- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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mardi 5 mai 2009
Examens perturbés à l’Université Paris 12 !
Face au mépris persistant du gouvernement et au passage en force des décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le Conseil national des universités et sur le contrat doctoral :
- un certain nombre d’enseignants mobilisés de la Faculté de langues, lettres et sciences humaines, et de la Faculté de sciences et technologie de l’Université Paris 12 ont décidé, conformément à l’appel de la 9e Coordination nationale des universités, de surseoir à la tenue des examens qui devaient débuter aujourd’hui, lundi 4 mai 2009 ;
- d’autres enseignants ont décidé de retenir les notes d’examens malgré les pressions exercées au niveau local et national pour les en dissuader ;
- au-delà de la diversité des moyens d’action, de nombreux autres collègues qui ont décidé de tenir leurs examens, restent mobilisés contre les décrets déjà promulgués et contre les autres réformes en cours.
Les enseignants mobilisés de Paris 12
Créteil, le 04 mai 2009
RAPPEL:
Assemblée Générale Unitaire
Jeudi à 18h dans l'Amphi Jaune.
L'horaire décalé de cette AG tient compte du fait que de nombreux étudiants seront en partiels ou en DST tout au long de la journée.
L'ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES
Depuis mille heures, nous tournons place de Grève, jour et nuit, comme nous l'avions annoncé lorsque nous sommes venus y déposer notre ultimatum, le 16 mars.
Depuis mille heures, des enseignants chercheurs, des chercheurs, des personnels biatoss, des étudiants, les IUFM, des artistes, des citoyens ayant à coeur de défendre l'indépendance de la pensée, marchent jour et nuit pour manifester leur refus de la LRU.
Depuis mille heures, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont succédé en place de grève, issues de toutes les universités d'Ile de France, et parfois même de province, de toutes les disciplines. Des universitaires que la loi LRU voudrait placer en concurrence les uns avec les autres témoignent, ici, de leur entière solidarité, de cette idée d'une communauté que les tenants du marché ne sauraient ni admettre ni peut-être même comprendre. Depuis mille heures, nous avons défendu une idée de l'université ouverte sur l'avenir, populaire, démocratique, tout entière vouée à sa mission qui est de former des générations d'étudiants et de contribuer à la création de savoirs nouveaux.
Aujourd'hui, alors que la mille-et-unième heure vient de passer, force est de constater que le gouvernement n'a rien voulu entendre de nos revendications. Il s'est entêté à tenir une posture idéologique qui admet pour seul prédicat la rentabilité immédiate, qui stigmatise le risque de la pensée comme un luxe inutile et toutes libertés de recherche comme autant de privilèges. Aux négociations, ce gouvernement a préféré s'en tenir à la menace et au mensonge.
Mais à trop vouloir affirmer que tous les problèmes sont résolus et que le mouvement des universités s'essouffle, cette politique de communication a perdu toute crédibilité. Et c'est ici la première victoire de notre ronde infinie des obstinés et du mouvement universitaire. Depuis plus de mille heures, y ont tourné des universitaires dont certains assumaient une grève totale de leur service enseignant, tandis que d'autres substituaient aux cours habituels des séminaires de grève, et que d'autres encore, en raison de la préparation de concours, apportaient à leurs étudiants la totalité des enseignements dont ils pouvaient avoir besoin. Cette hétérogénéité n'a jamais occasionné la moindre dissension parmi nous, et la ronde a permis à chacun de marquer sa détermination, de s'inscrire dans un mouvement de résistance face à une politique que tous condamnent avec la même fermeté.
La ronde infinie des obstinés, en convergence avec tous ceux qui luttent contre ces décrets, témoigne de notre engagement à obtenir leur abrogation, et dès maintenant à en refuser l'application. Les maquettes de mastérisation continueront de tourner dans l'infini de notre refus et les modulations de service se dissoudront dans notre commune obstination. Au silence des gouvernants, la ronde infinie des obstinés oppose le flux permanent de nos paroles. Et sous chacune de ces paroles, c'est un nouvel acte contre cette politique qui est inventé.
À travers ces mille heures de marche ininterrompue, c'est bien une résistance qui s'est engagée. Et cette résistance s'exercera jusqu'à ce que le gouvernement apporte des réponses à la mesure de la crise profonde qu'il a provoquée par la LRU, et jusqu'à ce qu'il ouvre de véritables négociations.
Non seulement la ronde infinie des obstinés n'est pas prête de se dissoudre, mais elle compte bien intensifier son action, se trouver de nouveaux terrains d'application et de nouvelles déclinaisons temporelles de l'infini.
A l'issue de ces mille heures, c'est donc un second ultimatum que nous posons aujourd'hui. Aucun des quatre points qui ont suscité notre présence place de grève n'a reçu de réponse satisfaisante. La ronde infinie des obstinés tout au long du mois de mai déclenchera donc autant de rondes intempestives que cela sera nécessaire, à Paris comme en Province. Que nos ministres de tutelle le sachent, notre marche lancinante et déterminée n'est pas prête de rompre. Elle entre dans une dynamique centrifuge, elle réapparaîtra plus massive et intempestive et s'associera plus encore aux autres secteurs en lutte.
