C'EST REPARTI POUR UN TOUR !
La ronde infinie des obstinés tournera
tous les lundi de 18 à 20h
Venez nous retrouver nombreux,
Lundi 16 novembre à 18h, place de l'Hôtel de ville.
Madame la Ministre
Depuis deux ans, nous, enseignants, chercheurs, personnels
administratifs des Universités et organismes de recherche, étudiants, ne
cessons d’affirmer notre complet désaccord avec la loi LRU, la réforme
de la formation des enseignants et d’une façon plus générale encore avec
l’esprit qui anime la plupart des initiatives et des mesures qui émanent
de votre ministère. Au-delà même de la précipitation et de l’incohérence
qui le plus souvent fait office de raison dans nombre de textes
réglementaires, d’une gestion souvent chaotique et autoritaire des
dossiers, c’est surtout contre cette idée qui est vôtre de l’avenir de
l’enseignement supérieur et de la recherche que nous continuons de nous
élever.
En dépit de la plus longue grève qu’ait connue le monde de
l’université, grève massive qui a amplement fait la démonstration d’un
refus qui dépassait les clivages habituels vous vous êtes refusée à
engager de véritables négociations sur le statut des universités et vous
avez continué à vouloir nous imposer cette pseudo autonomie qui renforce
le contrôle de l’autorité centrale sur nos politiques scientifiques tout
en vous défaussant sur nous de la gestion des précarités à venir.
Confrontée à ce mouvement général de protestation, vous vous êtes
surtout dévouée à préserver vos ambitions politiques et vous vous en
êtes tenue à une politique de communication indigne des problèmes
rencontrés par l’université et la recherche :
- Vous vous êtes constamment employée à masquer la réduction
effective des moyens alloués pour l’enseignement et la recherche,
faisant jouer emplois d’enseignants contre emplois de personnels
administratifs et techniciens, médiatisant la moindre prime allouée au
nom d’un élitisme que vous nommez excellence et qui masque la précarité
et la dépendance de la recherche accrue par les contrats doctoraux de ce
que vous nommez « excellence » ;
- À notre volonté de maintenir une égalité de traitement entre
les universités, vous avez répondu en tentant par tous les moyens de les
opposer les unes aux autres et vous avez d’ores et déjà commencé à
introduire des critères d’évaluation qui, demain, au nom d’une gestion
comptable des ressources, condamneront les petites universités et
rompront la nécessaire équité territoriale qui appartient au socle de la
république.
- En dépit du refus général de remonter les maquettes permettant
la mastérisation de la formation des enseignants, le gouvernement auquel
vous appartenez s’apprête cette année à reconduire chacune des
dispositions qui nous ont mis dans la rue l’an passé en y ajoutant des
conditions de stage aberrantes, dangereuses - pour les élèves comme pour
les enseignants en formation - et impropres à contribuer à la formation
des futurs enseignants.
Madame la Ministre, nos métiers s’accommodent mal de la résignation!
La recherche, la création, la transmission des savoirs, impliquent
une liberté qui est contraire à des réformes qui font de nous, dès
aujourd’hui, de simples gestionnaires de la sélection sociale. Consentir
à cela, sans rien dire, reviendrait pour chacun d’entre nous à renoncer
à l’idée que nous nous faisons de ce que doit être une université, forte
d’une tradition multiséculaire de recherche et engagée dans la création
d’un avenir qui ne saurait être dicté par les besoins à courte vue de
l’économie.
Madame la ministre, la temporalité de l’université ne relève pas
des concepts en usage dans les écoles de commerce. Une inscription
territoriale unique, tout comme une référence culturelle unique, ne
sauraient en fonder la politique scientifique. Elle est de plain pied
dans la société, et c’est parce qu’elle en partage les contradictions et
les mouvements qu’elle peut instruire les questionnements de demain.
Madame la Ministre, l’université ne se pensera, ne se gérera et ne
s’évaluera pas en termes de productivité et de rentabilité parce qu’elle
repose avant tout sur le risque de la recherche. C’est ce risque, qui
est au fondement du geste formateur conjoint des enseignants-chercheurs
et des étudiants, qui doit être préservé par le service public.
L’université est à réformer, en effet, nous le savons mieux que vous,
nous qui, enseignants, chercheurs, BIATOSS et étudiants, SOMMES
l’université, dans ses contradictions, et sommes dévoués à en préserver
et restaurer les devenirs les plus démocratiques.
Madame la Ministre, la grève générale des universités du dernier
semestre n’a été suspendue qu’aux seules fins de ne pas compromettre
l’avenir des étudiants et de préserver nos formations et laboratoires.
Non seulement cette suspension ne signifie en aucune façon une
approbation de votre politique, mais la série de chantages médiocres
auxquels vous vous êtes livrée en mai et juin dernier sur la validation
des diplômes a entériné la scission qui règne désormais entre les
universités et le ministère de l’enseignement supérieur.
Madame la Ministre, dans tous nos établissements, nous nous
employons à rendre caduque chacune des dispositions par lesquelles vous
entendez mener votre projet. Après nous être accordés à maintenir les
comités de spécialistes pour assurer le recrutement des jeunes
collègues, nous mettons tout en œuvre pour empêcher que s’applique la
modulation des services telle que vous en avez préconisé l’instauration,
nous nous employons à limiter partout les pouvoirs exorbitants que vous
avez accordés aux présidents-managers, nous refusons d’appliquer les
mesures de flexibilisation de l’emploi prises à l’encontre des BIATOSS,
nous refusons de souscrire à l’élaboration des critères supposés
partager parmi nous le bon grain et l’ivraie, nous demeurerons
solidaires avec les étudiants contre toutes velléités d’établir des
sélections d’entrée ou d’augmenter les droits d’inscription.
