- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- le démantèlement des concours de recrutement et le projet formation des enseignants des premier et second degrés
- les conséquences néfastes de la loi LRU pour les étudiants et tous les personnels enseignants, chercheurs, biatoss
- la remise en cause des statuts et des instances d'évaluation nationale
- la transformation des organismes de recherche en agences de moyens pour une recherche et un pilotage à court terme de la recherche et de l’enseignement supérieur par le pouvoir politique
- le contrat doctoral sans moyens réels
- la suppression des postes dans la recherche, l’enseignement, l’administration et les bibliothèques universitaires
- l'ouverture d'un marché du savoir et des enseignements du supérieur livré au secteur privé, commercial ou religieux.
L’Université n’est pas une entreprise, le savoir n’est pas une marchandise.
La professionnalisation à court terme n'est pas l'objectif premier de la formation universitaire.
L’investissement dans l'éducation à tous les niveaux est la plus sûre des relances.
Le gouvernement doit retirer ses décrets pour engager une véritable négociation avec les représentants des mouvements actuels et prendre en compte leurs propositions pour
- un service public de l'éducation de la maternelle à l'université accessible à tous
- une répartition égale des moyens de l'enseignement supérieur post-bac
- le développement des espaces de libertés pour l'enseignement et la recherche (libre débat, innovation, expérimentations, créations)
- des modes de recrutement et d'avancement reposant sur des critères nationaux explicites et transparents
Ce blog est modéré sous la responsabilité de la coordination des personnels en lutte et des organisations syndicales participant au mouvement.
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vendredi 9 avril 2010
LE CRACC EN FETE A NANTERRE SAMEDI 10 AVRIL
jeudi 18 mars 2010
Signez les pétitions pour une autre formation des enseignants
mardi 16 février 2010
Elections au Conseil de gestion de l'UFR LSH: Votez pour la liste "Démocratie et action"
Nous nous engageons à
- Travailler dans la transparence et la collégialité pour faire de l'UFR et de ses commissions des lieux d'échange et de décision.
- Faire vivre un débat ouvert dans ces année de mutation qui engagent l'identité de l'UFR et ses missions.
- Soutenir une politique des savoirs qui réaffirme et nourrisse le rôle social et culturel de l'université en Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales.
- Promouvoir la maîtrise du français, des langues étrangères, des savoirs et des cultures, nécessaires à l'épanouissement de chacun dans la société actuelle.
- Poursuivre les objectifs du plan Licence par une organisation pédagogique plus cohérente tenant compte des besoins de nos étudiants.
- Accompagner les étudiants et mieux les intégrer à la vie universitaire.
- Créer un cadre de travail plus convivial.
- Développer et rationaliser l'information et la communication.
- Renforcer les liens du Conseil d'IFR avec le Conseil Scientifique de l'UPEC et celui du PRES.
- Impliquer davantage les directions des équipes de recherche et la direction de l'école doctorale dans le fonctionnement de l'UFR.
- Elaborer collégialement des critères d'évaluation scientifique adaptés à nos disciplines.
Unanimité du conseil de l'UFR de LSH contre la mise en place des maquettes de mastérisation
Motion adoptée à l’unanimité des présents et représentés.
jeudi 11 février 2010
Une élection enseignante à ne pas négliger aujourd'hui
Scrutin du 11 février 2010 au CA de l’UPEC
Isabelle LABORDE-MILAA, née en 1953, est maître de conférences en Sciences du langage, à l’UFR de Lettres et Sciences Humaines. Enseignantedans le second degré pendant 15 ans, elle a occupé ensuite un poste deMC à l’université d’Amiens, avant sa mutation à Paris 12 (désormaisUPEC) en 2005. Elle est, par ailleurs, élue à la 7ème section du CNU. Son parcours de chercheure (analyse du discours) et d’enseignante l’aamenée à s’investir dans la formation professionnelle (enseignement,journalisme, communication, rédaction) universitaire.
Page personnelle: http://www.univ-paris12.fr/www/labos/ceditec/laborde.html
POURQUOI une ÉLECTION PARTIELLE à l’UPEC (Paris 12)
• Notre liste dans le Collège B avait obtenu 6 sièges sur 7 aux élection de 2008
• Deux élues de notre liste sont parties à la retraite : Françoise Friemel (Médecine) et Angelika Keller (Sciences)
QUELLE EST LA SITUATION EN 2010 ?
Autonomie ? C’est tout le contraire … La loi LRU est en fait une loi de soumission : la dépendance de l'Université vis à vis de
financeurs locaux pèsera à terme sur la recherche et sur l’offre de formation rendues de plus en plus inégalitaires ; mise en cause
aggravée des statuts du personnel : précarisation croissante [ contractuels faute d’emplois de titulaires ] et une subordination [ mode de
recrutement, avancement, primes, définition du service ] à la présidence de l'Université.
Au plan national, les organisations soutenant nos listes ont dit dès juin 2007 leur opposition à la logique et aux clauses de la loi « LRU »
avec maints syndicats et associations (CGT, UNSA, UNL, FCPE, LDH, JEC, Solidaires, …). Loin de s’opposer à tout changement, elles
ont présenté un Mémorandum en 10 propositions constructives pour un autre avenir universitaire, d’autres réponses aux besoins de
société. Les derniers textes et chantiers de la ministre sont alarmants : comités de sélection ad hoc sans élus, campus à plusieurs
vitesses, fausse professionnalisation, précarisation, … dans le contexte d’un budget 2010 en trompe-l’oeil sans création d’emploi ; et
d’un pilotage accru de la part de la DGESIP.