Ainsi, si le 1er juin, aucune avancée significative de nos revendications n'est constatée, la ronde infinie des obstinés s'invitera dans le débat des élections européennes. De toutes les universités, nous convergerons vers un nouveau point de ronde et nous reprendrons notre marche, jour et nuit, pour rappeler à l'opinion le peu de cas que ce gouvernement fait de l'université et de notre avenir à tous.
dimanche 3 mai 2009
Dans les facs et dans les boîtes, un premier mai unitaire de résistance.
jeudi 30 avril 2009
Détournement d'AG à Créteil : nos compliments aux managers-décideurs de l’université!
Nos compliments aux nouveaux managers de l’équipe présidentielle, aux chefs de service, petits et grands, qui ont réussi à dresser les personnels les uns contre les autres et contre les étudiants, faisant ainsi d'abord le jeu de la politique gouvernementale.
Tous les problèmes posés par la LRU restent entiers. Les personnels de l'université, biatos, enseignants, chercheurs, et les étudiants ne peuvent se diviser dans la lutte contre le démantèlement des services publics. Ils se retrouveront dans l'action.
Paris 12 en lutte n’était pas à la fête aujourd'hui, mais participera demain à la fête des travailleurs sous sa bannière et avec ses revendications:
- Pour le retrait des décrets sur les enseignants-chercheurs,
- Contre la mastérisation au rabais et le contrat doctoral
- Contre la LRU:la marchandisation du savoir et la concurrence
- Contre le démantèlement l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
- Pour la défense des emplois publics et le maintien d'un service de qualité dans l'Education,
Vendredi 1er Mai à Denfert-Rochereau
Rendez-vous : 14h métro St Jacques
mercredi 29 avril 2009
La 9e Coordination Nationale des Universités appelle à ne pas tenir les examens
PARIS (AFP) — La Coordination nationale des universités, réunie mercredi à l’université Paris IV, a appelé les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs “à ne pas organiser la tenue des examens jusqu’à la satisfaction de ses revendications”, a annoncé à l’AFP une porte-parole.
“La CNU appelle les enseignants-chercheurs et les personnels administratifs à ne pas organiser la tenue des examens jusqu’à la satisfaction de ses revendications”, a déclaré à l’AFP Sarah Hatchuel, professeur d’anglais à l’université du Havre et l’une des porte-parole de la CNU.
Cet appel a été voté par les représentants de 73 établissements (universités et instituts) réunis pour la neuvième fois depuis le début du conflit le 2 février.
“C’est bien dommage d’en arriver là, ça fend le coeur d’avoir à voter une telle motion, mais on en arrive à un point où on doit appeler à la non tenue des examens. La balle est dans le camp des deux ministres maintenant”, a ajouté Mme Hatchuel, faisant référence à Xavier Darcos (Education) et Valérie Pécresse (Enseignement supérieur et Recherche).
“Si les ministres tiennent à ce que les étudiants retournent en cours, alors qu’ils écoutent enfin la communauté universitaire”, a-t-elle poursuivi.
Dans sa plateforme de revendications, la Coordination demande entre autres le “retrait du projet de réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés”, et “le retrait du décret sur le staut des enseignants-chercheurs” publié au Journal officiel samedi dernier.
Elle demande aussi “le rétablissement des postes supprimés en 2009″ dans l’enseignement supérieur et la recherche ou encore “l’arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche” tels que le CNRS.
source : Universitaires et Universités en lutte
Pour en parler, rendez-vous jeudi 30 avril :
- 9h : AG enseignants toutes composantes 9h (amphi marron)
- 12h : AG unitaire (T500)
mardi 28 avril 2009
Paris 12 : Réunion-débat exceptionnelle, jeudi 30 avril 2009 à 9 heures
lundi 27 avril 2009
Pétition : Soutien aux enseignants-chercheurs mobilisés de Lille 2 menacés de sanctions administratives
Pour empêcher les sanctions étendons le mouvement!
Bon courage à tous !
Sophie Béroud
David Garibay
dimanche 26 avril 2009
Passage en force : les décrets parus le 23 avril
Décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et portant diverses dispositions relatives aux enseignants-chercheurs
Décret n° 2009-461 du 23 avril 2009 modifiant le décret n° 92-70 du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des universités
Décret n° 2009-462 du 23 avril 2009 relatif aux règles de classement des personnes nommées dans les corps d'enseignants-chercheurs des établissements publics d'enseignement supérieur et de recherche relevant du ministre chargé de l'enseignement supérieur
Décret n° 2009-464 du 23 avril 2009 relatif aux doctorants contractuels des établissements publics d'enseignement supérieur ou de recherche
Arrêté du 23 avril 2009 fixant le montant de la rémunération du doctorant contractuel
Pour une analyse des derniers mensonges de V. Pécresse et F. Fillon, voir Bis repetita... ? Rendez-vous le 28 avril, sur le site de SLR.
Pour protester contre ce passage en force scandaleux, rendez-vous mardi 28 avril 9h30 au CMC, 10 à H. Mondor ou 11h à Jussieu. Pour en savoir plus sur le calendrier de Paris 12 en lutte, cliquer ICI.
POUR PROTESTER ET ORGANISER LA RIPOSTE? SIGNER LA PETITION EN CLIQUANT SUR LE TITRE;