Madame la Ministre, au-delà de ces points de résistance et des
journées de manifestation qui vont marquer la défense du service public
de l’enseignement, de la maternelle jusqu’à l’université, il nous a
semblé indispensable de témoigner devant l’opinion publique de notre
résistance envers votre politique de démantèlement de l’université, de
rétablir la vérité sur vos mensonges, de rappeler à chacun que
l’université est un bien commun qu’il n’appartient pas à un politique de
corrompre. C’est là la raison pour laquelle, nous qui avons tourné
pendant mille heures au printemps dernier sur l’ancienne place de Grève,
allons à nouveau faire revivre cette Ronde Infinie des Obstinés. Vous
pourrez ainsi nous y voir tous les lundis à partir de 18h, et ceci
jusqu’au jour où de vraies négociations seront engagées sur le statut
des universités.
Notre obstination est totale en raison même des enjeux que nous
défendons et qui dépassent de loin toute lecture catégorielle de ce conflit.
Notre obstination est totale car, au-delà des difficultés
rencontrées pour combattre votre politique, nous savons que la
communauté universitaire y est massivement hostile.
Notre obstination est totale car nous ne sommes en aucune façon
disposés à renoncer à la liberté sans laquelle il ne saurait y avoir ni
recherches ni créations.
Notre obstination est totale car, à vouloir transformer nos
universités en entreprises, vous avez dépassé la limite de ce qui est
tolérable.
Ouvert par les personnels, enseignant/e/s, chercheur/e/s, de l’université Paris 12, en grève à l’appel de la coordination nationale des universités, ce blog propose à tous les personnels et étudiants de Paris12 (UFR, IUT, IUFM, labos, etc.) un espace de mobilisation, d'information, de débat sur le mouvement déclenché en février 2009 contre:
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
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jeudi 12 novembre 2009
La ronde des obstinés est de retour. Tous les lundis 18h, place de l'Hôtel de Ville
Calendrier pour le mois de novembre 2009
Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, à partir du 16 novembre.
Mercredi 04 novembre 2009:
* Première séance du séminaire alternatif EHESS "Les Politiques des
sciences": "Enjeux et futur du mouvement universitaire". Avec Robert
Descimon (modérateur), Luc Boltanski (EHESS), Pauline Delage (doctorante
EHESS, Sud), Marcel Gauchet (EHESS) et Isabelle This Saint-Jean (Paris
13, SLR). 17 à 19 heures, à l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.
Mardi 10 novembre 2009:
* Paris: L'Assemblée des directeurs d'IUT appelle à manifester
devant l'assemblée nationale le 10 novembre, avant un rendez-vous avec
la ministre Valérie Pécresse
Jeudi 12 novembre 2009:
* Bobigny: Réunion du collectif "De la maternelle à l'université"
le jeudi 12 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Bobigny.
Lundi 16 novembre 2009:
* Paris: Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à
20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
Mardi 17 novembre 2009:
* Journée de mobilisation dans l'enseignement supérieur et la
recherche à l'appel de la CNU.
Mercredi 18 novembre 2009:
* Paris: Deuxième séance du séminaire alternatif EHESS "Les
Politiques des sciences" : "Régimes d'évaluation 1 L'évaluation comme
principe politique". Avec Michel Agier (modérateur), Richard Rechtman
(CHS La Verrière, IRIS) sur l'hôpital psychiatrique, Emmanuel Didier
(CNRS-CESDIP) sur la police, Albert Ogien (CNRS-CEMS) sur la Lolf,
Sylvain Piron (EHESS) sur la recherche. 17 à 19 heures, à
l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.
Lundi 23 novembre 2009:
* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville.
Mardi 24 novembre 2009:
* Journée de grève dans l'Éducation:
o "Avis d'alerte rouge": La FSU et SUD Éducation appellent à
la grève le 24 novembre 2009
o La FSU, première fédération syndicale d'enseignants,
appelle à une journée de manifestations contre les suppressions de
postes et pour la revalorisation des personnels:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20091021.OBS5368/appel_a_la_greve_dans_leducation_le_24_novembre.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17
Samedi 28 novembre 2009:
* Réunion de la CNFDE (6e Coordination Nationale de la Formation Des
Enseignants). http://coordination-fde.org/
Lundi 30 novembre 2009:
* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de
l'Hôtel de Ville.
La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la
Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en
Danger et aux différents collectifs défendant le service public
d'enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la
mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.
Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, à partir du 16 novembre.
Mercredi 04 novembre 2009:
* Première séance du séminaire alternatif EHESS "Les Politiques des
sciences": "Enjeux et futur du mouvement universitaire". Avec Robert
Descimon (modérateur), Luc Boltanski (EHESS), Pauline Delage (doctorante
EHESS, Sud), Marcel Gauchet (EHESS) et Isabelle This Saint-Jean (Paris
13, SLR). 17 à 19 heures, à l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.
Mardi 10 novembre 2009:
* Paris: L'Assemblée des directeurs d'IUT appelle à manifester
devant l'assemblée nationale le 10 novembre, avant un rendez-vous avec
la ministre Valérie Pécresse
Jeudi 12 novembre 2009:
* Bobigny: Réunion du collectif "De la maternelle à l'université"
le jeudi 12 novembre à 18h30, à la Bourse du Travail de Bobigny.
Lundi 16 novembre 2009:
* Paris: Retour de la Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à
20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
Mardi 17 novembre 2009:
* Journée de mobilisation dans l'enseignement supérieur et la
recherche à l'appel de la CNU.
Mercredi 18 novembre 2009:
* Paris: Deuxième séance du séminaire alternatif EHESS "Les
Politiques des sciences" : "Régimes d'évaluation 1 L'évaluation comme
principe politique". Avec Michel Agier (modérateur), Richard Rechtman
(CHS La Verrière, IRIS) sur l'hôpital psychiatrique, Emmanuel Didier
(CNRS-CESDIP) sur la police, Albert Ogien (CNRS-CEMS) sur la Lolf,
Sylvain Piron (EHESS) sur la recherche. 17 à 19 heures, à
l'amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e.