Au plan local de l’UPEC (Paris 12), nos élus ont alerté les collègues sur les dangers d’une nouvelle donne inégalitaire et
présidentialiste rompant – comme pour les PRES – avec le service public et avec la collégialité, en appelant à se saisir des textes
(loi + décrets), à prévenir leurs incidences et à soutenir le mouvement pour une autre réforme concertée du Supérieur et de la
Recherche. Le nouveau mode de scrutin au CA bafoue le pluralisme.
NOS ÉLUS RÉCLAMENT UN FONCTIONNEMENT À LA FOIS COLLÉGIAL ET DÉMOCRATIQUE SUR LES DOSSIERS EN CHANTIER :
• La politique d’avancement des personnels : le « tout-indemnités » risque d’exposer les personnels au clientélisme, de
développer la course à la prime et, au total, de détruire la collégialité. Nous veillerons à une application identique du Référentiel
National des Tâches dans toutes les composantes, qui privilégie les décharges d’enseignement dans la reconnaissance des
tâches, plutôt que l’attribution de primes.
• La politique de recrutement et de création d’emplois : savez-vous que le volume total des heures complémentaires
correspond à plus de 700 postes d’enseignant-chercheur ? Même si un volant d’heures est incompressible (par exemple :
interventions extérieures de professionnels), ce montant est très, trop élevé et appelle un rattrapage substantiel, par des
créations d’emplois de titulaires, pour notre université sous-encadrée.
• Le PRES "Université Paris – Est " : toute décision importante concernant le PRES devra faire l’objet d’un débat et d’un vote
au CA de l’UPEC ; les élus de notre liste le demanderont.
• La "Masterisation " : la version Pécresse-Châtel (en particulier la dernière circulaire) est notoirement une catastrophe … Nous
demandons son abandon et continuerons à nous battre (motions au CA) pour une formation bien articulée entre dimensions
disciplinaire et professionnelle et pour des contenus de concours de qualité. Cela implique le maintien de l’IUFM sur tous
ses sites et dans toutes ses missions, ainsi que la pérennité des emplois et des fonctions – selon les engagements formulés,
pour mémoire, lors de l’intégration de l’IUFM à Paris 12.
VOTEZ – Faites voter pour la candidate soutenue par le SNESUP – FSU avec SLR et le SNCS – FSU.
11 février: élections étudiantes aux trois conseils: la position de l'AGEC
- La LRU. Cette loi (Liberté et Responsabilité des Universités) entraine une concentration des pouvoirs entre les mains des présidents et affaiblit encore plus le pouvoir étudiant dans les universités. Elle prépare la privatisation des universités en organisant une prétendue « autonomie » où les capitaux privés et l’augmentation des frais d’inscription et de scolarité permettront de suppléer au désengagement financier de l’état et concrétise la casse du cadre national des diplômes. Contre cette destruction du service public de l’éducation, nous luttons pour une université émancipatrice, gratuite, laïque et ouverte à tous.
- La masterisation. C’est ainsi qu’on désigne la nouvelle formation des futurs enseignants, au terme d’un master : nous nous sommes mobilisés l’année dernière, cela a permis de repousser son application. Il faut désormais l’empêcher. En effet, en sus d’être inapplicable, elle ne mène qu’à une baisse de la qualité de la formation, exclue les étudiants aux moyens modestes du fait de l’allongement des études et permet à l’Etat d’embaucher des vacataires ayant réussi leur M2 mais n’ayant pas eu le concours, détruisant le statut et la fonction d’enseignant. Si la formation des enseignants est sans doute à repenser, cette réforme est la pire des solutions et ne répond absolument pas aux difficultés actuelles !
Les bourses et les logements. Les bourses sur critères sociaux et les logements ne dépendent pas directement de l’Université, mais du CROUS. Ce ne sont donc pas des enjeux pour ces élections : nous serons invités ultérieurement à voter pour nos représentants au CA du CROUS de Créteil. Il ne faut pas que nous nous laissions abuser par les gesticulations de certains syndicats, concernant des promesses qui ne sont même pas inscrites au budget – donc qui ne seront pas appliquées – et octroyées par le gouvernement en échange de leur soumission effective.
La transparence et la vie associative. Nous devons forcer l’Université à diffuser les informations dont elle dispose au lieu de les retenir et de ne les faire parvenir qu’aux syndicats qui lui sont soumis, parce que ce sont elles qui nous permettent de nous organiser efficacement et d’imposer notre intérêt étudiant. Il faut également en finir avec les lenteurs administratives imposées aux associations qui divergent des pouvoirs dominants à Paris 12, quand les associations proches de la direction sont choyées et soutenues financièrement.
lundi 8 février 2010
Dramatique concours de circonstance : nous voulons les écrits des concours au printemps 2011 !
- Il s'agirait de préparer les concours de professeurs des écoles comme ceux des professeurs des lycées et collèges en un mois (écrits des concours du CRPE, dont la nature des épreuve est modifiée, en septembre ; exemple d'un CAPES, celui d'histoire et géographie : écrits le 3 novembre) : comment mieux dire que les savoirs n'ont aucun sens, puisque les programme ne seront connus que tardivement ?
- Les épreuves de l'automne 2010 seraient de fait réservées aux collés de la session du printemps 2010, ce qui constituerait une entorse à l'égalité entre les candidats. Le concours 2011 serait-il conçu comme le rattrapage du concours 2010 ? Les candidats se présentant pour la première fois auront-ils l'occasion de préparer en temps réel les épreuves lors de « concours blancs » ?
- Les inscriptions aux concours sont annoncées à une date où nombre de candidats engagés dans la fameuse « année transitoire » ne sauront pas s'ils ont le master nécessaire à leur inscription : cherche-t-on à limiter les candidatures à quelques centaines de personnes ?
