorités de mon quinquennat parce qu¹elle est le corollaire de la rénovation de l¹école et de la refondation de notre éducation ». Il faut ajouter que notre Président a parfois des accès de franchise, car il ajoutait : «J¹ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d¹achat se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devient plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.»
Mardi 1 Décembre 2009
Sylvestre Huet - Blog Sciences de Libération
dimanche 29 novembre 2009
Mobilisation des responsables des IUT contre la LRU
ET TOUTES LES AUTRES MOBILISATIONS
Sources : listes de diffusion & site Fabula
Lundi 30 novembre 2009 :
* Paris : Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
* Paris : Colloque Définir et mesurer le développement académique en Sorbonne (Paris Sorbonne, Amphi Louis Liard) http://www.oepu.paris-sorbonne.fr/spip/
* Paris : Le comité de mobilisation de la Sorbonne appelle les étudiants et lycéens à une réunion interfacs-lycées sur les suites du mouvement, 18h, Paris 3, Censier.
Mardi 1e décembre 2009 :
* Bobigny : Réunion du collectif 93 "De la maternelle à l'université", à Bobigny, bourse du travail, 18h30.
Mercredi 2 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Troisième séance : "Savants autonomes, sciences utiles ?"
(Recherche et société / 1). 17 à 19 heures, amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e. Intervenants : Hélène Conjeaud (CNRS, Physique du vivant, SLU) « Les ‘savants' des sciences utiles sont-ils encore autonomes ? Exemples tirés de la recherche en biologie cellulaire et en immunologie », Dominique Pestre (EHESS) « "Autonomie des sciences -– vis-à-vis de qui ? Utilité des savants – dans quel but ? Du côté des sciences ‘dures' », Francis Chateauraynaud (EHESS) ; "La recherche sous l'emprise du management des connaissances. Le cas des STS, entre sciences sociales et gestion de projet". Comptes rendus des séances précédente : http://pds.hypotheses.org/
* Paris : Manifestation à pour défendre la place des SES dans le nouveau lycée. Lieu de départ : Palais Royal à 14h. Trajet :
Palais-Royal - Opéra - Bourse. Meeting à la Bourse du travail vers 18h.
http://www.apses.org/initiatives-actions/actions-de-l-annee-2009-2010/article/manifestation-des-professeurs-
Jeudi 3 décembre 2009:
* Journée de mobilisation, à l'appel du Front de Lutte pour
l'éducation http://www.frontdeluttepourleducation.fr/
o Paris : rassemblement à 11h métro Sèvres-Babylone.
o Bourges : 10h30 devant la maison de la culture
o Nantes : 15h, place Bretagne
* Paris, Sorbonne : Assemblée générale.
http://sorbonneengreve.revolublog.com/compte-rendu-de-l-ag-par-le-comite-de-mobilisation-a824275
* Paris : Assemblée générale intersyndicale : Quel avenir pour la Recherche en Sciences de la Vie ? 12H30-14H30. Amphi Luton, Institut Cochin, 24, rue du Fg St Jacques. A l'appel de plusieurs syndicats, de SLR et de SLU : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2947
Samedi 5 décembre 2009 :
* Call for International Day of Action. Appel pour une journée internationale d'action. http://www.fabula.org/actualites/article34500.php
Lundi 7 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Vendredi 11 décembre 2009
* Nanterre : Le réseau FOREDUC tiendra dans la salle des Conseils de l'Université de Paris-Ouest-Nanterre, un atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Samedi 12 décembre 2009
* Nanterre : Deuxième journée de l'atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique, réseau FOREDUC, salle des Conseils, Université de Paris-Ouest-Nanterre. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Lundi 14 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Mercredi 16 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Quatrième séance : "Enquête sur les pratiques de l'évaluation collégiale : le CNU" — (Régimes d'évaluation / 2). Interventions de Philippe Boutry (EHESS et Paris 1) sur la section 22 (histoire moderne et contemporaine), Stéphane Beaud (ENS) sur la section 19 (sociologie, démographie), Barbara Glowczewski (CNRS)sur la section 20 (ethnologie, préhistoire et anthropologie biologique). http://pds.hypotheses.org/
Sources : listes de diffusion & site Fabula
Lundi 30 novembre 2009 :
* Paris : Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
* Paris : Colloque Définir et mesurer le développement académique en Sorbonne (Paris Sorbonne, Amphi Louis Liard) http://www.oepu.paris-sorbonne.fr/spip/
* Paris : Le comité de mobilisation de la Sorbonne appelle les étudiants et lycéens à une réunion interfacs-lycées sur les suites du mouvement, 18h, Paris 3, Censier.
Mardi 1e décembre 2009 :
* Bobigny : Réunion du collectif 93 "De la maternelle à l'université", à Bobigny, bourse du travail, 18h30.