Lundi 23 novembre 2009:
* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de l'Hôtel de Ville.
Mardi 24 novembre 2009:
* Journée de grève dans l'Éducation:
o "Avis d'alerte rouge": La FSU et SUD Éducation appellent à
la grève le 24 novembre 2009
o La FSU, première fédération syndicale d'enseignants,
appelle à une journée de manifestations contre les suppressions de
postes et pour la revalorisation des personnels:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20091021.OBS5368/appel_a_la_greve_dans_leducation_le_24_novembre.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17
Samedi 28 novembre 2009:
* Réunion de la CNFDE (6e Coordination Nationale de la Formation Des
Enseignants). http://coordination-fde.org/
Lundi 30 novembre 2009:
* Paris: Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le
parvis de
l'Hôtel de Ville.
La CNU lance un appel à la CNFDE, au Forum des sociétés savantes, à la
Coordination des BIATOSS, à la Coordination des étudiants, à Ecole en
Danger et aux différents collectifs défendant le service public
d'enseignement, afin de se réunir en symposium contre la réforme de la
mastérisation, le samedi 30 janvier 2010 à Paris I ou Paris IV.
lundi 9 novembre 2009
samedi 7 novembre 2009
L'université et la recherche en colère.Un mouvement social inédit
Un ouvrage récent sous la direction de Claire-Akiko Brisset
Les auteurs : Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge.
« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?
ISBN : 978-2-91496861-4
368 pages
Ft : 14 x 22 cm
Prix 22€
Table des matières
La « guerre de l’intelligence » m’a tuer, Claire-Akiko Brisset
L’autonomie des universités veut dire la mise au pas des universitaires, Marcel Gauchet
Réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche : une contre-révolution, Michel Saint-Jean et Isabelle This Saint-Jean
Pour une vraie réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, Alain Trautmann, Georges Debrégeas et Didier Chatenay
« Oui chef, bien chef », Christian de Montlibert
L’institution universitaire face à l’économie de la connaissance, Geneviève Azam
Pour comprendre les « réformes » de l’Université et y résister, changeons d’échelle ! La stratégie de Lisbonne et les mobilisations européennes contre le « marché de la connaissance », Isabelle Bruno
Un commentaire de texte du discours de Nicolas Sarkozy : « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation » (22 janvier 2009), Antoine Destemberg
L’université aux prises avec l’idéologie de la performance, Sylvain Piron
Les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail ! Pierre Jourde
Modulation de service : un décret au service d’une décrépitude annoncée, Olivier Ertzscheid
Réforme du statut des enseignants-chercheurs : une période de glaciation intellectuelle commence, Christophe Mileschi
La « réforme » du CNU, Daniel Mortier
Une leçon pour Valérie Pécresse : les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur, Charles Soulié
L’Université payante, dernier pan de la modernisation universitaire libérale, Frédéric Neyrat
Des pauvres plus pauvres, des riches plus riches : les enjeux « égalitaires » de la réforme des CROUS, Philippe Selosse
Leurs intentions sont pures, Julia Bodin
Recherche : l’apogée d’une vision utilitariste, Henri Audier
Quand enterrerons-nous les fossoyeurs ?, Hélène Cherrucresco
« Et d’ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabres… » ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu’il aurait été utile qu’elle contemplât, Déborah Blocker
Apprenons du malheur du pays des All Blacks, Ian Vickridge
Et si c’était maintenant que ça commençait ? Sauvons l’Université !
Les auteurs : Henri Audier, Geneviève Azam, Déborah Blocker, Julia Bodin, Claire-Akiko Brisset, Isabelle Bruno, Didier Chatenay, Hélène Cherrucresco, Christian de Montlibert, Georges Debrégeas, Antoine Destemberg, Olivier Ertzscheid, Marcel Gauchet, Pierre Jourde, Christophe Mileschi, Daniel Mortier, Frédéric Neyrat, Sylvain Piron, Michel Saint-Jean, SLU (Sauvons l’Université !), Philippe Selosse, Charles Soulié, Isabelle This Saint-Jean, Alain Trautmann, Ian Vickridge.
« Depuis combien de temps n’avons-nous pas un débat sur quelle était la politique scientifique de la France ? C’est quand même un sujet ! » Ainsi que l’a lui-même réclamé le 22 janvier 2009 Nicolas Sarkozy dans son discours « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation », le débat a eu lieu. En partie suscité par ce même discours au style inimitable, il s’est tenu dans les universités, dans les laboratoires de recherche et dans la rue. Il a été conduit par des enseignants-chercheurs, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, par des étudiants et par des concitoyens durant des mois. Parallèlement à d’autres mouvements sociaux inédits comme la lutte contre la réforme de l’hôpital public, ses acteurs ont eu le sentiment de mener seuls ce débat. Ils se sont heurtés à un gouvernement non seulement sourd à toutes les formes de protestation, mais avant tout soucieux de priver de toute crédibilité ce mouvement de grève et de contestation unique, dans l’histoire de l’université française, par son ampleur et sa longueur. Certes, les « réformes » mises en œuvre progressivement ne datent pas d’hier, mais ce gouvernement a plus à cœur que d’autres d’accélérer le processus de marchandisation du service public, n’hésitant pas au besoin à user de mensonges flagrants, complaisamment relayés par les médias. Le but de ce livre est de rétablir quelques vérités et de permettre à des acteurs du mouvement de s’exprimer : qu’est-ce que l’université et plus généralement le monde de la recherche aujourd’hui ? Quelles sont ces « réformes » qu’on veut leur imposer et pourquoi s’y opposent-ils avec tant d’énergie ?