- En outre, certains IUFM ont déjà annoncé la reprise des cours en août
(voir http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3434)
Au-delà de la dégradation inacceptable des conditions de travail que cela représente pour les enseignants, plusieurs questions doivent être posées :
• Auront-ils des étudiants devant eux ? Ceux-ci peuvent-ils enchaîner deux sessions de concours à quelques semaines d'intervalle ? Combien peuvent se permettre de ne pas travailler de manière rémunérée l'été ? Imagine-t-on qu'ils n'aient pas déjà organisé leur activité estivale ?
• Qu'en est-il des coûts induits par l'ouverture ds bâtiments (alors que certaines universités cherchent déjà à augmenter les plages de fermeture durant l'année afin de réduire leurs dépenses) ? Imagine-t-on, pour résoudre ce problème, de nous proposer de mettre des cours en ligne en libre service, alors que la préparation des concours est le lieu de développement d'une relation scientifique et méthodologique entre enseignants et candidats ?
• Quelles seraient les répercussions de ce calendrier sur les services de l'ensemble des personnels universitaires ? Il affecterait gravement à la fois le maintien des postes dans les IUFM et celui des traitements dans les UFR.
Vue l'improvisation ministérielle, qui révèle un mépris profond de la situation des étudiants et de la conscience professionnelle des enseignants, il importe :
- de faire connaître partout les effets de cette mesure sur les services (en interne dans les UFR et les IUFM) ;
- de dénoncer l'inégalité entre les candidats et d'en avertir les étudiants ;
- de faire voter partout des motions demandant le maintien des écrits de concours au printemps 2011 (avec formation alternée des fonctionnaires-stagiaires sur décharge horaire, l'année suivant leur recrutement), à envoyer aux présidents des jurys de concours et aux deux ministères concernés ;
- de faire relayer par les instances centrales des universités que nous avons élues le refus de ce calendrier absurde (voir par exemple la motion votée par le C.A. de Grenoble III) ;
- d'alerter les responsables politiques des effets délétères d'une telle disposition.
Pas plus qu'une masterisation « rien en un », ce calendrier inapplicable ne doit pas s'appliquer !
jeudi 28 janvier 2010
Déclaration de la CNU du 25 janvier sur la situation de l’Université et de la Recherche
Nous dénonçons les effets d’annonces budgétaires et financières alors que, de 1998 à 2008 la France est passée du 3ème au 6ème rang européen pour l’intensité en Recherche et Développement, et que pour celle des crédits budgétaires publics, elle est passée de la 1ère place en 1996 à la 7ème en 2007.
Nous dénonçons la casse du statut de la fonction publique de 1946 qui se traduit par la suppression massive dans l’enseignement et la recherche des emplois de titulaires, remplacés par des emplois précaires. Si nous avons fait reculer le gouvernement pour la suppression de postes prévue en 2010, rien n’est acquis pour le futur et, de toutes façons, sans création nette d’emplois, la recherche et l’université françaises reculeront par rapport aux autres grands pays.
Nous dénonçons la Loi LRU, la présidentialisation des universités, les compétences élargies, la réforme du statut des enseignants, la mastérisation, la réforme du CNRS, les modes de fonctionnement et d’intervention de l’AERES et de l’ANR, l’évaluation permanente et la différenciation salariale. Il s’agit de réformes menées sans concertation, dans la précipitation, dont la mise en œuvre accélérée et simultanée perturbe les établissements et décourage tous les personnels.
Nous dénonçons la façon dont le gouvernement prétend œuvrer pour l’autonomie des universités alors qu’il entend en fait contrôler la mise en place des PRES, la création de campus, la réorganisation immobilière des universités parisiennes, et la carte des diplômes et de la recherche via les habilitations de diplômes et de laboratoires.
Nous dénonçons la mise en place d’un système universitaire à deux vitesses, cherchant à distinguer toujours et à tous les niveaux une excellence sur laquelle se polarisent les moyens et le reste dont la pérennité semble compromise. S’ajoutant aux réformes évoquées et à la mise en concurrence généralisée de tous les personnels et des établissements, cette stratégie signe la fin du service public et d’une certaine conception de l’aménagement du territoire.
Nous dénonçons une politique de désinformation, et plus précisément l’accent mis sur les classements défavorables à la recherche française (Shangaï), qui servent de prétextes aux réformes évoquées, et le silence sur ceux qui lui sont favorables, comme le classement de Scimago qui place le CNRS à la première place mondiale des institutions de recherche, l’INSERM 10ème, le CEA 54ème et l’université Pierre et Marie Curie 76ème devant beaucoup de grandes universités américaines.
Nous dénonçons une politique qui prétend faire payer la crise aux seuls salariés dans le secteur public comme le secteur privé, tout en exigeant des contribuables le financement budgétaire massif des banques et des grands groupes privés. Cette politique n’affichr des objectifs ambitieux que pour mieux tromper l’opinion et détourner l’attention de ses pratiques réelles.
Nous dénonçons finalement une politique dont le principal défaut est que les principes réels qui la guident et toutes ses conséquences pour l’enseignement supérieur, la recherche, l’emploi, la formation des jeunes depuis le primaire jusqu’au supérieur, l’égalité des chances et les équilibres territoriaux n’ont jamais été explicitées et réellement discutées publiquement, notamment par la représentation nationale, c’est-à-dire par le parlement.
Le Processus de Bologne lancé en 1998 au sein du Conseil de l’Europe, et la stratégie de Lisbonne adoptée en 2000 par l’Union Européenne, ont institutionnalisé la notion de « grand marché » de la connaissance, de l’éducation et de la recherche. La transformation de la connaissance en marchandise exclut les notions d’un enseignement accessible à tous et d’une recherche au service de l’intérêt général.
Vu la gravité de la situation actuelle, la Coordination Nationale des Universités considère qu’une remise en question globale de la politique des années récentes est devenue une nécessité urgente. Elle confirme sa demande d’abrogation de la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et du Pacte pour la Recherche.