Mercredi 2 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Troisième séance : "Savants autonomes, sciences utiles ?"
(Recherche et société / 1). 17 à 19 heures, amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e. Intervenants : Hélène Conjeaud (CNRS, Physique du vivant, SLU) « Les ‘savants' des sciences utiles sont-ils encore autonomes ? Exemples tirés de la recherche en biologie cellulaire et en immunologie », Dominique Pestre (EHESS) « "Autonomie des sciences -– vis-à-vis de qui ? Utilité des savants – dans quel but ? Du côté des sciences ‘dures' », Francis Chateauraynaud (EHESS) ; "La recherche sous l'emprise du management des connaissances. Le cas des STS, entre sciences sociales et gestion de projet". Comptes rendus des séances précédente : http://pds.hypotheses.org/
* Paris : Manifestation à pour défendre la place des SES dans le nouveau lycée. Lieu de départ : Palais Royal à 14h. Trajet :
Palais-Royal - Opéra - Bourse. Meeting à la Bourse du travail vers 18h.
http://www.apses.org/initiatives-actions/actions-de-l-annee-2009-2010/article/manifestation-des-professeurs-
Jeudi 3 décembre 2009:
* Journée de mobilisation, à l'appel du Front de Lutte pour
l'éducation http://www.frontdeluttepourleducation.fr/
o Paris : rassemblement à 11h métro Sèvres-Babylone.
o Bourges : 10h30 devant la maison de la culture
o Nantes : 15h, place Bretagne
* Paris, Sorbonne : Assemblée générale.
http://sorbonneengreve.revolublog.com/compte-rendu-de-l-ag-par-le-comite-de-mobilisation-a824275
* Paris : Assemblée générale intersyndicale : Quel avenir pour la Recherche en Sciences de la Vie ? 12H30-14H30. Amphi Luton, Institut Cochin, 24, rue du Fg St Jacques. A l'appel de plusieurs syndicats, de SLR et de SLU : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2947
Samedi 5 décembre 2009 :
* Call for International Day of Action. Appel pour une journée internationale d'action. http://www.fabula.org/actualites/article34500.php
Lundi 7 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Vendredi 11 décembre 2009
* Nanterre : Le réseau FOREDUC tiendra dans la salle des Conseils de l'Université de Paris-Ouest-Nanterre, un atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Samedi 12 décembre 2009
* Nanterre : Deuxième journée de l'atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique, réseau FOREDUC, salle des Conseils, Université de Paris-Ouest-Nanterre. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Lundi 14 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Mercredi 16 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Quatrième séance : "Enquête sur les pratiques de l'évaluation collégiale : le CNU" — (Régimes d'évaluation / 2). Interventions de Philippe Boutry (EHESS et Paris 1) sur la section 22 (histoire moderne et contemporaine), Stéphane Beaud (ENS) sur la section 19 (sociologie, démographie), Barbara Glowczewski (CNRS)sur la section 20 (ethnologie, préhistoire et anthropologie biologique). http://pds.hypotheses.org/
mardi 24 novembre 2009
Mobilisation de l'IUFM contre les décrets de formation et de recrutement des enseignants
PETITION ADRESSEE à
M. le MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE et à
Mme la MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
Avec copie à M. le Recteur de l’Académie de Créteil, M. l’Inspecteur
d’Académie de Seine-Saint-Denis, Mme la Présidente de l’Université
Paris XII et M. le Directeur de l’I.U.F.M. de Créteil
L’Assemblée Générale des PE1, PE2, PIUFM et ATOSS du site IUFM de
Livry-Gargan (93), réunie le 12 novembre 2009, affirme son opposition
à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants et
exige l’abrogation des décrets et circulaires qui la mettent en place.
Cette réforme remet gravement en cause la qualité et les missions de
l’Ecole républicaine :
- l’obtention d’un master, quel qu’il soit, se substitue à la formation
professionnelle d’une année rémunérée dont les enseignants venant de
réussir le concours bénéficiaient jusqu’à aujourd’hui.
- des étudiants sont placés en responsabilité devant élèves, sans la
moindre formation professionnelle, sans le moindre suivi.
- la formation continue sur le temps de travail est en voie de
disparition.
- l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat
est menacée par le recrutement d’enseignants vacataires ou
contractuels, recrutement qui crée les conditions de la suppression des
concours.
- la mission de l’Ecole républicaine de former des citoyens aptes à
exercer leur esprit critique sera remise en cause quand les enseignants
auront perdu la sécurité de l’emploi et seront sous la coupe d’un chef
d’établissement dont leur poste dépendra.