ISBN : 978-2-91496861-4
368 pages
Ft : 14 x 22 cm
Prix 22€
Table des matières
La « guerre de l’intelligence » m’a tuer, Claire-Akiko Brisset
L’autonomie des universités veut dire la mise au pas des universitaires, Marcel Gauchet
Réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche : une contre-révolution, Michel Saint-Jean et Isabelle This Saint-Jean
Pour une vraie réforme de notre système d’enseignement supérieur et de recherche, Alain Trautmann, Georges Debrégeas et Didier Chatenay
« Oui chef, bien chef », Christian de Montlibert
L’institution universitaire face à l’économie de la connaissance, Geneviève Azam
Pour comprendre les « réformes » de l’Université et y résister, changeons d’échelle ! La stratégie de Lisbonne et les mobilisations européennes contre le « marché de la connaissance », Isabelle Bruno
Un commentaire de texte du discours de Nicolas Sarkozy : « À l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation » (22 janvier 2009), Antoine Destemberg
L’université aux prises avec l’idéologie de la performance, Sylvain Piron
Les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail ! Pierre Jourde
Modulation de service : un décret au service d’une décrépitude annoncée, Olivier Ertzscheid
Réforme du statut des enseignants-chercheurs : une période de glaciation intellectuelle commence, Christophe Mileschi
La « réforme » du CNU, Daniel Mortier
Une leçon pour Valérie Pécresse : les inégalités sociales dans l’enseignement supérieur, Charles Soulié
L’Université payante, dernier pan de la modernisation universitaire libérale, Frédéric Neyrat
Des pauvres plus pauvres, des riches plus riches : les enjeux « égalitaires » de la réforme des CROUS, Philippe Selosse
Leurs intentions sont pures, Julia Bodin
Recherche : l’apogée d’une vision utilitariste, Henri Audier
Quand enterrerons-nous les fossoyeurs ?, Hélène Cherrucresco
« Et d’ailleurs, au fond, que veulent-ils ? Encore deux ans de palabres… » ou comment Valérie Pécresse évita de voir à Berkeley ce qu’il aurait été utile qu’elle contemplât, Déborah Blocker
Apprenons du malheur du pays des All Blacks, Ian Vickridge
Et si c’était maintenant que ça commençait ? Sauvons l’Université !
jeudi 5 novembre 2009
L'UPEC bientôt dans le classement de Schanghaï?
Après le récent communiqué du service de communication de l’université (voir ci-dessous) qui nous fait tous rêver de voir prochainement Paris12, pardon l'UPEC, se valoriser son positionnement dans le classement de Shanghai grâce à son sigle, une grave question se pose au blog Paris12-en-lutte: Devons-nous devenir UPEC-en-lutte? Ne serait-il pas plus prudent de créer notre propre sigle comme par exemple UMP-EL (Université Médiatisée Paris Est en lutte)? Faut-il ouvrir un concours de sigle? consulter un bureau d'étude? prévoir une période de transition ? Ou alors carrément et courageusement lancer l’UGEC-en-lutte (Union générale des enseignants de Créteil en lutte).
La question est sérieusement... posée.
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s collègues,
L'évolution du nom de notre université a été votée par le Conseil d'Administration le 23 octobre dernier.
Cette évolution ouvre un chantier de communication dont l'objectif est de valoriser le positionnement de l'université et d'améliorer nos modes de communication.
Pour vous aider pendant cette période de transition, vous trouverez ci-joint les visuels à utiliser sur vos supports administratifs et de communication, ainsi que quelques recommandations.
Le service communication
La question est sérieusement... posée.
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Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s collègues,
L'évolution du nom de notre université a été votée par le Conseil d'Administration le 23 octobre dernier.
Cette évolution ouvre un chantier de communication dont l'objectif est de valoriser le positionnement de l'université et d'améliorer nos modes de communication.
Pour vous aider pendant cette période de transition, vous trouverez ci-joint les visuels à utiliser sur vos supports administratifs et de communication, ainsi que quelques recommandations.
Le service communication
Mobilisation de masse dans les universités autrichiennes
Le 30 octobre 2009
La majorité des universités autrichiennes toujours occupées!
Chronologie de la mobilisation
Ces dernières années, la situation des universités autrichiennes n¹a cessé de se dégrader: introduction de droits de scolarité, recul de l¹accès garanti à tous ceux désireux d¹étudier, manque de places dans les cursus.
Les deux causes principales de ces problèmes sont le manque de financement public, et l¹introduction hâtive du LMD qui fut notamment utilisée pour restreindre l¹accès à des filières entières. Les raisons de se mobiliser ne manquaient donc pas, depuis des années. Jeudi 22 octobre, une goutte d¹eau a fini par faire déborder le vase.
Ce jour, à midi, se sont rassemblés des centaines d¹étudiants des Beaux-Arts et de l¹université de Vienne, avec pour objectif d¹attirer l¹attention sur les problèmes universitaires. Rapidement, ces manifestants se sont décidés à occuper l¹Audimax de l¹université de Vienne (le plus grand amphi d¹Autriche). La nouvelle de l¹occupation s¹est alors répandue comme une traînée de poudre, et de nombreux étudiants vinrent prêter main forte.
Ce qui a ainsi commencé comme une protestation spontanée est devenu en moins de huit jours une mobilisation de la quasi-totalité des universités autrichiennes; partout se multiplièrent occupations de bâtiments et manifestations. Ainsi l¹université de Vienne est-elle occupée en permanence par plusieurs milliers de personnes des groupes auto-organisés se chargeant de résoudre les différents problèmes logistiques, de l¹approvisionnement à l¹organisation des premiers secours en passant par le soutien juridique; par ailleurs, une centaine de groupes de travail thématiques discutent des alternatives possibles, aussi bien en ce qui concerne la politique universitaire qu¹à propos des problèmes sociaux englobants. Et sept jours après le début de l¹occupation, une manifestation a rassemblé dans Vienne 40.000 personnes soit l¹une des plus grandes manifestations universitaires que l¹Autriche ait jamais connue (NdT: l¹université de Vienne compte environ 70.000 étudiants). Et le lendemain, à Graz, la deuxième plus grande ville autrichienne, des milliers d¹étudiants se retrouvaient eux aussi dans la rue.