La Coordination exige :
le retrait des décrets promulgués depuis le printemps 2009 concernant l’enseignement supérieur, le statut des enseignants-chercheurs et la formation des enseignants ;
l’abrogation de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique » et l’arrêt des suppressions programmées de postes de fonctionnaires ;
la fin de la précarité dans la recherche et l’éducation, avec des créations de postes de fonctionnaires liés aux besoins réels et des budgets correspondant à ces besoins, ainsi qu’une actualisation acceptable des rémunérations des agents et des bourses des étudiants ;
le retrait de l’actuel contrat d’objectifs 2009-2013 du CNRS, et le maintien du statut des unités mixtes de recherche.
une révision globale de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d’août 2001 et de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui lui a fait suite.
jeudi 21 janvier 2010
Jeudi 21 Janvier : TOUS EN GREVE dans la fonction publique
12H00 Assemblée Générale Amphi Rouge
14H30 Manifestation à Paris
Manifestation Région Parisienne : 14h30 République vers Richelieu Drouot.
Ordre du cortège: FSU(Créteil, Paris, Versailles), CGT, UNEF, intersyndicales organisations.
mardi 19 janvier 2010
L’exercice des "Libertés et responsabilités des universités" :le "Non" de combat à la mastérisation
L’an dernier, la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire a permis le report de la « mastérisation de la formation des enseignants ». Depuis, le gouvernement a distillé les mesures d’application de sa réforme, méprisé le travail et les recommandations des commissions qu’il avait lui-même créées, et continué d’ignorer les protestations argumentées de tous les acteurs concernés. À mesure que circulaires et autres arrêtés sont publiés, la réforme confirme sa dimension fondamentalement nocive. Aujourd’hui, nous sommes placés individuellement et collectivement devant nos responsabilités. Nous accusons la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, de détruire les cursus universitaires, des pans entiers de la recherche et de la formation des enseignants. Nous accusons le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, de détruire le concours de recrutement, le statut de fonctionnaire d'État et d'encourager le développement des établissements privés d'éducation.Nous accusons le Premier ministre, François Fillon, de réduire les ambitions du gouvernement pour l'Éducation Nationale à la seule réalisation de gains de productivité, au nom de la Révision Générale des Politiques Publiques. Nous accusons le président de la République, Nicolas Sarkozy, de fouler aux pieds les règles implicites du paritarisme, de mépriser les critiques argumentées de la réforme des enseignants qui émanent unanimement de toutes les organisations concernées, syndicats, associations, sociétés savantes, et de tendre ainsi à constitutionaliser la funeste formule dont il est l’auteur « J’écoute, mais je ne tiens pas compte ».
Parce que notre responsabilité est aujourd’hui décisive, il faut rester unis, pour résister.Refusons de détruire la formation des enseignants !
lundi 18 janvier 2010
2010 L'action continue dans le service public de l'éducation
* 18 janvier :Café-Snesup à partir de 12h en salle de réunion de la Maison de l'Etudiant du CMC (Créteil)Ordre du jour:
- Compte-rendu des derniers CA,CS,CEVU
- Formation des maîtres : où en sommes nous ?
- Point sur les élections Nationales (CTPU et CTP MESR) et élections Locales à P12 :
- 1 siège Enseignant rang B à pourvoir au CA
- élections des Conseils de Gestion des fac de Lettre et de Sciences
* 19 janvier: réunion pe préparation des élections au conseil de gestion de l'UFR LSH à 13h30 - salle 318
* 21 janvier avec l’ensemble des fonctionnaires grève et manifestations
AG À 12H EN AMPHI ROUGE
* 25 JANVIER DE 10H À 17H: PREMIÈRE COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS DE L'ANNÉE 2010 à Paris.
* 30 janvier manifestation nationale pour l’Education.
http://www.fsu.fr/spip.php?article2001
dimanche 27 décembre 2009
Lettre ouverte à Madame Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris 12
Nous vous adressons cette lettre ouverte suite à la réunion du CA de Paris 12 qui s’est tenu hier, vendredi 18 décembre 2009. Vous n’avez pas été en mesure de faire voter votre budget par défection d’élus de votre majorité et de personnalités extérieures nommées par vous. C’est donc un événement majeur auquel nous avons assisté.
Hier matin, étant en grande difficulté, vous avez eu recours à des pressions et à des tentatives de culpabilisation indignes de votre fonction, pressions très directes à notre encontre et vis-à-vis des élus de notre liste, et pis encore, sur des personnels administratifs dont l’indépendance est plus fragile. Nous avons été très choqués d’être interpellés par vous sur le thème de la responsabilité. Cela nous a offensés et poussés à vous écrire le présent courrier.
Vous connaissez nos analyses. Faut-il vous rappeler que nous pensons, pour bien en avoir mesuré les conséquences, que la loi LRU, comme le « Pacte pour la Recherche », sont préoccupants pour l’avenir du service public, contraire à l’intérêt de l’Université et des étudiants ? C’est sur cette base que nous nous sommes engagés contre ce que nous considérons comme étant une politique mauvaise, cynique et irresponsable, fondée sur la recherche d’éclat de la communication gouvernementale et sur une idéologie de la concurrence généralisée qui a démontré depuis longtemps son caractère destructeur. Cette loi s’inscrit dans une logique gestionnaire de « rentabilité » et de marchandisation des connaissances. Ainsi, avec le "grand emprunt", il s'agira désormais de gérer des fonds à faire fructifier et non plus d'étudiants à former le mieux possible. Cette loi s'inscrit aussi dans la perspective de suppression des divers services publics dont les mérites sont pourtant éclatants, ainsi que le démontre la résistance de notre pays à la crise. Alors que nos prédécesseurs ont mis un siècle et plusieurs conflits mondiaux et régionaux à les construire, il est apparemment facile de les détruire très rapidement.