M. le MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE et à
Mme la MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
Avec copie à M. le Recteur de l’Académie de Créteil, M. l’Inspecteur
d’Académie de Seine-Saint-Denis, Mme la Présidente de l’Université
Paris XII et M. le Directeur de l’I.U.F.M. de Créteil
L’Assemblée Générale des PE1, PE2, PIUFM et ATOSS du site IUFM de
Livry-Gargan (93), réunie le 12 novembre 2009, affirme son opposition
à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants et
exige l’abrogation des décrets et circulaires qui la mettent en place.
Cette réforme remet gravement en cause la qualité et les missions de
l’Ecole républicaine :
- l’obtention d’un master, quel qu’il soit, se substitue à la formation
professionnelle d’une année rémunérée dont les enseignants venant de
réussir le concours bénéficiaient jusqu’à aujourd’hui.
- des étudiants sont placés en responsabilité devant élèves, sans la
moindre formation professionnelle, sans le moindre suivi.
- la formation continue sur le temps de travail est en voie de
disparition.
- l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat
est menacée par le recrutement d’enseignants vacataires ou
contractuels, recrutement qui crée les conditions de la suppression des
concours.
- la mission de l’Ecole républicaine de former des citoyens aptes à
exercer leur esprit critique sera remise en cause quand les enseignants
auront perdu la sécurité de l’emploi et seront sous la coupe d’un chef
d’établissement dont leur poste dépendra.
dimanche 22 novembre 2009
ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE, 24 novembre à 12h en AMPHI ROUGE
Dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités françaises
Mais aussi dans toute l'Europe (Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Angleterre, Hongrie...)
Le monde de l'enseignement se mobilise contre la casse du service public d'éducation
Combattre le plan licence pour retrouver des L1 vraiment disciplinaires !
Depuis la rentrée 2009 à Paris 12, de nouveaux programmes sont établis pour les L1 de l'UFR LLSH qui n'ont plus, en général, que 6h30 de cours hebdomadaire dans leur discipline. Il y a un appauvrissement de la formation dans chaque domaine et cette situation risque de se généraliser aux autres années de la licence. À Paris 12, c'est le conseil de gestion de l'UFR qui a choisi la mise en place de ces programmes. Mais c'est avant tout la conséquence d'une réforme nationale : le Plan Licence. Pour retrouver des L1 avec une prédominance des disciplines choisies, combattons le plan licence !
Faire reculer la masterisation !
La masterisation désigne la nouvelle formation des futurs enseignants. Elle pose un nombre de problèmes conséquents : une masse de travail supplémentaire pour les étudiants souhaitant devenir enseignants, qui accumulent partiels, mémoire de recherche et concours ; des stages en responsabilité, jusque alors plutôt bien rémunérés et utiles pour l’apprentissage de la pédagogie, qui se retrouvent fortement diminués, mais aussi sous-payés ; le contenu du master pose aussi problème (place de la pédagogie ? lien entre le mémoire de recherche et le métier visé ?). Il faut aussi savoir qu'il existera une sélection en cours de seconde année de master.
Par ailleurs, la masterisation permet à l'Etat d'embaucher les étudiants, ayant réussi leur Master 2 mais n'ayant pas eu le concours, en tant que vacataires. A terme c'est le concours et le statut de la fonction d'enseignant qui sont menacés : ces enseignants sous contrat à durée déterminée se retrouveront dans une situation précaire, sous-payés, pieds et poings liés, à la merci des potentats locaux sans la garantie d'un concours national.
Pour le respect des droits des travailleurs de l'université (biatoss, enseignants-chercheurs) et du monde de l'éducation
16 000 suppressions de postes prévues dans l'éducation en 2010 ! 50 000 suppressions en 5 ans ! Les effets cumulés des suppressions de postes dans toutes les catégories de personnels et de l'insuffisance des recrutements entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et d'études des élèves ainsi que des étudiants, l'augmentation de la précarité. Cela prive de nombreux jeunes de l'accès aux métiers de la fonction publique.
De l'école maternelle à l'université en passant par le lycée, la voie professionnelle ou la formation des maîtres, les réformes mises en oeuvre ou projetées, pilotées par la volonté de réduction des moyens et de transformation « libérale » du système éducatif, se traduisent par la mise en concurrence, la diminution de l'offre de formation, la caporalisation et des pressions accrues sur les personnels et le dévoiement de leurs missions. Elles aggravent la situation et sont contraires aux objectifs de démocratisation affichés.
Du processus de Bologne à la LRU.