Les revendications des étudiants sont larges: ainsi la démocratisation et le financement suffisant des universités sont-ils à l¹ordre du jour, aussi bien que le droit de chacun à l¹accès à l¹enseignement supérieur, ou un quota de 50% de femmes à tous les niveaux de l¹université. De nombreuses organisations, autrichiennes et étrangères, se sont solidarisées avec le mouvement étudiant; par ailleurs, de nombreux enseignants soutiennent les revendications des étudiants. La dynamique de la mobilisation, et le grand nombre de ces soutiens, font que les étudiants sont bien décidés à poursuivre l¹occupation des universités, et à mener toute action de protestation nécessaire pour parvenir à leurs fins.
Contacts:
mail: internationalpress.unsereuni@gmail.com
http://unsereuni.at/?p=3983&lang=fr
Comme d'habitude, nous ne pouvons pas vraiment compter sur les médias dits d'information pour être informés.
La majorité des universités autrichiennes toujours occupées!
Chronologie de la mobilisation
Ces dernières années, la situation des universités autrichiennes n¹a cessé de se dégrader: introduction de droits de scolarité, recul de l¹accès garanti à tous ceux désireux d¹étudier, manque de places dans les cursus.
Les deux causes principales de ces problèmes sont le manque de financement public, et l¹introduction hâtive du LMD qui fut notamment utilisée pour restreindre l¹accès à des filières entières. Les raisons de se mobiliser ne manquaient donc pas, depuis des années. Jeudi 22 octobre, une goutte d¹eau a fini par faire déborder le vase.
Ce jour, à midi, se sont rassemblés des centaines d¹étudiants des Beaux-Arts et de l¹université de Vienne, avec pour objectif d¹attirer l¹attention sur les problèmes universitaires. Rapidement, ces manifestants se sont décidés à occuper l¹Audimax de l¹université de Vienne (le plus grand amphi d¹Autriche). La nouvelle de l¹occupation s¹est alors répandue comme une traînée de poudre, et de nombreux étudiants vinrent prêter main forte.
Ce qui a ainsi commencé comme une protestation spontanée est devenu en moins de huit jours une mobilisation de la quasi-totalité des universités autrichiennes; partout se multiplièrent occupations de bâtiments et manifestations. Ainsi l¹université de Vienne est-elle occupée en permanence par plusieurs milliers de personnes des groupes auto-organisés se chargeant de résoudre les différents problèmes logistiques, de l¹approvisionnement à l¹organisation des premiers secours en passant par le soutien juridique; par ailleurs, une centaine de groupes de travail thématiques discutent des alternatives possibles, aussi bien en ce qui concerne la politique universitaire qu¹à propos des problèmes sociaux englobants. Et sept jours après le début de l¹occupation, une manifestation a rassemblé dans Vienne 40.000 personnes soit l¹une des plus grandes manifestations universitaires que l¹Autriche ait jamais connue (NdT: l¹université de Vienne compte environ 70.000 étudiants). Et le lendemain, à Graz, la deuxième plus grande ville autrichienne, des milliers d¹étudiants se retrouvaient eux aussi dans la rue.
Les revendications des étudiants sont larges: ainsi la démocratisation et le financement suffisant des universités sont-ils à l¹ordre du jour, aussi bien que le droit de chacun à l¹accès à l¹enseignement supérieur, ou un quota de 50% de femmes à tous les niveaux de l¹université. De nombreuses organisations, autrichiennes et étrangères, se sont solidarisées avec le mouvement étudiant; par ailleurs, de nombreux enseignants soutiennent les revendications des étudiants. La dynamique de la mobilisation, et le grand nombre de ces soutiens, font que les étudiants sont bien décidés à poursuivre l¹occupation des universités, et à mener toute action de protestation nécessaire pour parvenir à leurs fins.
Contacts:
mail: internationalpress.unsereuni@gmail.com
http://unsereuni.at/?p=3983&lang=fr
Comme d'habitude, nous ne pouvons pas vraiment compter sur les médias dits d'information pour être informés.
vendredi 30 octobre 2009
Le référentiel des services d'enseignement en question
Pour débattre sur ce sujet, entre autre, une réunion aura lieu avec les élus FSU du CTP :
Jeudi 5 nov de 12h30 à 14h
en salle de réunion de la Maison de l'étudiant du CMC
--------------------------------------------------------------------------------
Cher.e.s Collègues,
Comme vous le savez, le CTP puis le CA seront amenés à délibérer sur le degré de prise en compte dans le service des tâches mentionnées dans le Référentiel National institué par l'Arrêté du 31 juillet 2009 (cf. page web ci-dessus). Certes, le MESR s'est efforcé de restreindre le champ de cette innovation (catégories concernées, typologie des tâches référencées, absence de financement dédié). Si le SGEN semble s'en satisfaire (cf. CdP ci-joint), le SNESUP a souligné l'insuffisance de prise en compte des tâches et le caractère par trop local de leur mode de prise en compte. Nous avons demandé et obtenu la mise en place d'un Comité de Suivi au plan national (j'en fais partie) afin d'aller plus loin que l'Arrêté dans la nomenclature des tâches et dans l'explicitation de leur prise en compte.
Interrogée sur sa mise en oeuvre à Paris 12, la Direction rencontrée le mardi 20 octobre par une Délégation de la FSU-Paris 12 a annoncé une phase de concertation destinée à définir les montants horaires correspondant aux diverses tâches. Elle a indiqué que seraient d'abord prises en compte les directions d'équipes de recherche ainsi que les tâches induites par les mandats électifs. Nous demanderons qu'il en soit également ainsi pour l'ensemble du tableau d'équivalence.