Votre gestion actuelle vous conduit - en contradiction avec ce qui est connu de vos positions affichées antérieurement - à être l’un des supporters de Madame Pécresse, de sa politique destructrice adossée à un discours systématiquement mensonger (sur les moyens financiers, sur les personnels, sur les conditions de la recherche publique, etc...).
Spécialiste de la communication politique, vous connaissez le poids des mots. Par exemple, qu’y a-t-il de moins social qu’un « plan social » ? Or, la notion d’autonomie des universités est du même ordre. Quel enseignant-chercheur peut croire qu’être « autonome » vis-à-vis des pouvoirs publics, et par conséquent exposé aux groupes de pression (financiers, industriels, politiques), aille dans le sens d’une autonomie du savoir, de la pensée ou simplement des projets universitaires ? Cette autonomie de façade relève en réalité de logiques d’asservissement de la pensée à l’utilitarisme de court terme, entraînant une stérilisation de la connaissance. Toute l’histoire des sciences en atteste et vous ne pouvez l’ignorer.
C’est donc sur cette analyse que nous nous sommes engagés et que nous avons été élus au CA de l'université Paris12. Comment pouvez-vous imaginer que des pressions pourraient nous conduire à agir dans un sens contraire à nos engagements publics et à notre mandat? L’incident de ce matin-là est significatif du renversement du sens et du retournement des valeurs qui conduisent notre société au chaos: faire porter la responsabilité de ses échecs à ceux qui justement tentent de les faire éviter. Il nous est impossible de ne pas refuser et dénoncer ce brouillage incessant des positions.
Ensuite, ce qui est stupéfiant, c’est que votre propre majorité vous abandonne, et que vous en arriviez à tenter d'intimider votre opposition pour la pousser à siéger. D’ailleurs, il aurait été pour le moins paradoxal que ce soit notre présence qui vous permette de faire passer votre politique ! Mais c’est aussi l’occasion de rappeler la composition du CA de Paris 12. Le scrutin des personnels de février 2008 a élu 7 enseignants ou enseignants-chercheurs sur nos listes (FSU-SLR) et 7 sur les vôtres, 1 représentant BIATOSS sur les nôtres, 1 sur les vôtres, et 1 UNSA. Ce qui, vous en conviendrez, témoignait d’un réel équilibre entre nos deux courants. Malgré tout, vous avez décidé de nommer seule les membres extérieurs, et de vous faire élire dans la foulée par ce nouveau CA dont vous aviez modifié l’équilibre, soutenue en cela par les élus étudiants de toutes tendances.
Si vous ne pouvez compter sur votre majorité, ne nous faites pas l’injure de croire que nous pourrions trahir nos mandants sous la pression d’un soi disant intérêt général, lequel est bafoué quotidiennement par la LRU et par ceux qui nous gouvernent. Cela, vous le savez pertinemment car, contrairement à Madame Pécresse, vous pouvez en mesurer les conséquences quotidiennement.
Par contre et comme vous avez pu le constater, chaque fois qu’il s’est agi de construire, de défendre l’intérêt de l’université, de la recherche et celui des étudiants, vous nous avez trouvés à vos côtés tout à fait loyalement. En revanche, dès lors que votre position vous rend complice de l’entreprise de destruction en cours, vous nous rencontrez en tant qu'opposants déterminés, avec d’autres élus parfaitement responsables et capables de penser par eux-mêmes. Et cela n’a pas de raison de changer.
Veuillez croire, madame la présidente à l'expression de nos sentiments respectueux.
Vérène Chevalier, Angélica Keller, Sylvie Pugnaud, Gérard Tollet* Membres élus du Conseil d'Administration de l'université Paris 12.
* arrivé en retard au CA pour cause de difficultés de transport, mais ayant tout autant refusé de siéger après avoir pris connaissance de la situation particulière.
vendredi 18 décembre 2009
COUP DE TONNERRE DANS LE FLEUVE TRANQUILLE DES REFORMES A PARIS 12
L’impossibilité de voter le budget était dû à l’absence de nombreux représentants de la liste pro-présidence, et au refus de siéger d’élus FSU-SLR. Une telle défection de membres de la liste de la présidente ainsi que des membres extérieurs dénote un malaise certain. En revanche, notre refus de siéger s’inscrit dans un souci de défense du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
> Ce budget, soumis au vote du CA, était le premier à s’inscrire dans le cadre du passage anticipé aux « fameuses » RCE en date du 1er Janvier 2010, voulu par la Présidence. Nous tenons à rappeler que ces RCE auront des conséquences gravissimes pour l’Université, la Recherche et les personnels (précarisation accrue de l’emploi, défonctionarisation, privatisation…). Ce premier point du CA, qui ne nécessitait pas le quorum physique, a été adopté par les présents en une minute et sans discussion.
L’idéologie de la concurrence généralisée, qui sous-tend toutes les réformes gouvernementales en cours, entraîne une casse systématique de tout le service public. Un exemple frappant est celui de la formation des enseignants qui suscite l’opposition de tous les concernés. C’est pourquoi, en conformité avec le mandat confié par nos électeurs contre les dérives d’autonomie et de mise en concurrence des universités, des équipes de recherche, et des personnels entre eux - nous demeurons résolument opposés au passage aux RCE.
A l’université Paris 12, le passage aux RCE début janvier se fera donc sans budget !!!
Communiqué FSU-SLR de l’ université Paris 12, le 18 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
Communiqué de la FSU Paris 12: Non au passage aux RCE.
pour l’avenir de notre université a eu lieu portant sur le passage aux Responsabilités et
Compétences Elargies (RCE).