Toutes ces réformes ont une seule et même origine: la LRU (votée, rappelons le, dans le dos des étudiants à l'été 2007). Celle ci met en place l'autonomie financière de l'université qui doit alors faire appel aux capitaux privés (entreprises) leur offrant par la même occasion un droit de décision sur la vie universitaire. Par ailleurs, il y a la création d’un système d' « emprunt étudiant », qui risque de conduire à un endettement des étudiants, alors qu’il faudrait au contraire augmenter le nombre des bourses et leur valeur. De plus, en cas de financement insuffisant par les entreprises, les universités seront amenées à augmenter fortement les frais d’inscription (comme c’est déjà le cas ailleurs en Europe) pour pouvoir boucler leur budget. La LRU elle même a une origine : le processus de Bologne mis en place au niveau européen pour prétenduement concurrencer les universités américaines.
ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE
le 24 /11 à 12h en AMPHI ROUGE
MANIFESTATION de Port-Royal à St François Xavier : 14h30
DEPART de la dalle du CMC à 13h30
Mais aussi dans toute l'Europe (Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Angleterre, Hongrie...)
Le monde de l'enseignement se mobilise contre la casse du service public d'éducation
Combattre le plan licence pour retrouver des L1 vraiment disciplinaires !
Depuis la rentrée 2009 à Paris 12, de nouveaux programmes sont établis pour les L1 de l'UFR LLSH qui n'ont plus, en général, que 6h30 de cours hebdomadaire dans leur discipline. Il y a un appauvrissement de la formation dans chaque domaine et cette situation risque de se généraliser aux autres années de la licence. À Paris 12, c'est le conseil de gestion de l'UFR qui a choisi la mise en place de ces programmes. Mais c'est avant tout la conséquence d'une réforme nationale : le Plan Licence. Pour retrouver des L1 avec une prédominance des disciplines choisies, combattons le plan licence !
Faire reculer la masterisation !
La masterisation désigne la nouvelle formation des futurs enseignants. Elle pose un nombre de problèmes conséquents : une masse de travail supplémentaire pour les étudiants souhaitant devenir enseignants, qui accumulent partiels, mémoire de recherche et concours ; des stages en responsabilité, jusque alors plutôt bien rémunérés et utiles pour l’apprentissage de la pédagogie, qui se retrouvent fortement diminués, mais aussi sous-payés ; le contenu du master pose aussi problème (place de la pédagogie ? lien entre le mémoire de recherche et le métier visé ?). Il faut aussi savoir qu'il existera une sélection en cours de seconde année de master.
Par ailleurs, la masterisation permet à l'Etat d'embaucher les étudiants, ayant réussi leur Master 2 mais n'ayant pas eu le concours, en tant que vacataires. A terme c'est le concours et le statut de la fonction d'enseignant qui sont menacés : ces enseignants sous contrat à durée déterminée se retrouveront dans une situation précaire, sous-payés, pieds et poings liés, à la merci des potentats locaux sans la garantie d'un concours national.
Pour le respect des droits des travailleurs de l'université (biatoss, enseignants-chercheurs) et du monde de l'éducation
16 000 suppressions de postes prévues dans l'éducation en 2010 ! 50 000 suppressions en 5 ans ! Les effets cumulés des suppressions de postes dans toutes les catégories de personnels et de l'insuffisance des recrutements entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et d'études des élèves ainsi que des étudiants, l'augmentation de la précarité. Cela prive de nombreux jeunes de l'accès aux métiers de la fonction publique.
De l'école maternelle à l'université en passant par le lycée, la voie professionnelle ou la formation des maîtres, les réformes mises en oeuvre ou projetées, pilotées par la volonté de réduction des moyens et de transformation « libérale » du système éducatif, se traduisent par la mise en concurrence, la diminution de l'offre de formation, la caporalisation et des pressions accrues sur les personnels et le dévoiement de leurs missions. Elles aggravent la situation et sont contraires aux objectifs de démocratisation affichés.
Du processus de Bologne à la LRU.
Toutes ces réformes ont une seule et même origine: la LRU (votée, rappelons le, dans le dos des étudiants à l'été 2007). Celle ci met en place l'autonomie financière de l'université qui doit alors faire appel aux capitaux privés (entreprises) leur offrant par la même occasion un droit de décision sur la vie universitaire. Par ailleurs, il y a la création d’un système d' « emprunt étudiant », qui risque de conduire à un endettement des étudiants, alors qu’il faudrait au contraire augmenter le nombre des bourses et leur valeur. De plus, en cas de financement insuffisant par les entreprises, les universités seront amenées à augmenter fortement les frais d’inscription (comme c’est déjà le cas ailleurs en Europe) pour pouvoir boucler leur budget. La LRU elle même a une origine : le processus de Bologne mis en place au niveau européen pour prétenduement concurrencer les universités américaines.
ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE
le 24 /11 à 12h en AMPHI ROUGE
MANIFESTATION de Port-Royal à St François Xavier : 14h30
DEPART de la dalle du CMC à 13h30
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