Afin de peser en faveur d'une prise en compte la plus appropriée des mille et une tâches venant alourdir nos charges de travail, les élu.e.s FSU du CTP et du CA recueilleront les avis et agiront pour une application pleine et entière du tableau d'équivalence, assortie de forfaits à la mesure des charges assurées. Compte tenu de l'ampleur du " chantier " (nous y avons consacré 3 après-midi au Ministère), un groupe de travail du CTP consacré à ce sujet devrait formuler des propositions à débattre par le CTP puis par le CA de Paris 12.
Merci de parcourir les textes afférents et émettre des propositions sur les libellés et montants horaires qui vous sembleront pertinents. Cela suppose généralement d'entrer dans le contenu des tâches. Ainsi par exemple, le " Suivi du stage d'un étudiant " peut recouvrir divers degrés d'implication (simple présence à la soutenance, visite in situ, etc), ce que certaines UFR ont déjà en partie codifié.
La question du champ des catégories concernées (l'Arrêté est une application du Décret portant statut des enseignants-chercheurs) pourra être également soulevée.
Sites à consulter:
http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?cid=240&ptid=5&aid=4275
http://www.cfdt.fr/rewrite/article/21154/salle-de-presse/
Jeudi 5 nov de 12h30 à 14h
en salle de réunion de la Maison de l'étudiant du CMC
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Cher.e.s Collègues,
Comme vous le savez, le CTP puis le CA seront amenés à délibérer sur le degré de prise en compte dans le service des tâches mentionnées dans le Référentiel National institué par l'Arrêté du 31 juillet 2009 (cf. page web ci-dessus). Certes, le MESR s'est efforcé de restreindre le champ de cette innovation (catégories concernées, typologie des tâches référencées, absence de financement dédié). Si le SGEN semble s'en satisfaire (cf. CdP ci-joint), le SNESUP a souligné l'insuffisance de prise en compte des tâches et le caractère par trop local de leur mode de prise en compte. Nous avons demandé et obtenu la mise en place d'un Comité de Suivi au plan national (j'en fais partie) afin d'aller plus loin que l'Arrêté dans la nomenclature des tâches et dans l'explicitation de leur prise en compte.
Interrogée sur sa mise en oeuvre à Paris 12, la Direction rencontrée le mardi 20 octobre par une Délégation de la FSU-Paris 12 a annoncé une phase de concertation destinée à définir les montants horaires correspondant aux diverses tâches. Elle a indiqué que seraient d'abord prises en compte les directions d'équipes de recherche ainsi que les tâches induites par les mandats électifs. Nous demanderons qu'il en soit également ainsi pour l'ensemble du tableau d'équivalence.
Afin de peser en faveur d'une prise en compte la plus appropriée des mille et une tâches venant alourdir nos charges de travail, les élu.e.s FSU du CTP et du CA recueilleront les avis et agiront pour une application pleine et entière du tableau d'équivalence, assortie de forfaits à la mesure des charges assurées. Compte tenu de l'ampleur du " chantier " (nous y avons consacré 3 après-midi au Ministère), un groupe de travail du CTP consacré à ce sujet devrait formuler des propositions à débattre par le CTP puis par le CA de Paris 12.
Merci de parcourir les textes afférents et émettre des propositions sur les libellés et montants horaires qui vous sembleront pertinents. Cela suppose généralement d'entrer dans le contenu des tâches. Ainsi par exemple, le " Suivi du stage d'un étudiant " peut recouvrir divers degrés d'implication (simple présence à la soutenance, visite in situ, etc), ce que certaines UFR ont déjà en partie codifié.
La question du champ des catégories concernées (l'Arrêté est une application du Décret portant statut des enseignants-chercheurs) pourra être également soulevée.
Sites à consulter:
http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?cid=240&ptid=5&aid=4275
http://www.cfdt.fr/rewrite/article/21154/salle-de-presse/
L'AGEC, une association étudiante locale pour des luttes globales
Association Générale des Etudiants de Créteil
http://agec.forumactif.com/forum.htm
Préambule
L’éducation doit être au cœur d’une politique émancipatrice de l’Homme, pour concourir à sa liberté, à son autonomie, à son détachement des contraintes tant matérielles qu’idéologiques, qu’elles soient acquises ou innées. Nous luttons pour la reconnaissance d’un droit universel et inaliénable à l’éducation et à l’accès au savoir.
Les changements radicaux progressistes et démocratiques ont toujours réservé une place prépondérante à l’éducation et à l’instruction. En 1793, l’article 22 de la Déclaration des Droits accompagnant la Constitution dispose que « l’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens. » Après la seconde guerre mondiale, le préambule de la constitution de 1946 (article 13) énonce : « La Nation garantie l’égal accès de l’enfant à l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ». Nous revendiquons l’héritage de ce combat pour l’ouverture à tous de l’éducation.
Dans la continuité de la charte d’Amiens (1906), nous nous inscrivons pleinement dans la tradition du syndicalisme de lutte et affirmons notre indépendance à l’égard de tout parti et de tout groupe politique, syndical ou religieux. Notre indépendance est aussi financière. Seuls les militants contrôleront leur syndicat. En tant que syndicat étudiant, nous nous revendiquons de la Charte de Grenoble (1946) ainsi que des bases fondamentales du syndicalisme étudiant.
Nous constatons le manque de représentativité des conseils universitaires ainsi que l’opacité totale de leur fonctionnement. C’est pourquoi nous nous engageons à promouvoir un fonctionnement transparent, démocratique et paritaire dans lequel la présidence de l’université n’assurerait qu’un rôle technique ( application des votes des conseils).
Contre l’idéologie et les politiques de casse du service public, fondées sur la recherche du profit à tout prix
Depuis plus de 30 ans, le gouvernement français et l’union européenne se sont lancés dans un vaste processus de démantèlement des services publics qui vise à soumettre l’intérêt général aux intérêts privés, à la loi du marché. L’ouverture de ces nouveaux secteurs à la concurrence signifie de nouvelles sources de profits. Ainsi, dans tous les domaines relevant d’une mission de service public fourni pas l’Etat (éducation, santé, justice, information, culture…), les administrations publiques sont progressivement mises en concurrence avec des prestataires de services privés soumis à la loi de la rentabilité.