Passage aux Responsabilités et Compétences Elargies (RCE)
Le passage aux RCE prévu par la LRU, au plus tard en 2012, transforme les universités en
entreprises. De façon précipitée, l’exécutif de notre université a choisi d’anticiper ce passage
au 1er janvier 2010. Les avantages présentés pour la soi-disant gestion simplifiée sont
véritablement des leurres. Les élus de la FSU au CTP ont d’emblée posé la question de fond:
« qu’est-ce qui empêchait le ministère de simplifier les procédures et d’assurer une forme de
continuité de masse salariale d’un emploi sans les RCE ? ».
Les vraies intentions du ministère sont à chercher ailleurs comme le montre :
- la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP): elle constitue un
désengagement de l’état et par là même détruit le statut de la fonction publique au profit d’un
recrutement croissant de contractuels ;
- la généralisation de primes au détriment de l’augmentation des salaires, créant de plus la
concurrence entre les personnels et engendrant la destruction des collectifs de travail ;
- les déclarations du Président de la République qui avait évoqué le « statut dépassé » des
chercheurs et recommandé le recrutement de contractuels dans le secteur public ;
- le rapport Attali, commandé et validé par N. Sarkozy, qui préconise que pour devenir
enseignant-chercheur il faut préalablement effectuer 3 CDD de 4 ans ;
- le pilotage autoritaire du ministère obligeant notre université à accroître son autofinancement ;
Avec le passage au RCE, on imagine les choix qui seront effectués : non plus ceux d’un
service public mais d'une politique de « rentabilité » et de « performance » immédiate.
Les prochaines étapes sont le désengagement financier de l’État sur le fonctionnement, la
remise en cause du statut de fonctionnaire d’état et une gestion de l’université sur le mode du
privé.
Les élus FSU et le représentant de la CGT ont été les seuls à s’opposer à cette logique qui
aura des conséquences néfastes pour notre université.
Résultats du vote pour ou contre le passage aux RCE au 1er janvier 2010
Pour : 14 (administration, Sgen-Cfdt, Unsa)
Contre : 6 (5 FSU,1 CGT)
Le CA du 18 décembre 2009 devra également se prononcer sur le passage aux RCE.
mercredi 16 décembre 2009
Miroir aux alouettes, les primes sont une politique de régression salariale
Dans une période de stagnation salariale où la fonction publique paie au prix fort les frais de la crise, la promesse de primes à venir paraît séduisante. Ne nous y trompons pas. La réalité a toujours été différente : les primes sont une manière de limiter la progression des salaires, de peser sur les futures retraites, de diviser à terme les personnels, de créer des frustrations et des jalousies, de s'opposer à une gestion collégiale des responsabilités et des tâches au profit de l'arbitraire et de l'inégalité. Elles annoncent à terme le l'alourdissement des tâches et des horaires, le développement du stress au travail, et affaiblissent le statut de la fonction publique.
mardi 15 décembre 2009
MOBILISATION ET MANIF POUR DEFENDRE LA FORMATION DES ENSEIGNATS
Les collègues invitent ceux des UFR à les y rejoindre.
Créteil , à l'Université Paris 12, CMC, 61 av du Général de Gaullede 12h à 14h
Assemblée Générale en Amphi VERT
Pensez à apporter de quoi décorer les sapins de Noël avec vos tracts et images préférées.
Rassemblement étudiants et IUFM place Saint-Michel à 15h00
17H: TOUS A JUSSIEU à l'appel de l'intersyndicale
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Motion votée au CEVU du 14/12/2009
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne constate que les graves inquiétudes sur l'avenir de la formation des enseignants qui ont motivé l'an dernier le refus de transmettre des maquettes-enseignement n'ont toujours pas été entendues par les ministères concernés. Il juge irrecevables les propositions faites aux syndicats et aux organisations étudiantes les 13 et 16 novembre derniers: ces propositions ne tiennent compte ni des conclusions du groupe "inter-conférence universitaire", ni des différents groupes de travail, ni de l'avis de la CPU, ni de celui de la CDIUFM.
Par ses contradictions, le dispositif actuellement prévu est inapplicable: en l'état, il serait préjudiciable à tous les étudiants, qu'ils se destinent à l'enseignement ou à la recherche. Le calendrier prévu pour l'année de M2 ne leur permettrait ni d'approfondir les disciplines fondamentales, ni de s'initier à la recherche, ni d'aborder de façon satisfaisante la dimension didactique et pédagogique du métier d'enseignant. C'est l'ensemble des enseignements au-delà de la Licence que cette réforme met en danger.
Le CEVU de l'Université Paris 12 Val-de-Marne demande donc la suspension de la réforme de la formation des enseignants, le retrait des décrets et des textes d’application déjà publiés, et l’ouverture d’une véritable concertation.
mardi 1 décembre 2009
Quand l'UMP dévoile les objectifs de la mastérisations
Le rapport du député UMP Dominique Le Mèner, présenté à l'Assemblée nationale en octobre. Rassurons tout de suite l'électorat UMP, Jean-François Copé (le patron des députés UMP) et Nicolas Sarkozy, Dominique Le Mèner est... pour cette réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il est donc d'autant plus intéressant de le citer.
Voici ce qu'il écrit à la page 7 de son rapport :
«D¹autre part, le schéma d¹emplois du projet de budget est directement issu de cette réforme (Note de SH la mastérisation), dont l¹un des effets est d¹affecter, à compter du 1er septembre 2010, dans les écoles et les établissements scolaires, les enseignants nouvellement recrutés. En conséquence, en venant s¹ajouter à la suppression de 600 emplois administratifs, cette mesure entraînera la suppression, à compter de cette date, de :
9 182 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 3 061 équivalents temps plein travaillé ou ETPT) dans le 1er degré ;
6 733 emplois d¹enseignants stagiaires (soit 2 244 ETPT) et 411 emplois de conseillers principaux d¹éducation stagiaires (soit 137 ETPT) dans le 2nd degré ;
1 876 emplois de stagiaires dans l¹enseignement privé (soit 625 ETPT).»
La vérité sort donc parfois du puits... ou de l'Assemblée Nationale. Une vérité niée par les ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse l'an dernier, tout au long du conflit qui les a opposé aux universitaires sur ce point. Sur lequel Valérie Pécresse et Luc Chatel viennent de prendre des décisions qui ont soulevé une large protestation Tout dernièrement, des Conseil d'Administration d'université ont voté des motions refusant >
cette réforme (Bordeaux-4, Strasbour Nice.
Revalorisation salariale: mon oeil !)
Le député Dominique Le Mèner fait aussi litière d'une rengaine présidentielle et ministérielle : la mastérisation c'est pour permettre une revalorisation salariale conséquente du corps enseignant dont le statut social est mis à mal par des revenus qui n'ont pas suivi l'évolution sociale et leurs niveau de formation. Citons Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2007 : « Je souhaite faire de la revalorisation du métier d¹enseignant l¹une des priorités de mon quinquennat parce qu¹elle est le corollaire de la rénovation de l¹école et de la refondation de notre éducation ». Il faut ajouter que notre Président a parfois des accès de franchise, car il ajoutait : «J¹ai bien conscience que votre statut social, votre pouvoir d¹achat se sont dégradés au fur et à mesure que votre tâche devient plus lourde, vos conditions de travail plus éprouvantes. La Nation vous doit une reconnaissance plus grande, de meilleures perspectives de carrière, un meilleur niveau de vie, de meilleures conditions de travail.»
Mardi 1 Décembre 2009
Sylvestre Huet - Blog Sciences de Libération
dimanche 29 novembre 2009
Mobilisation des responsables des IUT contre la LRU
Sources : listes de diffusion & site Fabula
Lundi 30 novembre 2009 :
* Paris : Ronde des Obstinés tous les lundis de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville.
* Paris : Colloque Définir et mesurer le développement académique en Sorbonne (Paris Sorbonne, Amphi Louis Liard) http://www.oepu.paris-sorbonne.fr/spip/
* Paris : Le comité de mobilisation de la Sorbonne appelle les étudiants et lycéens à une réunion interfacs-lycées sur les suites du mouvement, 18h, Paris 3, Censier.
Mardi 1e décembre 2009 :
* Bobigny : Réunion du collectif 93 "De la maternelle à l'université", à Bobigny, bourse du travail, 18h30.
Mercredi 2 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Troisième séance : "Savants autonomes, sciences utiles ?"
(Recherche et société / 1). 17 à 19 heures, amphithéâtre, 105 boulevard Raspail, Paris 6e. Intervenants : Hélène Conjeaud (CNRS, Physique du vivant, SLU) « Les ‘savants' des sciences utiles sont-ils encore autonomes ? Exemples tirés de la recherche en biologie cellulaire et en immunologie », Dominique Pestre (EHESS) « "Autonomie des sciences -– vis-à-vis de qui ? Utilité des savants – dans quel but ? Du côté des sciences ‘dures' », Francis Chateauraynaud (EHESS) ; "La recherche sous l'emprise du management des connaissances. Le cas des STS, entre sciences sociales et gestion de projet". Comptes rendus des séances précédente : http://pds.hypotheses.org/
* Paris : Manifestation à pour défendre la place des SES dans le nouveau lycée. Lieu de départ : Palais Royal à 14h. Trajet :
Palais-Royal - Opéra - Bourse. Meeting à la Bourse du travail vers 18h.
http://www.apses.org/initiatives-actions/actions-de-l-annee-2009-2010/article/manifestation-des-professeurs-
Jeudi 3 décembre 2009:
* Journée de mobilisation, à l'appel du Front de Lutte pour
l'éducation http://www.frontdeluttepourleducation.fr/
o Paris : rassemblement à 11h métro Sèvres-Babylone.
o Bourges : 10h30 devant la maison de la culture
o Nantes : 15h, place Bretagne
* Paris, Sorbonne : Assemblée générale.
http://sorbonneengreve.revolublog.com/compte-rendu-de-l-ag-par-le-comite-de-mobilisation-a824275
* Paris : Assemblée générale intersyndicale : Quel avenir pour la Recherche en Sciences de la Vie ? 12H30-14H30. Amphi Luton, Institut Cochin, 24, rue du Fg St Jacques. A l'appel de plusieurs syndicats, de SLR et de SLU : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2947
Samedi 5 décembre 2009 :
* Call for International Day of Action. Appel pour une journée internationale d'action. http://www.fabula.org/actualites/article34500.php
Lundi 7 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Vendredi 11 décembre 2009
* Nanterre : Le réseau FOREDUC tiendra dans la salle des Conseils de l'Université de Paris-Ouest-Nanterre, un atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Samedi 12 décembre 2009
* Nanterre : Deuxième journée de l'atelier international sur L'enseignement supérieur entre nouvelle gestion publique et dépression économique, réseau FOREDUC, salle des Conseils, Université de Paris-Ouest-Nanterre. http://netx.u-paris10.fr/foreduc/
Lundi 14 décembre 2009:
* Paris : Ronde des Obstinés de 18h à 20h sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris.