L’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas épargnés par ce processus généralisé de privatisation et de marchandisation des services publics. L’université n’est pas coupée de la société et subit les même attaques que les autres secteurs professionnels, tant en France qu’en Europe, et plus largement dans le monde, car les politiques néo-libérales n’ont de cesse de promouvoir l’idée selon laquelle une bonne université aujourd’hui est une université capable d’affronter le marché mondial et la concurrence : c’est contre cette conception de l’université que nous nous battons. En France, la loi LRU (2007), qui s’inscrit dans le cadre du processus de Bologne initié en 1999 au niveau européen, est l'application directe au droit français de cette idéologie.
Pour une université émancipatrice et la reconnaissance d’un droit universel à l’éducation
Les dernières réformes (depuis Bologne) instaurent une nouvelle vision de l'éducation. Celle ci n'est plus conçue comme un droit universel (ce qui justifie sa prise en charge par la communauté) mais comme un investissement économique individuel. Dans nos écoles, nos collèges, nos lycées et nos universités, nous faisons le constat de l’exclusion structurelle de toute une partie de la jeunesse. C’est donc l’ensemble du système éducatif de la maternelle à l’université qu’il faut repenser, pour une Ecole et une Université réellement ouvertes à tous, quelle que soit leur origine économique, sociale, culturelle et leur histoire personnelle. Conscients du fait que le système éducatif est le produit du système social et économique d’une société donnée, la réflexion sur la refondation du système éducatif ne peut être dissociée d’une réflexion plus vaste sur la refondation du système social et économique.
Nous nous battons pour une Université émancipatrice, fondée sur la transmission et l’échange d’un savoir qui n’admet aucune limite et le développement de l’esprit critique de chaque individu. Nous nous battons pour une Université qui éveille les consciences, qui forme des hommes libres et des citoyens, et non pas une main d’œuvre docile dont les compétences sont adaptées aux exigences et aux besoins des intérêts privés.
Nous luttons dans l’intérêt collectif de tous les étudiants de l’université. Nous voulons une université ouverte à tous, nous réclamons l’amélioration des conditions de vie et de meilleures conditions de travail et d’étude pour tous les acteurs de la vie universitaire. Nous dénonçons le fait que certains étudiants et/ou travailleurs à l’université ne puissent être régularisés. Nous affirmons notre attachement à une université publique, réellement gratuite, et laïque.
« Communauté universitaire » : une nécessité
L'Université est un lieu d'enseignement, de recherche, d'échanges. Nous considérons qu'il doit exister une « communauté universitaire » dont les différents acteurs – personnels iatoss, enseignants, étudiants – travaillent ensemble dans un intérêt commun : celui de la connaissance et de la diffusion du savoir. Le cloisonnement et les divisions signifient la régression pour tous.
Notre démarche s'inscrit ainsi dans le refus du corporatisme et dans le choix de la solidarité au sein de l'université. Par cette convergence des luttes, nous nous battons pour des conditions de travail décentes pour tous et refusons les contrats précaires en perpétuelle augmentation dans notre université.
La solidarité est aussi une arme
Construire une lutte unitaire au sein de l’université est un premier pas vers la convergence des luttes au sein de la société. Les intérêts des étudiants restent en tout état de cause étroitement liés aux intérêts des travailleurs car ils sont pour la plupart déjà salariés et seront les travailleurs de demain. Nous nous déclarons solidaires des divers mouvements sociaux menés à travers le monde et exprimons concrètement notre solidarité en brisant localement la logique corporatiste et en luttant ensemble pour l’émancipation de tous.
Dans cette optique, nous nous déclarons solidaires des luttes :
-Anti-impérialistes : nous soutenons tous les peuples en lutte contre l'oppression politique et économique des grandes puissances mondiales.
-Anticolonialistes : nous réaffirmons le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et condamnons les pratiques xénophobes et néo-coloniales au sein même de notre pays.
-Antifascistes: nous sommes partisans d’un antifascisme radical et refusons que tout mouvement fasciste puisse s’implanter de près ou de loin autour de l’université.
-Antiracistes : nous rejetons la xénophobie, sentiment uniquement fondée sur la haine et le mépris de l’autre mais aussi le racisme d’Etat qui oppresse les populations issues de l’immigration.
-Antisexistes et antihomophobes : nous luttons contre les idées et les pratiques sexistes et homophobes au sein du syndicat comme au sein de l’université et de la société entière.
-Contre la criminalisation des luttes sociales, qui vise à tuer le droit à la contestation et sert à justifier la violence et la répression policière.
Et demain
Nous nous engageons à porter ce projet et ne nous dissoudrons que lorsque celui-ci sera achevé.
http://agec.forumactif.com/forum.htm
Préambule
L’éducation doit être au cœur d’une politique émancipatrice de l’Homme, pour concourir à sa liberté, à son autonomie, à son détachement des contraintes tant matérielles qu’idéologiques, qu’elles soient acquises ou innées. Nous luttons pour la reconnaissance d’un droit universel et inaliénable à l’éducation et à l’accès au savoir.
Les changements radicaux progressistes et démocratiques ont toujours réservé une place prépondérante à l’éducation et à l’instruction. En 1793, l’article 22 de la Déclaration des Droits accompagnant la Constitution dispose que « l’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens. » Après la seconde guerre mondiale, le préambule de la constitution de 1946 (article 13) énonce : « La Nation garantie l’égal accès de l’enfant à l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’Etat ». Nous revendiquons l’héritage de ce combat pour l’ouverture à tous de l’éducation.