Mercredi 16 décembre 2009:
* Paris : Les Politiques des sciences. Séminaire alternatif de l'EHESS. Quatrième séance : "Enquête sur les pratiques de l'évaluation collégiale : le CNU" — (Régimes d'évaluation / 2). Interventions de Philippe Boutry (EHESS et Paris 1) sur la section 22 (histoire moderne et contemporaine), Stéphane Beaud (ENS) sur la section 19 (sociologie, démographie), Barbara Glowczewski (CNRS)sur la section 20 (ethnologie, préhistoire et anthropologie biologique). http://pds.hypotheses.org/
mardi 24 novembre 2009
Mobilisation de l'IUFM contre les décrets de formation et de recrutement des enseignants
M. le MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE et à
Mme la MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
Avec copie à M. le Recteur de l’Académie de Créteil, M. l’Inspecteur
d’Académie de Seine-Saint-Denis, Mme la Présidente de l’Université
Paris XII et M. le Directeur de l’I.U.F.M. de Créteil
L’Assemblée Générale des PE1, PE2, PIUFM et ATOSS du site IUFM de
Livry-Gargan (93), réunie le 12 novembre 2009, affirme son opposition
à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants et
exige l’abrogation des décrets et circulaires qui la mettent en place.
Cette réforme remet gravement en cause la qualité et les missions de
l’Ecole républicaine :
- l’obtention d’un master, quel qu’il soit, se substitue à la formation
professionnelle d’une année rémunérée dont les enseignants venant de
réussir le concours bénéficiaient jusqu’à aujourd’hui.
- des étudiants sont placés en responsabilité devant élèves, sans la
moindre formation professionnelle, sans le moindre suivi.
- la formation continue sur le temps de travail est en voie de
disparition.
- l’appartenance des futurs enseignants à la fonction publique d’Etat
est menacée par le recrutement d’enseignants vacataires ou
contractuels, recrutement qui crée les conditions de la suppression des
concours.
- la mission de l’Ecole républicaine de former des citoyens aptes à
exercer leur esprit critique sera remise en cause quand les enseignants
auront perdu la sécurité de l’emploi et seront sous la coupe d’un chef
d’établissement dont leur poste dépendra.
dimanche 22 novembre 2009
ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE, 24 novembre à 12h en AMPHI ROUGE
Mais aussi dans toute l'Europe (Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Angleterre, Hongrie...)
Le monde de l'enseignement se mobilise contre la casse du service public d'éducation
Combattre le plan licence pour retrouver des L1 vraiment disciplinaires !
Depuis la rentrée 2009 à Paris 12, de nouveaux programmes sont établis pour les L1 de l'UFR LLSH qui n'ont plus, en général, que 6h30 de cours hebdomadaire dans leur discipline. Il y a un appauvrissement de la formation dans chaque domaine et cette situation risque de se généraliser aux autres années de la licence. À Paris 12, c'est le conseil de gestion de l'UFR qui a choisi la mise en place de ces programmes. Mais c'est avant tout la conséquence d'une réforme nationale : le Plan Licence. Pour retrouver des L1 avec une prédominance des disciplines choisies, combattons le plan licence !
Faire reculer la masterisation !
La masterisation désigne la nouvelle formation des futurs enseignants. Elle pose un nombre de problèmes conséquents : une masse de travail supplémentaire pour les étudiants souhaitant devenir enseignants, qui accumulent partiels, mémoire de recherche et concours ; des stages en responsabilité, jusque alors plutôt bien rémunérés et utiles pour l’apprentissage de la pédagogie, qui se retrouvent fortement diminués, mais aussi sous-payés ; le contenu du master pose aussi problème (place de la pédagogie ? lien entre le mémoire de recherche et le métier visé ?). Il faut aussi savoir qu'il existera une sélection en cours de seconde année de master.
Par ailleurs, la masterisation permet à l'Etat d'embaucher les étudiants, ayant réussi leur Master 2 mais n'ayant pas eu le concours, en tant que vacataires. A terme c'est le concours et le statut de la fonction d'enseignant qui sont menacés : ces enseignants sous contrat à durée déterminée se retrouveront dans une situation précaire, sous-payés, pieds et poings liés, à la merci des potentats locaux sans la garantie d'un concours national.
Pour le respect des droits des travailleurs de l'université (biatoss, enseignants-chercheurs) et du monde de l'éducation
16 000 suppressions de postes prévues dans l'éducation en 2010 ! 50 000 suppressions en 5 ans ! Les effets cumulés des suppressions de postes dans toutes les catégories de personnels et de l'insuffisance des recrutements entraînent la dégradation des conditions de travail des personnels et d'études des élèves ainsi que des étudiants, l'augmentation de la précarité. Cela prive de nombreux jeunes de l'accès aux métiers de la fonction publique.
De l'école maternelle à l'université en passant par le lycée, la voie professionnelle ou la formation des maîtres, les réformes mises en oeuvre ou projetées, pilotées par la volonté de réduction des moyens et de transformation « libérale » du système éducatif, se traduisent par la mise en concurrence, la diminution de l'offre de formation, la caporalisation et des pressions accrues sur les personnels et le dévoiement de leurs missions. Elles aggravent la situation et sont contraires aux objectifs de démocratisation affichés.
Du processus de Bologne à la LRU.
Toutes ces réformes ont une seule et même origine: la LRU (votée, rappelons le, dans le dos des étudiants à l'été 2007). Celle ci met en place l'autonomie financière de l'université qui doit alors faire appel aux capitaux privés (entreprises) leur offrant par la même occasion un droit de décision sur la vie universitaire. Par ailleurs, il y a la création d’un système d' « emprunt étudiant », qui risque de conduire à un endettement des étudiants, alors qu’il faudrait au contraire augmenter le nombre des bourses et leur valeur. De plus, en cas de financement insuffisant par les entreprises, les universités seront amenées à augmenter fortement les frais d’inscription (comme c’est déjà le cas ailleurs en Europe) pour pouvoir boucler leur budget. La LRU elle même a une origine : le processus de Bologne mis en place au niveau européen pour prétenduement concurrencer les universités américaines.
ASSEMBLEE GENERALE UNITAIRE
le 24 /11 à 12h en AMPHI ROUGE
MANIFESTATION de Port-Royal à St François Xavier : 14h30
DEPART de la dalle du CMC à 13h30