Dans la continuité de la charte d’Amiens (1906), nous nous inscrivons pleinement dans la tradition du syndicalisme de lutte et affirmons notre indépendance à l’égard de tout parti et de tout groupe politique, syndical ou religieux. Notre indépendance est aussi financière. Seuls les militants contrôleront leur syndicat. En tant que syndicat étudiant, nous nous revendiquons de la Charte de Grenoble (1946) ainsi que des bases fondamentales du syndicalisme étudiant.
Nous constatons le manque de représentativité des conseils universitaires ainsi que l’opacité totale de leur fonctionnement. C’est pourquoi nous nous engageons à promouvoir un fonctionnement transparent, démocratique et paritaire dans lequel la présidence de l’université n’assurerait qu’un rôle technique ( application des votes des conseils).
Contre l’idéologie et les politiques de casse du service public, fondées sur la recherche du profit à tout prix
Depuis plus de 30 ans, le gouvernement français et l’union européenne se sont lancés dans un vaste processus de démantèlement des services publics qui vise à soumettre l’intérêt général aux intérêts privés, à la loi du marché. L’ouverture de ces nouveaux secteurs à la concurrence signifie de nouvelles sources de profits. Ainsi, dans tous les domaines relevant d’une mission de service public fourni pas l’Etat (éducation, santé, justice, information, culture…), les administrations publiques sont progressivement mises en concurrence avec des prestataires de services privés soumis à la loi de la rentabilité.
L’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas épargnés par ce processus généralisé de privatisation et de marchandisation des services publics. L’université n’est pas coupée de la société et subit les même attaques que les autres secteurs professionnels, tant en France qu’en Europe, et plus largement dans le monde, car les politiques néo-libérales n’ont de cesse de promouvoir l’idée selon laquelle une bonne université aujourd’hui est une université capable d’affronter le marché mondial et la concurrence : c’est contre cette conception de l’université que nous nous battons. En France, la loi LRU (2007), qui s’inscrit dans le cadre du processus de Bologne initié en 1999 au niveau européen, est l'application directe au droit français de cette idéologie.
Pour une université émancipatrice et la reconnaissance d’un droit universel à l’éducation
Les dernières réformes (depuis Bologne) instaurent une nouvelle vision de l'éducation. Celle ci n'est plus conçue comme un droit universel (ce qui justifie sa prise en charge par la communauté) mais comme un investissement économique individuel. Dans nos écoles, nos collèges, nos lycées et nos universités, nous faisons le constat de l’exclusion structurelle de toute une partie de la jeunesse. C’est donc l’ensemble du système éducatif de la maternelle à l’université qu’il faut repenser, pour une Ecole et une Université réellement ouvertes à tous, quelle que soit leur origine économique, sociale, culturelle et leur histoire personnelle. Conscients du fait que le système éducatif est le produit du système social et économique d’une société donnée, la réflexion sur la refondation du système éducatif ne peut être dissociée d’une réflexion plus vaste sur la refondation du système social et économique.
Nous nous battons pour une Université émancipatrice, fondée sur la transmission et l’échange d’un savoir qui n’admet aucune limite et le développement de l’esprit critique de chaque individu. Nous nous battons pour une Université qui éveille les consciences, qui forme des hommes libres et des citoyens, et non pas une main d’œuvre docile dont les compétences sont adaptées aux exigences et aux besoins des intérêts privés.
Nous luttons dans l’intérêt collectif de tous les étudiants de l’université. Nous voulons une université ouverte à tous, nous réclamons l’amélioration des conditions de vie et de meilleures conditions de travail et d’étude pour tous les acteurs de la vie universitaire. Nous dénonçons le fait que certains étudiants et/ou travailleurs à l’université ne puissent être régularisés. Nous affirmons notre attachement à une université publique, réellement gratuite, et laïque.
« Communauté universitaire » : une nécessité
L'Université est un lieu d'enseignement, de recherche, d'échanges. Nous considérons qu'il doit exister une « communauté universitaire » dont les différents acteurs – personnels iatoss, enseignants, étudiants – travaillent ensemble dans un intérêt commun : celui de la connaissance et de la diffusion du savoir. Le cloisonnement et les divisions signifient la régression pour tous.
Notre démarche s'inscrit ainsi dans le refus du corporatisme et dans le choix de la solidarité au sein de l'université. Par cette convergence des luttes, nous nous battons pour des conditions de travail décentes pour tous et refusons les contrats précaires en perpétuelle augmentation dans notre université.
La solidarité est aussi une arme
Construire une lutte unitaire au sein de l’université est un premier pas vers la convergence des luttes au sein de la société. Les intérêts des étudiants restent en tout état de cause étroitement liés aux intérêts des travailleurs car ils sont pour la plupart déjà salariés et seront les travailleurs de demain. Nous nous déclarons solidaires des divers mouvements sociaux menés à travers le monde et exprimons concrètement notre solidarité en brisant localement la logique corporatiste et en luttant ensemble pour l’émancipation de tous.
Dans cette optique, nous nous déclarons solidaires des luttes :
-Anti-impérialistes : nous soutenons tous les peuples en lutte contre l'oppression politique et économique des grandes puissances mondiales.
-Anticolonialistes : nous réaffirmons le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et condamnons les pratiques xénophobes et néo-coloniales au sein même de notre pays.
-Antifascistes: nous sommes partisans d’un antifascisme radical et refusons que tout mouvement fasciste puisse s’implanter de près ou de loin autour de l’université.
-Antiracistes : nous rejetons la xénophobie, sentiment uniquement fondée sur la haine et le mépris de l’autre mais aussi le racisme d’Etat qui oppresse les populations issues de l’immigration.
-Antisexistes et antihomophobes : nous luttons contre les idées et les pratiques sexistes et homophobes au sein du syndicat comme au sein de l’université et de la société entière.
-Contre la criminalisation des luttes sociales, qui vise à tuer le droit à la contestation et sert à justifier la violence et la répression policière.
Et demain
Nous nous engageons à porter ce projet et ne nous dissoudrons que lorsque celui-ci sera achevé.
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